Guerre en Ukraine:  « Aucune arme chimique n'a été développée dans mon pays », assure Zelensky

CONFLIT Revivez les événements de la guerre en Ukraine du jeudi 10 mars

P.B., X.R., D.R.
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Des bénévoles de la Croix-Rouge près de Louhansk, en Ukraine, le 3 mars 2022.
Des bénévoles de la Croix-Rouge près de Louhansk, en Ukraine, le 3 mars 2022. — Valery Melnikov/SPUTNIK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Le bombardement d’un hôpital pédiatrique à Marioupol, qui a fait au moins trois morts dont une fillette mercredi, est un « crime de guerre », a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
  • 35.000 civils ont pu être évacués par trois couloirs humanitaires, mercredi, et six autres doivent être ouverts jeudi.
  • Des pourparlers pour un cessez-le-feu entre les ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Dmytro Kuleba ont échoué en Turquie ce matin. Une colonne de chars russes a été apperçues dans un village de la banlieue de Kiev.

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

 

4h00 : Ce live est terminé

Bonne fin de nuit à tous. Pour suivre les événements de vendredi, c'est par ici.

3h00 : «Et maintenant quoi, vous allez dé-chimiser l'Ukraine?», répond Zelensky à Moscou

Dans une allocution, le président ukrainien a démenti que des laboratoires ukrainiens effectuaient des recherches militaires sur des armes chimiques, comme le répète Moscou. Selon Washington, la propagande russe pourrait servir de prétexte à Vladimir Poutine pour lancer sa propre attaque chimique. «Vous aller utiliser quoi, de l'ammonium, du phosphore? Vous aller frapper une maternité, une église ou un hôpital pour enfants?», demande Zelensky.


 

2h20 : « Envoyez-leur ces MIG », s’énerve Mitt Romney

Le sénateur républicain a critiqué la frilosité de l’administration Biden, qui estime que transférer les avions polonais à l’Ukraine risquerait de provoquer une escalade et d’entraîner l’Otan dans la guerre.


 

1h40 : Réunion vendredi du Conseil de sécurité de l'ONU sur les armes biologiques demandée par Moscou

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira vendredi à 15H00 GMT en urgence sur la fabrication supposée d'armes biologiques en Ukraine, à la demande de Moscou dont la crédibilité en matière d'armes chimiques a été mise en cause par Washington et Londres lors d'une session sur la Syrie. La Russie accuse Washington et Kiev de gérer des laboratoires destinés à produire des armes biologiques en Ukraine, ce qui a été démenti par les deux capitales. Qui soupçonne Moscou de préparer une fausse justification pour sa propre attaque bactériologique.

0h55 : L’énorme convoi militaire près de Kiev s’est « redéployé »

Après plusieurs jours nuageux rendant les observations satellite impossible, la société privée Maxar indique que le convoi militaire russe qui était coincé au nord-est de Kiev s’est « dispersé et redéployé », principalement autour de villes au voisinage de l’aéroport Antonov d’Hostomel. Il y a également des pièces d’artillerie en « position de tir » près de la ville de Lubyanka, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Kiev. La capitale ukrainienne pourrait donc en théorie être atteinte par les tirs de lance-roquettes multiples (MRLS) qui ont une portée de 70 km.


 

23h50 : Facebook assouplit ses règles sur les discours violents contre l'armée russe

Selon des emails internes obtenus par Reuters, Facebook et Instagram ne vont pas censurer dans certains pays de l'Est les appels à la violence contre la Russie ou à la mort de Poutine si c'est dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine (si ce sont des menaces générales et pas jugées crédibles).


 

: La Russie s'inquiète des oiseaux migrateurs comme armes bactériologiques américaines

Quand on pensait avoir tout entendu dans la propagande russe: le porte-parole du ministère de la Défense a dit s'inquiéter d'un programme américain visant utiliser des oiseaux migrateurs pour transmettre des agents pathogènes dans le cadre d'une attaque bactériologique. Reste à connaître la vélocité dans l'air d'une hirondelle.


 

22h00 : Gerhard Schröder à Moscou pour rencontrer Poutine

L’ex-chancelier allemand, critiqué pour ses liens avec la Russie, était jeudi à Moscou pour discuter avec Vladimir Poutine de l’invasion de l’Ukraine, affirme le site d’information Politico. Arrivé à Moscou via la Turquie, l’ancien dirigeant social-démocrate, âgé de 77 ans, aurait été sollicité, dans le cadre d’un « effort de médiation », par un membre de la délégation ukrainienne qui a mené jeudi des pourparlers avec la partie russe à Antalya (Turquie), selon Politico, citant des « sources bien informées ». « L’Ukraine voulait voir si Schröder pouvait jeter un pont pour le dialogue avec Poutine », a déclaré l’une des sources à Politico.

21h02 : Le FMI va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre

Le Fonds monétaire international (FMI) va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé ce jeudi sa directrice générale Kristalina Georgieva, prévenant qu’un défaut de paiement de la Russie n’était plus « improbable ».

