Guerre en Ukraine : 2.500 Ukrainiens réfugiés en Moldavie seront accueillis en France, annonce Darmanin...

CONFLIT Retrouvez les dernières informations sur la guerre menée par la Russie en Ukraine, au 16e jour de l'invasion

P.B.
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Gérald Darmanin a annoncé vendredi le transfert en France de 2.500 Ukrainiens réfugiés en Moldavie, dans le cadre d'une opération que la Commission européenne coordonne "vers les pays volontaires".
Gérald Darmanin a annoncé vendredi le transfert en France de 2.500 Ukrainiens réfugiés en Moldavie, dans le cadre d'une opération que la Commission européenne coordonne "vers les pays volontaires". — Alfonso Jimenez/Shutterstock/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Moscou accuse Kiev de fabriquer des armes chimiques, et le conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir ce vendredi à la demande de la Russie.
  • Volodymyr Zelensky a démenti et accusé la Russie de préparer le terrain à « dé-chimisation » de l’Ukraine.
  • Après l’échec des pourparlers pour négocier un cessez-le-feu, des chars russes sont arrivés jeudi à la lisière nord-est de Kiev.

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A LIRE AUSSI

Le Live de vendredi est désormais terminé. Merci d’avoir suivi avec nous l’évolution du conflit. La rédaction de « 20 Minutes » reste cependant mobilisée en ce samedi avec .

 

22h04 : Pas de présence visible de soldats bélarusses en Ukraine, selon Washington

Les Etats-Unis n’ont constaté aucun signe qui montrerait la présence de militaires bélarusses en Ukraine, malgré le soutien que Minsk apporte à Moscou, a assuré vendredi le Pentagone.

« Nous n’avons vu aucun élément qui montrerait que des militaires ou des forces bélarusses sont entrés en Ukraine », a déclaré le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby. « Cela ne signifie pas que cela ne pourrait pas arriver », a-t-il tempéré, en précisant avoir noté des déclarations récentes du président bélarusse Alexandre Loukachenko, proche allié de Vladimir Poutine, qui a évoqué la possibilité que son armée vole si besoin au secours des forces russes.

21h10 : Marine Le Pen exhorte ses électeurs à ne pas s’abstenir malgré la guerre en Ukraine

Marine Le Pen a exhorté vendredi dans le Nord ses électeurs à ne pas s’abstenir et à se « lever » malgré la guerre en Ukraine et la « petite musique » d’une réélection du président candidat Emmanuel Macron.

« Ne pas croire, s’il vous plaît, jamais, ceux qui vous serinent (par) cette petite musique (…) que ce serait perdu, qu’Emmanuel Macron va être réélu », a imploré la candidate du Rassemblement national à 900 militants, réunis dans un gymnase de Bouchain (Nord), qui scandaient « Marine présidente ».

20h31 : En Ukraine, le « numéro d’équilibriste » pour évacuer les réfugiés, rapporte le patron des chemins de fer du pays

Les chemins de fer ukrainiens se livrent à « un véritable numéro d’équilibriste » pour transporter des réfugiés dans le pays attaqué par la Russie, a indiqué Oleksandr Pertsovskyi, PDG de la société publique UZ, dans une interview au magazine français spécialisé La Vie du Rail.

« Au 11 mars (vendredi), nous aurons transporté 2 millions de personnes », explique Oleksandr Pertsovskyi dans cet entretien réalisé par Skype dans la nuit de jeudi à vendredi. « Ce chiffre reste approximatif car en ce moment nos trains transportent 4 à 5 fois plus que leur capacité. Comme nous avons arrêté notre système de billetterie, nous embarquons autant de personnes que possible sur les trains », ajoute-t-il.

« Les trains sont pleins dans un sens. Dans l’autre sens, ils sont remplis de vivres et de matériels », souligne-t-il, notant que la baisse du trafic fret a permis de récupérer des locomotives plus puissantes. La vitesse des trains a été abaissée « pour assurer la sécurité de l’infrastructure ».

« Chaque jour, nous nous livrons à un véritable numéro d’équilibriste. Nous espérons pouvoir évacuer les réfugiés jusqu’au dernier moment. »

Le patron des chemins de fer ukrainiens estime que « 90 % du réseau ferré est intact malgré quelques ponts détruits ». « Cinq ou six grandes gares ne sont plus accessibles, comme celle de Marioupol ou de Mykolaïv », ajoute-t-il. « Mais nous pouvons contourner les voies et équipements endommagés grâce à des itinéraires alternatifs. Dans ce cas, les réfugiés montent dans des bus qui les conduisent dans des gares accessibles. »

De 70 à 80 % des 230.000 cheminots ukrainiens sont mobilisés sur le terrain, indique leur patron, qui déplorait jeudi soir 26 morts.

