Guerre en Ukraine : Moscou justifie la frappe contre la maternité de Marioupol en assurant qu'elle servait de base à des nationalistes ukrainiens

JUSTIFICATIONS « Toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte », a prétendu Sergeï Lavrov

20 Minutes avec AFP
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Devant la maternité de Marioupol après une frappe russe.
Devant la maternité de Marioupol après une frappe russe. — Mariupol City Council/Cover Images/SIPA

Le bombardement a choqué le monde entier et provoqué la mort d’au moins trois personnes, dont une fillette. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a justifié ce jeudi cette attaque d’une maternité dans la ville ukrainienne assiégée de Marioupol, dont le bâtiment servait selon lui de base à un bataillon nationaliste.

« Cette maternité a été reprise depuis longtemps par le bataillon Azov et d’autres radicaux, et toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte », a assuré Sergeï Lavrov à l’issue de pourparlers avec son homologue ukrainien en Turquie.

« Un crime de guerre odieux »

De son côté, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a qualifié de « crime de guerre odieux » le bombardement russe d’un établissement abritant une maternité et un hôpital pédiatrique.

« Marioupol est assiégé. Le bombardement par la Russie d’un hôpital comprenant une maternité est un crime de guerre odieux », a-t-il réagi sur Twitter.


« Génocide d’Ukrainiens »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait qualifié mercredi le bombardement de cet hôpital de « crime de guerre », y voyant « la preuve qu’un génocide d’Ukrainiens (était) en train de se produire ».

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a aussi qualifié de « crimes de guerre » le bombardement d’hôpitaux par les forces russes en Ukraine, assurant que Madrid, à l’unisson des pays de l’UE, soutenait l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI)​ « pour que ces actes criminels ne restent pas impunis ».