« Pour résumer, nous avons un impact tragique de la guerre sur l’Ukraine. Nous avons une contraction importante en Russie et nous voyons l’impact probable sur nos perspectives de l’économie mondiale », a-t-elle déclaré à des journalistes. « Nous viendrons le mois prochain (lors des réunions de printemps) avec une révision à la baisse de nos projections de croissance mondiale », a-t-elle ajouté.

21 heures : Un pédiatre ukrainien, célèbre en Russie, plaide pour le salut des enfants

Lorsque leur enfant a mal au ventre ou à la gorge, des millions de parents en Ukraine et en Russie savent vers qui se tourner : le pédiatre ukrainien Evguen Komarovsky.

L’auteur à succès et présentateur télé est depuis longtemps une référence sur l’art d’élever des enfants pour de nombreux parents dans les deux pays, désormais en guerre, et d’autres anciennes républiques soviétiques.

Evguen Komarovsky fournit à présent un autre type de conseils à ses millions d’abonnés sur les réseaux sociaux : comment fabriquer son propre lait infantile de A à Z, administrer les premiers secours, survivre à un tir de roquette ou prendre de l’iode en cas de contamination nucléaire.

20h57 : Un « moment décisif pour l’Union Européenne »

C’est « un moment décisif pour l’Union Européenne », a estimé Ursula von der Leyen. « Il ne s’agit pas seulement d’une attaque contre l’Ukraine. C’est une atteinte à la liberté des gens de choisir leur propre destin. Le principe même de notre Union », a estimé la présidente de la Commission européenne.


 

20h52 : Les combats font rage près de Kiev, la capitale

 

20h47 : Le Venezuela réitère son soutien à son « bon ami » russe en Turquie

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez a réitéré son soutien à Moscou lors d’une réunion avec une délégation russe en Turquie où se sont déroulés les pourparlers entre parties russe et ukrainienne, a-t-elle indiqué sur twitter.

« Nous avons tenu une réunion avec notre bon ami (ministres des Affaires étrangères russe) Serguei Lavrov. Nous avons passé en revue nos relations stratégiques bilatérales et la complexe situation internationale », a écrit sur Twitter, la vice-présidente accompagnée du ministre des Affaires étrangères vénézuélien Felix Plasencia.


 

20h38 : L’homme le plus riche d’Ukraine, ex-prorusse, dénonce « des crimes contre l’humanité »

L’homme le plus riche d’Ukraine Rinat Akhmetov, longtemps étiqueté prorusse, a dénoncé jeudi « des crimes contre l’humanité contre les Ukrainiens » perpétrés selon lui par l’armée russe, affichant clairement son soutien à son pays.

« Ce qui se passe (en Ukraine) est un crime de guerre et un crime contre l’humanité contre l’Ukraine et les Ukrainiens », a déploré Rinat Akhmetov, 55 ans, dans un entretien au magazine Forbes, insistant que « cela ne peut pas être expliqué ou justifié ».

Pour cet ancien député ukrainien, une « victoire » sur la Russie correspondrait à « un cessez-le-feu et un retrait total des troupes russes d’Ukraine, et la restauration des frontières reconnues par le droit international, ce qui inclut la Crimée », péninsule ukrainienne annexée par la Russie et les territoires dans l’est de l’Ukraine qui se trouvaient sous le contrôle des séparatistes prorusses depuis 2014.

20h34 : Stellantis suspend ses exportations et importations de Russie

Le groupe automobile Stellantis a annoncé jeudi qu’il suspendait toutes ses exportations et importations de voitures de Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine mais qu’il allait poursuivre sa production locale.

« Toutes les exportations de voitures de Stellantis vers la Russie, et les importations de Russie, sont suspendues », indique dans une déclaration l’entreprise issue de la fusion du français PSA et de l’italo-américain Fiat Chrysler.

En revanche, la production d’utilitaires dans son usine de Kalouga, au sud de Moscou, « se poursuit à un niveau très faible », a précisé une porte-parole de Stellantis à l’AFP.

20h27 : Une chanson d'Odessa

 

20h17 : Moscou annonce des couloirs humanitaires quotidiens vers la Russie

La Russie a affirmé jeudi qu’elle ouvrirait chaque jour des couloirs humanitaires pour permettre aux Ukrainiens fuyant les combats de rejoindre son territoire, alors que Kiev réclame des couloirs permettant l’évacuation de civils à l’intérieur de l’Ukraine.

« Nous annonçons officiellement que des couloirs humanitaires pour la Fédération de Russie seront désormais ouverts unilatéralement, sans coordination, chaque jour à partir de 10h00 du matin », a déclaré le ministère russe de la Défense cité par les agences de presse russes. Les couloirs allant « dans d’autres directions seront négociés avec la partie ukrainienne », a-t-il ajouté.

19h57 : « Je défendrai ma maison jusqu’au bout ! »

 

19h44 : Boris Johnson craint que Moscou n’emploie des armes chimiques

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a exprimé son inquiétude jeudi quant à l’hypothèse que le régime « barbare » de Moscou ne recoure à des armes chimiques en Ukraine.

« Les choses que vous entendez au sujet des armes chimiques sortent tout droit de leur stratégie », a déclaré le chef du gouvernement dans une interview jeudi sur Sky News, se faisant l’écho des inquiétudes exprimées par les Etats-Unis.