20h16 : 2.500 Ukrainiens réfugiés en Moldavie seront accueillis en France, annonce Darmanin
20h07 : Réunion des ministres européens de la Santé mardi sur l'accueil des malades et blessés

Les 27 ministres de la Santé de l'Union européenne se réuniront mardi en visioconférence pour coordonner l'accueil des blessés de guerre et des malades chroniques réfugiés d'Ukraine, dont le nombre pourrait vite dépasser les capacités de soins des pays frontaliers.

Cette «réunion extraordinaire du Conseil des ministres européens en charge de la santé» aura pour but d'«apporter une réponse coordonnée et solidaire de l'Union européenne aux conséquences sanitaires de l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine», a indiqué le ministre français Olivier Véran sur Twitter.

Sans aller jusqu'à une répartition par quotas, l'idée est d'identifier dans chaque pays les disponibilités pour des patients atteints de cancer ou de maladies rares, par exemple, mais aussi pour des blessés de guerre.

19h54 : YouTube étend au monde entier son blocage des médias proches du pouvoir russe

YouTube a annoncé vendredi que le blocage des médias financés par la Russie allait désormais s’appliquer dans le monde entier, et non plus seulement en Europe, une mesure supplémentaire visant à couper les ponts avec Moscou.

« Nos lignes directrices interdisent les contenus qui nient, minimisent ou banalisent des événements violents bien documentés et nous retirons les contenus sur l’invasion russe de l’Ukraine qui enfreignent ce règlement », a indiqué un porte-parole du site de partage de vidéos détenu par Google. « Conformément à ces règles, nous bloquons également, avec effet immédiat, les chaînes YouTube associées à des médias financés par l’Etat russe dans le monde », a-t-il ajouté.

YouTube précise que les contenus concernés peuvent aller d’allégations faisant passer les victimes pour de fausses victimes jouées par des acteurs à des vidéos présentant l’invasion russe comme une opération de maintien de la paix ou de libération.

En revanche, certaines publications contenant des incitations à la haine pourront être tolérées à condition qu’elles aient une vocation « pédagogique, documentaire, scientifique ou artistique », souligne la plateforme. Le site ajoute qu’il va falloir du temps avant que le blocage mondial soit pleinement effectif.

Tout comme Facebook et Twitter, YouTube avait déjà bloqué les publications de médias comme Sputnik et RT en Europe, accusés de désinformation sur la guerre en Ukraine.

19h34 : Marioupol risque « une tragédie inimaginable », selon MSF

Marioupol, un port stratégique du sud de l’Ukraine, encerclé et constamment bombardé par les Russes, est dans une situation « désespérée », selon un haut responsable de MSF, qui appelle à agir pour éviter « une tragédie inimaginable ».

« C’est vraiment quasi désespéré », a admis Stephen Cornish, le patron de MSF Suisse et l’un des coordinateurs de l’action de l’ONG en Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février. « Des centaines de milliers de personnes (…) sont littéralement assiégées », dit-il.

« Les sièges sont une pratique médiévale qui a été interdite par les lois modernes de la guerre et ce pour une bonne raison », estime-t-il, en raison des souffrances infligées aux populations civiles, qui ne peuvent se mettre en sécurité.

A Marioupol, il n’y a pas de chauffage, pas d’eau et la nourriture commence aussi à manquer. Les bombardements sont incessants. Les autorités militaires locales estiment que 1.207 personnes sont mortes dans la ville, mais comme pour la plupart des bilans, il n’est que partiel, beaucoup de corps se trouvant sans doute sous les décombres.

Stephen Cornish rappelle que le droit international « exige de protéger les civils, ils doivent voir leurs besoins de base assurés : nourriture, eau, médicaments et très certainement pouvoir rester en dehors du conflit ».

« Comme on peut le voir, et pas seulement à Marioupol, mais aussi selon des informations crédibles qui parviennent de Kharkiv et Dnipro et d’autres endroits, tous les efforts nécessaires ne sont pas faits pour épargner les civils », dit le responsable humanitaire, maniant la litote.

« Nous nous acheminons réellement vers une tragédie inimaginable », met-il en garde avant d’ajouter : « Il est encore possible de l’éviter et il nous faut l’éviter ».

19h23 : La Russie restreint l'accès à Instagram pour des «appels au meurtre» de Russes

La Russie a annoncé vendredi avoir restreint l'accès au réseau social Instagram, qu'elle accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine.

Le puissant comité d'enquête de Russie a auparavant annoncé engager des poursuites contre Meta pour «appel au meurtre» de Russes, la maison mère d'Instagram et de Facebook ayant assoupli son règlement sur les messages violents destinés à l'armée et aux dirigeants russes.

Le géant des réseaux sociaux a indiqué jeudi qu'il faisait des exceptions à son règlement sur l'incitation à la violence et à la haine, en ne supprimant pas des messages hostiles à l'armée et aux dirigeants russes. «En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, nous faisons preuve d'indulgence pour des formes d'expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que "mort aux envahisseurs russes"», a confirmé Andy Stone, responsable de la communication de Meta. 

La Russie avait déjà bloqué Facebook sur son territoire la semaine dernière en représailles à la décision du groupe californien d'interdire des médias proches du pouvoir (dont la chaîne RT et le site Sputnik) en Europe.

L'application Instagram est extrêmement populaire auprès de la jeunesse russe. Surtout, elle est aussi devenue un outil de vente en ligne crucial pour de nombreuses petites et moyennes entreprises russes, ainsi que des artistes et artisans, qui dépendent de leur visibilité sur cette plateforme pour vivre.

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU s'est de son côté inquiété vendredi de cette décision de l'entreprise américaine.

 

19h16 : Joe Biden veut mettre la Russie au ban du commerce international

Le président américain a annoncé ce vendredi l’interdiction d’importations de « secteurs phares de l’économie russe, notamment les produits de la mer, la vodka et les diamants ». Un article à lire par ici.



 

19h05 : Le maire d’une ville du sud enlevé par des soldats russes, selon des responsables ukrainiens

Le maire de Melitopol a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent cette ville du sud de l’Ukraine, ont affirmé plusieurs responsables ukrainiens.

« Un groupe de dix occupants a enlevé le maire de Melitopol Ivan Fedorov », a indiqué sur son compte Twitter la Rada, le Parlement ukrainien. « Il refusait de coopérer avec l’ennemi », a-t-elle ajouté.

Selon cette source, il a été arrêté alors qu’il se trouvait au centre de crise de la ville, située à environ 120 km au sud de Zaporojie, pour s’occuper de questions d’approvisionnement.

Le chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne, Kirillo Timochenko, a publié sur Telegram une vidéo montrant de loin des soldats sortant d’un bâtiment en tenant un homme vêtu de noir, la tête apparemment recouverte d’un sac noir.

Selon la Rada, une autre responsable de la région, la cheffe adjointe du conseil régional de Zaporojie Leyla Ibragimova, avait déjà été enlevée puis relâchée il y a quelques jours.

Avant l’invasion russe débutée le 24 février, Melitopol comptait un peu plus de 150.000 habitants.

18h54 : 8 à 13 millions de personnes supplémentaires potentiellement menacées de sous-nutrition dans le monde, estime la FAO

8 à 13 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de sous-nutrition dans le monde en 2022/2023 si les exportations alimentaires de l’Ukraine et de la Russie étaient durablement empêchées du fait de la guerre, s’alarme vendredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Alors que le président français Emmanuel Macron a averti vendredi que l’Europe et l’Afrique seraient « très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire » dans les 12 à 18 mois à venir en raison de la guerre, le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a livré de façon détaillée quels pays seraient affectés et dans quelle mesure.

Il estime, dans un communiqué, que « les perturbations subies par la production et les filières d’approvisionnement et d’acheminement des céréales et des graines oléagineuses, et les restrictions imposées aux exportations de la Russie, auront des répercussions sensibles sur la sécurité alimentaire ». « Cela est particulièrement le cas de la cinquantaine de pays qui dépendent des importations de blé et se procurent 30 %, voire plus, de leur blé auprès de la Russie et de l’Ukraine », ajoute-t-il.

Il rappelle que « l’Égypte, la Turquie, le Bangladesh et l’Iran, qui sont les plus grands importateurs de blé, achètent plus de 60 % de leur blé à l’Ukraine et la Russie (…). Le Liban, la Tunisie, le Yémen, la Libye et le Pakistan sont eux aussi fortement dépendants de ces deux pays pour leur approvisionnement en blé ».

Les régions les plus touchées seraient l’Asie-Pacifique, l’Afrique subsaharienne, le Proche-Orient et l’Afrique du Nord.