« Ils commencent par dire qu’il y a des armes chimiques qui ont été stockées par leurs opposants ou par les Américains. Et donc quand eux-mêmes déploient des armes chimiques, comme je crains qu’ils le fassent, ils ont une sorte de maskirovka » – terme russe qui désigne l’art de tromper l’ennemi – « une fausse histoire toute prête », a déclaré Boris Johnson.

19h34 : A Marioupol, les gens se battent pour la nourriture

La situation est dramatique à Marioupol. Dans la ville encerclée par les troupes russes, dans le sud-est de l’Ukraine, « les gens ont commencé à se battre pour la nourriture », selon un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

« Tous les magasins et pharmacies ont été pillés il y a quatre ou cinq jours. Certaines personnes ont encore de la nourriture mais je ne sais pas combien de temps cela va durer », affirme Sasha Volkov, depuis Marioupol, dans un enregistrement audio envoyé aux médias.

« Beaucoup n’ont pas du tout d’eau à boire (…). Beaucoup de gens disent ne pas avoir de nourriture pour les enfants », poursuit-il.

19h25 : Erdogan fait valoir son rôle à Biden et réclame des avions de combat

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné jeudi le rôle de son pays dans la médiation entre la Russie et l’Ukraine, lors d’une conversation téléphonique de 45 minutes avec son homologue américain Joe Biden. Recep Tayyip Erdogan a fait valoir à Joe Biden qu’il était important pour Ankara de pouvoir parler aux deux parties et d’être un « facilitateur » dans la recherche d’une issue à la guerre, selon la présidence.

Le président américain a en retour dit sa « reconnaissance » à la Turquie pour ses « efforts visant à soutenir une résolution diplomatique du conflit », selon la Maison-Blanche.

Ankara souhaite notamment acquérir 40 avions de combat F-16 ainsi que les pièces détachées nécessaires à la maintenance et modernisation des F-16 qu’elle possède déjà.

19h11 : Plus de 80.000 personnes évacuées de Soumy et des environs de Kiev

Plus de 80.000 personnes ont été évacuées ces deux derniers jours de Soumy, une ville du nord-est de l’Ukraine, et des environs de Kiev, a annoncé jeudi le gouvernement ukrainien.

Au nord-est, « de Trostianets, Soumy et Krasnopillia en direction de Poltava », à 150 km au sud, « nous avons évacué plus de 60.000 personnes en deux jours », a déclaré Iryna Verechtchouk, la vice-Première ministre ukrainienne, dans une vidéo postée sur Telegram.

« Des environs de Kiev, près de 20.000 personnes ont été évacuées », a-t-elle ajouté, « de Borodianka, Boutcha, Irpin et Gostomel », précisant que « trois mille habitants ont (également) été sortis, avec difficulté » d’Izioum, une ville de l’Est de l’Ukraine.

18h52 : La Lituanie interdit les rassemblements et les médias soutenant l’invasion russe

La Lituanie a décrété jeudi l’interdiction temporaire de toutes les émissions des télévisions d’État russe et biélorusse, ainsi que de tout rassemblement public de soutien à l’invasion russe de l’Ukraine, suscitant un tollé chez les défenseurs de la liberté d’expression.

En vertu de ces décisions adoptées par le Parlement, il sera aussi interdit de prendre des photos ou des vidéos montrant des entreprises énergétiques stratégiques et les forces militaires nationales et alliées en déplacement.

18h50 : L’accueil de millions de réfugiés ukrainiens, « très gros défi » pour l’UE

L’accueil de millions de réfugiés ukrainiens est un « très, très gros défi » mais l’UE est mieux préparée qu’en 2015 et les Etats membres font preuve d’une solidarité « sans précédent », estime la commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson.

En deux semaines, l’Union a connu plus de 2 millions d’arrivées, autant que lors de l’afflux de demandeurs d’asile, en majorité syriens, de 2015 et 2016, a-t-elle souligné jeudi lors d’un échange avec des journalistes à Bruxelles.

« Nous allons voir de plus en plus de gens fuir l’Ukraine (…) Nous ne savons pas exactement combien, mais je dirais des millions », a déclaré la commissaire suédoise, particulièrement inquiète du sort des enfants qui représentent actuellement « la moitié » des exilés.

18h47 : La Formule 1 suspend sa diffusion en Russie

Le promoteur du Championnat du monde de Formule 1 a rompu son contrat avec son diffuseur en Russie et bloqué dans le pays l’accès à sa chaîne officielle diffusée en ligne, a confirmé l’AFP auprès d’une source proche jeudi.

La rupture du contrat liant Formula One au diffuseur Match TV et le blocage de F1TV sont une nouvelle étape dans les sanctions symboliques imposées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février, après la suppression de son Grand Prix national et le remplacement du pilote russe Nikita Mazepin chez Haas.

18h43 : A Paris, représentants catholique et protestant interpellent l’orthodoxie russe

Les représentants de la Conférence des Evêques de France (CEF, catholiques) et de la Fédération protestante de France (FPF) ont interpellé jeudi le patriarche de Moscou Kirill, dans des courriers apportés en main propre au clergé de la cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Paris.

Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, et François Clavairoly, président de la FPF, ont remis deux courriers dans lesquels ils s’adressent au patriarche de Moscou Kirill, ont-ils fait savoir à la presse. Ils devaient initialement rencontrer Maxime Politov, curé de cette cathédrale, mais ce dernier « a refusé de les recevoir » et les lettres ont finalement été remises à un prêtre de l’église, a précisé la FPF à l’AFP.

18h40 : « Entretenir l’agitation antirusse »

« L’aviation russe n’a accompli aucune mission de destruction de cibles dans la région de Marioupol », a assuré le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

« La prétendue frappe aérienne est une mise en scène totale à des fins de provocation afin d’entretenir l’agitation antirusse du public occidental », a-t-il ajouté.

18h32 : Les présidents d’universités français suspendent leur protocole d’accord avec les recteurs russes

Les présidents d’universités françaises ont annoncé jeudi suspendre leur protocole d’accord avec l’Union des recteurs de Russie, qui soutient le conflit armé en Ukraine, et alerté sur la nécessité d’aider de façon « urgente » les étudiants ukrainiens ou russes en France.

France Universités (ex-Conférence des présidents d’université) « fait part de sa stupéfaction devant la prise de position des recteurs de Russie », qui a publié une déclaration « soutenant la décision du président Vladimir Poutine d’entreprendre une action militaire » en Ukraine, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cette déclaration, « signée par les recteurs russes de leur propre chef ou sous la pression de leurs autorités, contrevient aux valeurs que portent les universités européennes », a-t-elle ajouté.

18h22 : La CEDH demande à Moscou de respecter la liberté d’expression de Novaïa Gazeta

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), saisie en vertu d’une procédure d’urgence, a demandé jeudi à Moscou de respecter la liberté d’expression du journal indépendant Novaïa Gazeta, après la loi votée en Russie qui prévoit de lourdes sanctions en cas de diffusion « d’informations mensongères » sur la guerre en Ukraine.

La CEDH invite les autorités russes « à s’abstenir, jusqu’à nouvel avis, de toute action et décision visant à faire totalement obstacle et à mettre fin aux activités de Novaïa Gazeta », et de toute autre action susceptible de priver le journal de son droit à la liberté d’expression, selon un communiqué.

La demande auprès de la Cour européenne avait été introduite le 3 mars, notamment par le journaliste russe Dmitri Mouratov, co-lauréat du prix Nobel de la paix 2021, qui travaille pour le journal d’investigation.

18h13 : L’adhésion de l’Ukraine à l’UE est une promesse « pas tenable » pour Pécresse

La candidate LR à l’élection présidentielle, Valérie Pécresse a jugé jeudi, que l’Ukraine avait une « vocation européenne » mais a estimé qu’une adhésion de Kiev à l’UE était une promesse intenable « dans l’immédiat », à l’issue d’une rencontre avec des leaders européens de droite et centre droit du Parti populaire européen (PPE).

« L’urgence est de soutenir l’Ukraine pour qu’elle garde son intégrité politique et territoriale », a-t-elle complété alors que le pays fait face à une sanglante invasion de la part de son voisin russe.

18h10 : Le G7 dit « envisager » des mesures pour limiter la hausse du prix du gaz
18h08 : Le G7 appelle les pays producteurs de gaz et pétrole à « augmenter les livraisons »

Les pays du G7 ont appelé jeudi les pays producteurs de gaz et de pétrole à « augmenter leurs livraisons » pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et aux risques de pénuries liés à l’invasion de l’Ukraine.

« Il est nécessaire d’envisager des mesures efficaces afin d’arrêter l’augmentation du prix du gaz », écrivent aussi dans une déclaration commune les ministres de l’Energie des pays du G7 à l’issue d’une réunion virtuelle extraordinaire consacrée à l’Ukraine.

17h55 : « L’Europe va changer encore plus vite et plus fort avec la guerre » en Ukraine, affirme Macron

« L’Europe a changé sous le coup de la pandémie, elle va changer plus vite et plus fort sous le coup de la guerre », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron à Versailles, près de Paris, avant le début d’un sommet européen.

Cette guerre va conduire les 27 à prendre « des décisions historiques » pour « complètement redéfinir l’architecture de notre Europe », a-t-il ajouté, en souhaitant « des décisions en matière d’énergie, peut-être d’agriculture » à conclure fin mars mais aussi « des décisions en matière de défense » avec « vraisemblablement un conseil exceptionnel » sur ce dossier en mai.

17h48 : Il n’existe « pas de procédure rapide d’adhésion à l’UE »

Il n’existe « pas de procédure rapide d’adhésion à l’UE », a rappelé jeudi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Versailles, alors que l’Ukraine a déposé une candidature dans l’espoir de rejoindre « sans délai » le bloc des Vingt-Sept.

« Nous ne pouvons pas donner l’impression aux Ukrainiens que tout peut se produire d’un jour à l’autre », a également averti son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel, en arrivant pour un sommet européen près de Paris, qui entend réaffirmer le soutien de l’UE au pays attaqué par la Russie et lui donner une perspective de rapprochement avec l’Europe sur le long terme.