18h42 : L'UE va bannir les exportations de produits de luxe vers la Russie
18h20 : Un « concert pour la paix » au Palais Garnier

Une soirée de chant et de danse sera organisée par l'Opéra de Paris au Palais Garnier le 27 mars en soutien aux victimes du conflit en Ukraine, a annoncé vendredi l'institution. Les artistes participeront bénévolement à cet événement baptisé « Concert pour la paix » et les recettes seront reversées au collectif « Alliance Urgences en Ukraine », qui réunit Action Contre la Faim, CARE, Handicap International, Médecins du Monde, Plan International et Solidarités International.

17h53 : L'Occident inquiet du spectre de l'arme chimique en Ukraine

Les Occidentaux s'inquiètent ouvertement d'une possible utilisation d'armes chimiques en Ukraine par Moscou, que les ratés de son offensive militaire rendent encore plus imprévisible, faisant ressurgir le spectre des atrocités commises par le régime de Damas en Syrie. La Russie « paiera le prix fort si elle utilise des armes chimiques » dans sa guerre contre l'Ukraine, a prévenu ce vendredi le président des Etats-Unis Joe Biden lors d'un discours à la Maison Blanche.

16h56 : Biden prévient qu'une confrontation directe entre Otan et Russie provoquerait « la Troisième Guerre mondiale »

Le président des Etats-Unis Joe Biden s'est engagé vendredi à «éviter» une «confrontation directe entre l'Otan et la Russie», car elle provoquerait «la Troisième Guerre mondiale». « Nous n'allons pas combattre une guerre contre la Russie en Ukraine », a martelé le dirigeant américain depuis la Maison Blanche.

 

16h55 : La Russie « paiera le prix fort si elle utilise des armes chimiques » en Ukraine, déclare Joe Biden

 

16h52 : Les Etats-Unis et ses alliés vont exclure la Russie du régime de réciprocité dans le commerce

Joe Biden a annoncé vendredi que les Etats-Unis et ses alliés avaient décidé d'exclure la Russie du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial, ce qui ouvre la voie à l'imposition de tarifs douaniers punitifs en réponse à l'invasion de l'Ukraine. «Nous prenons également des mesures supplémentaires pour interdire les secteurs phares de l'économie russe, notamment les produits de la mer, la vodka et les diamants», a déclaré le président américain. Moscou bénéficiait jusqu'alors d'un statut commercial dit de «nation la plus favorisée», qui favorisait le libre-échange de biens et services.

16h50 : Joe Biden veut interdire les importations de vodka, diamants et produits de la mer de Russie
16h45 : « Pouvons-nous avoir une procédure accélérée ou exceptionnelle avec un pays en guerre, sans regarder aucun critère ? La réponse est non »
16h43 : « Le choix de la Russie, du président Poutine, a été de faire revenir la guerre en Europe »
16h42 : « C'est l'avenir de l'Ukraine, de l'UE et de nos démocraties qui s'écrit en ce moment. L'agression de Poutine contre l'Ukraine est une attaque contre les démocraties, contre la souveraineté des Etats »
16h40 : Emmanuel Macron s'est exprimé à l'issue du sommet européen de Versailles.

« Rien n'est interdit, rien n'est tabou, nous ferons tout ce que nous considérons efficace et utile pour stopper la Russie dans ce chemin de l'agression. », a déclaré le président français. 

16h08 : L'UE et la France saluent la décision de Londres sur l'accueil des Ukrainiens

La Commission européenne et la France ont salué vendredi la décision du Royaume-Uni de simplifier à partir de la semaine prochaine la procédure d'entrée au Royaume-Uni pour les Ukrainiens fuyant leur pays en guerre après de nombreuses critiques, notamment de Paris.

15h51 : Macron prévient que de nouvelles « sanctions massives » seront prises si la guerre continue

Emmanuel Macron a prévenu ce vendredi, à l'issue du sommet de l'UE à Versailles, que les Européens étaient prêts à prendre des « sanctions massives » contre la Russie si la guerre en Ukraine se poursuivait. « Si les choses continuaient sur le plan militaire, (...) nous prendrons des sanctions nouvelles, y compris des sanctions massives », a déclaré le président français .

15h25 : Quatre soldats ukrainiens tués dans un bombardement de la base aérienne de Lutsk
15h20 : La Russie restreint l'accès à Instagram
15h10 : Reporter Sans Frontières débloque le site du média Meduza, censuré par le Kremlin

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a annoncé vendredi avoir «débloqué» le site d'information russe et indépendant Meduza, censuré début mars par le Kremlin, appelant « les autres médias bloqués à se manifester » pour être eux aussi « remis en ligne ». « Pour contrer la censure de sites d'information indépendants en Russie », RSF « a débloqué Meduza.io, le média russe le plus populaire du pays », basé à Riga, en Lettonie, affirme l'ONG dans un communiqué.

15h : Le département d'Ille-et-Vilaine vote une aide de 300.000 euros en soutien au peuple ukrainien


 

14h20 : La Russie embauche des « assassins syriens » pour « détruire » l'Ukraine, dit Zelensky

La Russie embauche des «assassins syriens» pour «détruire» l'Ukraine, a dénoncé vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, après que Moscou a indiqué être favorable à l'envoi de mercenaires syriens pour combattre aux côtés des forces russes dans le pays. « C'est une guerre avec un ennemi très têtu (...) qui a décidé d'embaucher des mercenaires contre nos citoyens. Des assassins de Syrie, d'un pays où tout a été détruit par les occupants, comme ils nous le font subir à nous », a déclaré Zelensky.

14h05 : L’Union européenne doit « en faire plus » pour l’Ukraine, dit Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé vendredi que l’Union européenne devait « en faire plus » pour l’Ukraine, après que les dirigeants des 27 eurent exclu la veille toute adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE.

« Il faut aller plus fort. Ce n’est pas ce que nous attendons », a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo sur Telegram. « Il faut que les décisions des hommes politiques coïncident avec l’humeur de leurs peuples, les peuples européens (…) L’Union européenne doit en faire plus pour nous, pour l’Ukraine. »

13h57 : « Nous sommes sans nouvelle d’une vingtaine de légionnaires ukrainiens »

Selon le Colonel Antoine Fleuret, chef d’Etat-major du commandement de la Légion étrangère, aucune tension n’a été signalée entre des soldats d’origine ukrainienne et ceux venant de Russie. Une interview à lire par ici.



 

13h42 : Des photos satellites montrent Marioupol, saccagée par les bombes russes

Sur les images satellites, on voit que les bombardements russes ont ciblé les habitations comme les zones commerciales. Un article à lire par ici.



 

13h25 : L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder perd son statut de membre honoraire de la fédération allemande de foot

La Fédération allemande de football (DFB) a retiré vendredi son statut de membre honoraire à l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder en raison de ses liens avec Vladimir Poutine et de grands groupes russes.

« L’attaque de la Russie contre l’Ukraine est contraire au droit international et donc incompatible avec nos valeurs », a déclaré Rainer Koch, président par intérim de la DFB, à l’agence de presse allemande SID.

« Malheureusement, Gerhard Schröder n’a pas accédé aux nombreuses demandes de prise de position claire contre cette guerre », a ajouté le dirigeant de la fédération, qui avait déjà lancé à Schröder un ultimatum pour qu’il quitte les postes qu’il occupe ou qu’il renonce à son adhésion à la DFB. Mercredi, le Borussia Dortmund avait pour les mêmes raisons retiré à l’ex-chancelier son titre de membre d’honneur du club.

Âgé de 77 ans, Gerhard Schröder affiche sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine. Il est président du conseil d’administration de Rosneft, premier groupe pétrolier russe, et du comité d’actionnaires de Nord Stream 2, gazoduc russo-allemand controversé. Il doit en principe entrer en juin au conseil de surveillance du géant russe Gazprom.

Contrairement à d’autres anciens dirigeants européens liés à des groupes russes, comme le Français François Fillon ou l’Italien Matteo Renzi, Gerhard Schröder refuse à ce stade de démissionner de ses mandats.

13h18 : La Russie engage des poursuites contre Meta pour « appel aux meurtres » de Russes

La Russie a annoncé vendredi engager des poursuites contre Meta pour « appel aux meurtres » de Russes, la maison mère de Facebook et Instagram ayant assoupli son règlement quant aux messages violents destinés à l’armée et aux dirigeants russes.

Le puissant comité d’enquête de Russie a indiqué lancer ses investigations « du fait des appels illégaux aux meurtres de ressortissants russes de la part des collaborateurs de la société américaine Meta ». Le Parquet russe a lui demandé de classer le géant de l’internet organisation « extrémiste » et de bloquer l’accès à Instagram dans le pays.

13h09 : Poutine voit des « avancées positives » dans les pourparlers avec l’Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a dit vendredi voir « des avancées positives » dans les pourparlers avec l’Ukraine, à l’occasion d’une rencontre avec son allié biélorusse Alexandre Loukachenko.