17h47 : « Je ne vois pas un cessez-le-feu réaliste à ce stade », regrette Macron

Concernant le bombardement de la maternité de Marioupol, il condamne « un acte de guerre indigne », « dont l’objectif manifeste est de tuer des civils ».

17h46 : La Russie qualifie la frappe contre l’hôpital ukrainien de Marioupol de « mise en scène »

« L’aviation russe n’a accompli aucune mission de destruction de cibles dans la région de Marioupol », a assuré le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov. « La prétendue frappe aérienne est une mise en scène totale à des fins de provocation afin d’entretenir l’agitation antirusse du public occidental », a-t-il ajouté.

17h44 : « Notre démocratie est menacée »

« Il faut être prêt à défendre ses valeurs » et à « en payer le prix », ajoute le président.

17h42 : « Je suis inquiet, pessimiste, c’est pour ça que je crois que notre Europe doit être au rendez-vous », dit Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat s'exprime avant une réunion de l'UE à Versailles.

17h39 : La CEDH demande à Moscou de respecter la liberté d'expression de Novaïa Gazeta
17h35 : Une « rue des héros ukrainiens » à Vilnius

Et pas n’importe laquelle : celle où se trouve l’ambassade de Russie. Un joli pied de nez à Moscou.


 

17h22 : Une maternité de Kiev transformée en hôpital de campagne

Une jeune Ukrainienne était en train de récupérer après la naissance de ses jumeaux dans l’une des principales maternités de Kiev quand un éclat d’obus a percé une fenêtre, jonchant le sol de sa chambre de verre brisé. Le lendemain, après une nuit passée dans un bunker, les femmes et les nouveau-nés ont été évacués et la clinique transformée en poste médical de campagne pour les militaires et civils blessés.

Valeriy Zukin, PDG d’une clinique privée dans une banlieue de la capitale, veut désormais un soutien politique et militaire d’Occidentaux plutôt que de l’aide humanitaire. « Je reçois beaucoup de questions de l’étranger du type "quel genre d’aide humanitaire vous faut-il ?" Je préfère acheter des médicaments et ne pas demander l’aumône », explique-t-il. « C’est comme demander à un homme avec un nœud coulant autour du cou s’il a soif. Enlevez d’abord le nœud coulant », poursuit-il. Femmes et enfants ont quitté sa clinique, mais une ambulance militaire kaki constellée d’éclats d’obus y est désormais garée.

17h19 : Poutine a fait « une grave erreur » et « va perdre cette guerre », assure Justin Trudeau

« Vladimir Poutine a fait une grave erreur et va perdre cette guerre qu’il a commencée, à cause du courage et de la résilience et de l’inspiration qu’offrent ces braves Ukrainiens. Mais aussi à cause de l’unité, de la fermeté des pays alliés » qui ne peuvent pas le permettre, a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau, répétant la même phrase en français et en anglais, lors d’une conférence de presse avec le président polonais Andrzej Duda.

17h12 : Spotify tire un trait sur ses abonnés payants en Russie

Contrecoup des sanctions économiques contre la Russie, le géant suédois de la musique en ligne Spotify va devoir tirer un trait sur ses abonnements payants dans le pays, rendus quasi impossibles par les sanctions sur les cartes bancaires et moyens de paiements. « Du fait des nouvelles restrictions mises en place par les principaux fournisseurs de paiement, la majorité des utilisateurs Premium en Russie ne peuvent plus effectuer leurs paiements », affirme un porte-parole du numéro un mondial des plateformes audio.

Les comptes payants « seront annulés si le paiement mensuel échoue et le compte sera automatiquement basculé vers notre service gratuit », a-t-il précisé dans une déclaration écrite. Le service gratuit reste, lui, disponible « pour permettre au flux mondial d’informations » de continuer à circuler, indique le numéro un mondial des podcasts, soulignant « que l’art et l’information sont des forces puissantes du bien ».

17h05 : Le Trésor américain envisage de nouvelles sanctions contre la Russie

« Les atrocités (que les Russes) commettent contre les civils semblent s’intensifier, il est donc certainement approprié que nous travaillions avec nos alliés pour envisager de nouvelles sanctions », a déclaré Janet Yellen, la ministre de l’Economie de Joe Biden lors d’une interview vidéo au Washington Post. Elle a par ailleurs estimé que les sanctions prises à ce jour ont « dévasté » l’économie russe.

16h50 : L’UE dénonce un « crime de guerre » à Marioupol et réclame une enquête

« Le bombardement par la Russie d’un hôpital comprenant une maternité est un crime de guerre odieux. Les attaques aériennes contre des quartiers résidentiels et le blocage des convois d’aide (vers la ville) par les forces russes doivent cesser immédiatement », dénonce Josep Borell, chef de la diplomatie européenne, sur Twitter. C’est un acte « inhumain, cruel et tragique. Je suis convaincue qu’il peut s’agir d’un crime de guerre : il faut mener une enquête approfondie », a déclaré de son côté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur le même réseau social.