« Je vais vous informer (…) de comment se passent les négociations, qui ont lieu presque tous les jours désormais. Il y a certaines avancées positives », a-t-il dit sans donner d’autres précisions.

13h03 : Londres sanctionne 386 élus de la Douma ayant soutenu l’invasion de l’Ukraine

La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a annoncé vendredi des sanctions contre 386 députés de la Douma russe ayant soutenu l’invasion de l’Ukraine.

Dans un communiqué, la ministre précise que ces élus, qui avaient voté pour reconnaître l’indépendance des régions séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk dans l’est de l’Ukraine, se voient frappés d’une interdiction de voyager et d’un gel de leurs avoirs au Royaume-Uni où ils ne peuvent plus par ailleurs faire d’affaires.

Cette annonce intervient 24 heures après l’annonce de sanctions imposées par Londres à sept riches et influents Russes proches du Kremlin, dont Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea. Il a été frappé d’un gel de ses avoirs, d’une interdiction de voyager et d’une interdiction de transactions, ce qui a suspendu la vente annoncée du club.

Le gouvernement britannique a par ailleurs affirmé vendredi qu’il pourrait saisir prochainement un luxueux appartement acheté cash par une jeune femme liée au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dans le cadre d’une nouvelle loi contre l’argent sale.

Le projet de loi sur la criminalité économique, dont la discussion au Parlement a été accélérée après l’invasion russe de l’Ukraine, permettra de sanctionner plus facilement les cas de « richesse inexpliquée » appartenant à des personnes n’ayant pas de source connue de revenus légitimes.

12h20 : Biden s'apprête à durcir nettement les relations commerciales avec la Russie

Les mesures futures se feront en coordination avec le G7 et l'UE.

12h08 : La France passe la barre des 10.000 réfugiés venus d'Ukraine
12h04 : Gault & Millau perd son actionnaire majoritaire

De père russe et de mère ukrainienne, l’actionnaire majoritaire du guide gastronomique Gault & Millau, le Russe Vladislav Skvortsov, a quitté ses fonctions de président du groupe. Ce dernier « a voulu éviter tout amalgame dans le contexte actuel et a préféré anticiper pour ne pas mettre en péril la marque Gault & Millau et ne pas mettre ses collaborateurs dans l’embarras », a déclaré Patrick Hayoun, administrateur suisse, qui a pris sa succession peu après l’invasion russe de l’Ukraine.

11h57 : Les chaînes de télévision ARD et ZDF reprennent leur couverture depuis la Russie

Les chaînes de télévision publique allemandes avaient, comme d’autres médias occidentaux, suspendu leur couverture depuis Moscou en raison d’une nouvelle loi russe menaçant de sanction les chaînes diffusant des « informations mensongères sur l’armée ».

Les sujets sur « la situation politique, économique et sociale en Russie seront à nouveau diffusés depuis les studios de Moscou », ont annoncé dans un communiqué les deux chaînes publiques, précisant toutefois que « la couverture de la situation militaire en Ukraine » serait assurée par d’autres rédactions d’ARD et ZDF.

11h53 : On vous explique l’invasion russe en Ukraine en quatre infographies

 

11h49 : Des frappes russes touchent un centre pour personnes handicapées près de Kharkiv

Il n’y a heureusement aucune victime parmi les 330 personnes se trouvant sur les lieux, ayant pu évacuer à temps.

11h37 : Le Kremlin affirme que les Syriens peuvent se porter volontaires pour combattre

(Ce n’est pas une blague)

« Ceux qui veulent, qui ont demandé (à partir combattre) sont des ressortissants du Proche-Orient, des Syriens », a justifié le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, peu après que Vladimir Poutine a approuvé l’idée de faciliter l’envoi de combattants volontaires dans les zones de conflit en Ukraine.

11h33 : « L’Otan ne veut pas de guerre ouverte avec la Russie », assure Jens Stoltenberg

« Nous avons la responsabilité d’empêcher que ce conflit (entre la Russie et l’Ukraine, ndlr) s’intensifie au-delà des frontières de l’Ukraine et devienne une guerre ouverte entre la Russie et l’Otan », a déclaré le Secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord.

11h28 : Quand Florence + The Machine redonne courage aux Ukrainiens

Sous le titre King du nouvel album de Florence + The Machine sur YouTube on trouve ce commentaire : « Je suis à Kiev, en Ukraine. J’ai arrêté d’écouter de la musique pour entendre les sirènes et les explosions. Mais… Le quatrième jour (de l’invasion russe), je suis tombé sur cette vidéo. Je ne sais pas si je serai en vie demain, alors je veux écrire ces mots ici pour toi, Florence. Je veux que tu saches que tes chansons et ta voix m’ont aidé à rester forte avec tous les démons en moi, quand j’étais adolescent. Maintenant que je suis adulte, je dois protéger mon pays des vrais démons, ceux qui tuent les gens pacifiques, mes frères et sœurs. Merci pour ces minutes de calme. »

Il se trouve que le clip d’une autre chanson de Florence + The Machine, Heaven Is Here, a été tourné en novembre en Ukraine. La chanteuse a témoigné son soutien à certaines des danseuses ukrainiennes de cette vidéo.

 

11h02 : Des bus et des CRA aménagés pour les réfugiés ukrainiens en France

Une quinzaine de députés proposent au gouvernement français d’affréter des bus pour aller chercher les réfugiés ukrainiens « au plus près de là où ils sont » et de transformer pour eux les centres de rétention administrative (CRA) en lieux d’hébergement transitoire.

10h35 : Poutine veut redéployer des militaires à la frontière occidentale de la Russie

Le président russe étudie cette option en réponse aux déploiements militaires de l’Otan en Europe orientale.

10h32 : L’UE propose 500 millions d’euros supplémentaires pour financer des armes pour l’Ukraine

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a déclaré avoir « fait une proposition pour doubler la contribution (de l’UE) avec 500 millions d’euros en plus pour des armements en soutien à l’armée ukrainienne ». Cette proposition faite vendredi à Versailles, où les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sont réunis en sommet, porterait cette somme à 1 milliard d’euros. « Je suis certain que les dirigeants vont la soutenir », a-t-il ajouté.

10h12 : 2,5 millions personnes ont désormais fui le pays

Parmi eux, 116.000 sont des ressortissants de pays tiers, détaille l’ONU.

« Nous estimons également qu’environ deux millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de l’Ukraine », a indiqué le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, dans un tweet.

9h38 : Entre deux sacs de sable, les chanteurs de l’opéra d’Odessa donnent de la voix

Des membres du célèbre opéra d’Odessa ont fait une courte pause musicale pendant qu’ils remplissaient des sacs de sable afin de faire des barricades et défendre leur ville de l’armée russe.



 

9h32 : Poutine ordonne de faciliter l'envoi de combattants «volontaires» en Ukraine

«Si vous voyez que des gens veulent y aller volontairement, qui plus est pas pour de l'argent, et aider ceux qui vivent dans le Donbass, alors il faut aller à leur rencontre et les aider à rejoindre la zone de combat», a déclaré le président russe.

9h26 : La Russie ne veut pas voir les entreprises étrangères partir

Le parquet russe a ordonné un contrôle strict des entreprises étrangères qui suspendraient leurs activités dans le pays. Les procureurs veilleront « au respect de la législation du travail, des conditions des contrats de travail, du paiement des salaires, de l’exécutions des obligations contractuelles envers les contractants et envers la fédération de Russie ».

Le communiqué martèle en outre qu’il « réprimera fermement » toute tentative des entreprises quittant la Russie « de ne pas respecter unilatéralement leurs obligations ». Par ailleurs, il promet des poursuites pénales contre les sociétés qui s’engageraient sur la voie d’une faillite « fictive ou préméditée ».

9h12 : Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de cyber-attaque russe massive en Ukraine ?

Attaquer un système bancaire, couper le réseau électrique ou l’alimentation en eau, éteindre les réseaux de communication, attaquer les systèmes informatiques des institutions ou des entreprises ou encore voler des données sont à la portée de Moscou, reconnue comme l’une des grandes puissances mondiales de la cyber-offensive. Mais les autorités russes n’ont semble-t-il pas déclenché le "feu numérique" qui était attendu. Ni contre l’Ukraine, ni contre les Occidentaux.

"Le contexte stratégique est essentiel dans le déploiement d’opérations cyber et la stratégie d’invasion de l’Ukraine a indéniablement restreint le menu des options cyber" de la Russie, résume l’expert Jason Blessing sur le site de l’American Entreprise Institute (AEI). "Si vous voulez installer un gouvernement fantoche, la dernière chose que vous voulez est de détruire les infrastructures majeures", ajoute-t-il. Ce type d’attaque est par ailleurs long et complexe à mettre en place. "L’effort n’en vaut pas la peine si vous tablez sur une victoire rapide".

9h02 : A Strasbourg, on s'organise pour l'accueil des réfugiés

Les associations ont décidé d'ouvrir un « guichet unique » pour faciliter l'accueil des réfugiés qui arrivent par centaines. Notre article juste ici. 