16h43 : Et Vladimir Poutine devient Voldemort
Vladimir Poutine en Voldemort.
Vladimir Poutine en Voldemort. - Lukasz Gdak/East News/SIPA

 

16h42 : Sur une fresque à Poznan, en Pologne, le président ukrainien est Harry Potter...
Volodymyr Zelensky en Harry Potter.
Volodymyr Zelensky en Harry Potter. - Lukasz Gdak/East News/SIPA

 

16h35 : Goldman Sachs quitte la Russie

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a annoncé jeudi qu'elle allait se retirer de Russie, devenant ainsi le premier grand établissement de Wall Street à prendre ses distances avec Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Selon son dernier rapport annuel, l'exposition de la firme à la Russie s'élevait fin 2021 à 650 millions de dollars, la grande majorité étant liée à des créances d'acteurs privés et à des emprunteurs. Goldman Sachs n'y donne pas plus de détails sur le nombre d'employés dans le pays.

16h31 : Les combats continuent dans la banlieue de Kiev

 

16h25 : La Turquie espère organiser un sommet Poutine-Zelensky

Malgré l’échec des négociations sur un cessez-le-feu, les ministres des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov et ukrainien Dmytro Kuleba ont promis de poursuivre le dialogue entre les deux pays. Un succès diplomatique pour Ankara qui accueillait cette rencontre. « Les deux parties étaient présentes et nous avons joué un rôle de facilitateur à leur demande », a assuré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, à l’issue d’une heure quarante de discussions qu’il a qualifiées de « pas faciles mais civilisées », dans un grand hôtel d’Antalya, une station balnéaire prisée des touristes russes.

« Il fallait un début et si nous continuons sur cette voie, ensemble, on pourra arriver à un résultat », a-t-il poursuivi, espérant même l’organisation d’une rencontre au sommet entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Volodymyr Zelensky. « Monsieur Kuleba a dit que le président Zelensky y était prêt et monsieur Lavrov que le président Poutine n’était pas contre le principe ».

16h18 : Une répétition de l’intervention russe en Syrie ?

Comme en Ukraine aujourd’hui, « la première cible de la Russie en Syrie a été la reconquête des grandes villes, » dont Alep, deuxième ville du pays, explique l’analyste Fabrice Balanche à l’AFP. Différence notable avec la Syrie, où Bachar al-Assad était un allié de Moscou, l’assaut de Kiev vise à délégitimer le pouvoir en place, à l’image des zones sous contrôle rebelle. Et tout comme en Syrie, les bombardements contre des hôpitaux et des écoles en Ukraine vise à « terroriser » les civils, estime-t-il.

La Russie « bombarde les objectifs militaires (…) puis les infrastructures de santé et d’énergie pour rendre la vie impossible aux civils et les pousser au départ », selon lui. « Une fois les civils partis, il est plus facile à l’armée d’avancer ». Mais La Syrie constitue « un théâtre (de guerre) plus petit » face à l’Ukraine, qui marque « un changement d’échelle » pour les opérations russes, indique une source militaire française. Et par rapport à 2015, l’armée russe a « corrigé de nombreuses lacunes de ses armes terrestres, maritimes et aériennes de haute précision, identifiées lors de l’utilisation de systèmes de missiles en Syrie », selon Anton Mardasov, du Conseil russe des affaires internationales.

16h08 : Les sanctions contre la Russie risquent d’entraîner une inflation mondiale des prix alimentaires, prévient Poutine

« Si ça continue comme ça, cela aura des conséquences sérieuses (…) pour le secteur alimentaire dans l’ensemble, la hausse de l’inflation sera inévitable », a-t-il dit, lors d’une réunion gouvernementale, alors que les exportations d’engrais russes doivent être suspendues. Les engrais russes ne sont pas en soi touchés par les sanctions occidentales. Par contre, les secteurs de la finance et de la chaîne logistique le sont, ce qui affecte les capacités de la Russie à exporter.

16h04 : La situation à Kiev

On vous disait tout à l’heure que des chars s’approchaient de la capitale ukrainienne. Le village de Brovary, où ils ont été filmés, est en haut à droite de la carte.


 

15h57 : Peut-on arrêter la guerre ? Réponse de notre expert Cyrille Bret

Les Occidentaux ont fait un « pari » avec un « train de sanctions absolument extraordinaire et historique contre la Russie », expliquait le professeur de Sciences Po à notre journaliste Marie de Fournas hier sur Instagram. Mais il craint aussi l’envie d'« aller jusqu’au bout » des Russes, maintenant qu’ils subissent le pire isolement économique, diplomatique et culturel « depuis la fin de la guerre froide ».

15h48 : La Russie maintient toutes ses exportations énergétiques, y compris via l’Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a souligné jeudi que son pays maintenait toutes ses livraisons d’hydrocarbures en dépit du conflit en Ukraine et des sanctions occidentales, jugeant la Russie pas responsable de l’envolée des cours mondiaux. « Nous respectons toutes nos obligations en matière d’approvisionnements énergétiques », a-t-il souligné lors d’une réunion gouvernementale, soulignant que « tous les volumes » étaient livrés à l’Europe comme ailleurs et que même le « système de transport de gaz de l’Ukraine est rempli à 100 % ».