 

8h51 : Vous le saviez que des rafales français surveillaient l’espace aérien en Pologne?

Maintenant oui. Et avec ce papier, encore plus.

 

7h15 : Pour ne pas perdre le fil

Si vous avez manqué les dernières infos de la journée et nuit d’hier, faites un tour dans notre live sur la guerre en Ukraine du jeudi 10 mars.

 

6h45 : Un civil tué dans les frappes à Dnipro

Tôt le matin, « il y a eu trois frappes aériennes dans la ville, frappant un jardin d’enfants, un immeuble d’appartements et une usine de chaussures à deux étages où un incendie s’est ensuite déclaré. Une personne est décédée », ont déclaré les secours ukrainiens dans un communiqué.

6h20 : Lutsk et Dnipro frappées par la Russie ce matin

Des frappes russes ont touché Lutsk, à la frontière polonaise, et Dnipro, dans le centre de l'Ukraine en fin de nuit. A Lutsk, c'est une usine qui répare les moteurs utilisés par les chasseurs Mig-29 qui a été détruite.





 

5h40 : Une usine en flammes à Lutsk

Les médias ukrainiens évoquent des frappes russes mais pas encore de confirmation de source indépendante. Lutsk est situé à environ 50 km de la Pologne. La ville, avec Dnipro, avait été visée au début de l'invasion mais pas ensuite, alors que Moscou s'est concentré sur le sud, le nord et l'est de l'Ukraine.



 

5h30 : La ville de Lutsk, dans l'ouest de l'Ukraine, touchée par des frappes russes à l'aube

Lutsk se trouve à seulement 50 km de la Pologne. Des frappes russes pourraient signaler un changement de stratégie de Moscou pour s'attaquer aux routes qui ont permis d'acheminer de l'aide militaire à l'Ukraine.



 

5h20 : Des posts appelant à la « mort des envahisseurs russes » autorisés sur Facebook et Instagram

« En raison de l’invasion russe de l’Ukraine, nous faisons preuve d’indulgence pour des formes d’expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que ''mort aux envahisseurs russes'' », a confirmé à l’AFP Andy Stone, responsable de la communication de Meta. « Nous continuons de ne pas autoriser des appels crédibles à la violence contre des civils russes », ajoute-t-il. La suite à lire ici.

4h45 : Des chars russes à 15 km de Kiev

Selon le Pentagone, des troupes russes sont à 15 km de Kiev. Jeudi, une pluie de roquettes russes Grad s’est abattue sur la petite localité déserte de Velyka Dymerka, à environ cinq kilomètres des limites de la capitale ukrainienne, dont certaines ont atterri à une vingtaine de mètres de l’équipe de l’AFP. Le gigantesque convoi militaire, qui s’est, selon les images satellitaires de la société Maxar « redéployé » dans les villes autour d’Hostomel, au nord-est de Kiev, comprend des unités d’artillerie ayant une portée de 70 km.

4h30 : Le Congrès américain vote un budget avec 14 milliards de dollars pour l'Ukraine

Déjà voté par la Chambre, le budget a été adopté par le Sénat jeudi soir. Il comprend une enveloppe faramineuse de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne. Le texte voté par des sénateurs des deux camps dans la soirée comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions pour Kiev.

4h15 : «Et maintenant quoi, vous allez dé-chimiser l'Ukraine?», répond Zelensky à Moscou

Dans une allocution, le président ukrainien a démenti que des laboratoires ukrainiens effectuaient des recherches militaires sur des armes chimiques, comme le répète Moscou. Selon Washington, la propagande russe pourrait servir de prétexte à Vladimir Poutine pour lancer sa propre attaque chimique. «Vous aller utiliser quoi, de l'ammonium, du phosphore? Vous aller frapper une maternité, une église ou un hôpital pour enfants?», demande Zelensky.



Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue dans ce nouveau live de la rédaction de « 20 Minutes », mobilisée 24h/24. Au 16e jour de l’invasion russe, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira vendredi après-midi en urgence sur la fabrication supposée d’armes biologiques en Ukraine, à la demande de Moscou. Le président Zelensky a démenti catégoriquement, et Washington accuse la Russie de chercher un prétexte pour justifier une attaque chimique à venir en Ukraine. Sur le terrain, des images satellitaires montrent que le gigantesque convoi militaire russe bloqué au nord-est de Kiev s’est redéployé dans les alentours de la capitale ukrainienne.