15h43 : Inutile de dire à quoi elle ressemble aujourd'hui vu notre dernier post

 

15h36 : Déjà 100 milliards de dollars de dégâts en Ukraine

Les dégâts provoqués par la guerre en Ukraine sont pour l’heure estimés à 100 milliards de dollars, selon des évaluations préliminaires, a indiqué jeudi Oleg Ustenko, le conseiller économique du président ukrainien. Il a toutefois estimé que le système financier ukrainien s’en sortait plutôt bien « compte tenu des circonstances actuelles », citant « un taux de change plus ou moins stable ».

« Environ 50 % de nos entreprises ne fonctionnent plus et celles qui tournent encore, ne sont pas à 100 % de leurs capacités », a-t-il également détaillé. Il a aussi évoqué l’important travail de reconstruction à venir alors que routes, ponts, hôpitaux ont été détruits.

15h32 : Un millier de soldats russes capturés

Selon une source officielle ukrainienne pour 20 Minutes, environ 1.000 soldats russes ont été faits prisonniers de guerre depuis le début de l’invasion.

15h25 : La BCE réfléchit à des « outils » monétaires de soutien à l’Ukraine

« Nous étudions, notamment avec la Commission européenne, comment nous pourrions déployer des outils en soutien au peuple et aux autorités ukrainiens », a expliqué la présidente de la BCE Christine Lagarde, précisant que cela pourrait s’intégrer à des outils existants d’échanges de devises ou s’appuyer sur « d’autres méthodes ».

15h18 : La banque centrale russe suspendue de la banque des règlements internationaux

L’économie russe est de plus en plus débranchée de l’économie mondiale. La banque centrale russe a été suspendue de la Banque des règlements internationaux (BRI), a indiqué jeudi une porte-parole de cette institution considérée comme la banque centrale des banques centrales. L’institution, qui a dit se conformer aux sanctions internationales, a suspendu l’accès de la Banque centrale de la Fédération de Russie à « tous les services de BRI ».

15h13 : L’accueil des réfugiés ukrainiens s’organise à Paris

La maire de Paris, Anne Hidalgo, évoque « plusieurs centaines » de réfugiés déjà arrivés dans la capitale et hébergés principalement dans le 18e arrondissement. Elle souhaite qu’une école, actuellement vide, du 7e arrondissement puisse accueillir les nombreux enfants pour leur permettre de suivre leur scolarité.


 

15h08 : Chelsea veut discuter avec le gouvernement après les sanctions contre Abramovitch

Le club londonien veut changer la licence qui lui est accordée pour « fonctionner aussi normalement que possible ».

14h59 : Uniqlo suspend finalement ses ventes en Russie

Trois jours après avoir défendu un positionnement « neutre et pacifiste », la marque d’habillement japonaise Uniqlo a finalement décidé de suspendre ses activités en Russie. « Tandis que nous poursuivions notre activité Uniqlo en Russie, il nous est apparu clairement que nous ne pouvions plus continuer du fait d’une série de difficultés », a indiqué sa maison mère Fast Retailing, évoquant parmi ces raisons des « problèmes opérationnels » et « l’aggravation du conflit » en Ukraine.

« Fast Retailing est vivement opposé à tout acte d’hostilité. Nous condamnons toutes les formes d’agression qui violent les droits humains et menacent l’existence pacifique des individus », insiste le groupe dans un communiqué. Le PDG-fondateur de Fast Retailing, Tadashi Yanai, s’était attiré des remarques polémiques après un entretien publié lundi par le quotidien économique Nikkei. « S’habiller est une nécessité de la vie. Les Russes ont le même droit de vivre que nous », avait-il notamment déclaré.

14h56 : La BCE prévoit 5,6 % d’inflation et une croissance en berne

La guerre en Ukraine « aura un impact important sur l’activité économique et l’inflation, par la hausse des prix de l’énergie et des matières premières, la perturbation du commerce international et la confiance », a déclaré Christine Lagarde. Les experts de la BCE prévoient une progression du PIB de 3,7 % cette année contre 4,2 % attendus lors des dernières projections, alors que la hausse des prix devrait atteindre 5,1 % contre 3,2 % prévus jusqu’ici.

14h44 : On a répondu à vos questions avec un expert

Hier sur Instagram, notre journaliste Marie de Fournas a relayé en direct vos questions sur la guerre en Ukraine à Cyrille Bret, chercheur à l'institut Jacques-Delors et expert des questions européennes. Et si vous n'étiez pas devant votre écran, elle vous a fait un petit récap' juste ici.


 

14h37 : La BCE va accélérer la fin des rachats de dette

Le programme de rachat de titres publics et privés, le « QE », arme principale de la banque centrale lancée durant les années d’inflation atone, va se terminer plus vite qu’annoncé initialement, alors que les prix flambent en zone euro à cause de la guerre en Ukraine. Les achats nets mensuels de dette privée et publique s’élèveront à 40 milliards d’euros en avril, 30 milliards d’euros en mai et 20 milliards d’euros en juin, selon un communiqué. Auparavant, la BCE voulait les faire redescendre à 20 milliards à partir d’octobre seulement et les laisser perdurer « aussi longtemps que nécessaire ».

14h33 : Légère accélération du nombre de réfugiés

Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 2.316.002 réfugiés venant d'Ukraine sur son site internet dédié vers 11 heures GMT. Ce sont 160.731 Ukrainiens de plus que lors du précédent pointage qui ont franchi la frontière en 24 heures. Les autorités et l'ONU s'attendent à ce que le flot s'intensifie encore, avec les évacuations de certains centres urbains. Les couloirs humanitaires ouverts mercredi ont permis d'évacuer 35.000 personnes des villes et localités assiégées par l'armée russe, ont indiqué les autorités ukrainiennes mercredi soir.

14h22 : Des nouvelles de la solidarité européenne

La Commission européenne s’est félicitée du large convoi d’aide humanitaire envoyé vers l’Ukraine.


 

14h15 : La Russie interdit d’exporter certaines marchandises et équipements étrangers

La Russie a interdit jeudi l’exportation de certaines marchandises et équipements étrangers, pour faire face aux sévères sanctions économiques adoptées à son encontre par les Occidentaux pour le conflit en Ukraine. Cette mesure concerne des biens et équipements précédemment importés en Russie depuis l’étranger.

Selon le gouvernement, cette interdiction vise certaines technologies liées aux télécommunications, à la médecine, des machines agricoles ou encore des équipements électriques. Il s’agit aussi des locomotives, turbines, machines de traitement des métaux et des pierres, des moniteurs et projecteurs. « Cette mesure est nécessaire pour assurer la stabilité du marché russe », a indiqué le gouvernement dans un communiqué, précisant qu’elle serait en vigueur jusqu’à la fin de l’année.

14h10 : La Russie donne les noms de deux soldats morts en Ukraine pour la première fois

 

14h01 : Des médailles pour 114 soldats ukrainiens

Le ministère de la Défense ukrainien a annoncé que le président Volodymyr Zelensky a remis des médailles à 114 soldats. 11 ont été déclarés « héros de la nation » à titre posthume.


 

13h56 : Au moins 71 enfants tués en Ukraine depuis le début de l’offensive russe

Au moins 71 enfants ont été tués en Ukraine depuis le début de l’offensive russe le 24 février, a annoncé jeudi Liudmyla Denisova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.

« Du début de l’invasion russe au 10 mars 10 heures [heure française] inclus, 71 enfants ont été tués et plus de 100 blessés », a-t-elle indiqué dans un communiqué sur Telegram.

13h55 : L’Otan est « plus forte » et la Russie « plus faible » à cause de Poutine, d’après les Etats-Unis

La vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris a déclaré jeudi à Varsovie que l’Otan était devenue « plus forte » et la Russie « plus faible » à cause de l’agression russe en Ukraine.

« L’alliance de l’Otan est plus forte et la Russie est plus faible à cause de ce que Poutine a fait, c’est très clair pour nous », a dit Kamala Harris, alors que son hôte, le président polonais Andrzej Duda, a dénoncé « la barbarie » des forces russes, « barbarie ayant les caractéristiques d’un génocide ».

13h54 : La BCE prendra « toutes les mesures nécessaires » pour garantir la stabilité financière

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de maintenir ses taux d’intérêt directeurs à leur plus bas niveau et n’affirme plus qu’un arrêt de ses achats nets de dette sera automatiquement suivi d’une hausse de ces taux.

Souhaitant conserver un maximum de « flexibilité » au regard des incertitudes économiques liées au conflit en Ukraine, le BCE dit désormais que tout changement des taux d’intérêt directeurs « interviendra quelque temps après la fin des achats nets » et « sera progressif », indique-t-elle dans un communiqué. Même si les perspectives d’inflation restent élevées dans les mois à venir, la BCE conclura ses achats nets « au troisième trimestre » de 2022, ajoute-t-elle.

13h52 : Au Portugal, des réfugiés ukrainiens accueillis dans un stade

Une vingtaine de réfugiés ukrainiens ayant fui la guerre dans leur pays ont été accueillis mercredi soir à Leiria, dans le centre du Portugal, où ils ont été installés dans les loges d’un stade de football transformé en centre d’hébergement.

Après quatre jours de voyage, ce groupe composé de femmes et d’enfants originaires du centre de l’Ukraine, à environ 200 km de Kiev, a été accueilli avec émotion par des membres de la communauté ukrainienne vivant déjà dans la région de Leiria.

Pour venir en aide à ces réfugiés, les pouvoirs locaux ont décidé de transformer une vingtaine de loges du stade municipal, qui avait déjà servi de centre logistique pendant la pandémie de Covid-19, en chambres d’accueil jaunes et bleues aux couleurs de l’Ukraine, avec vue imprenable sur la pelouse du terrain de football.

13h50 : Kiev, une « forteresse »

La capitale de l’Ukraine a perdu la moitié de sa population, d’après le maire de la ville.

« Cependant, Kiev s’est transformée en forteresse », a martelé Vitali Klitschko, au quinzième jour de l’invasion russe : « Chaque rue, chaque bâtiment, chaque checkpoint s’est fortifié ».

13h49 : La BCE maintient ses taux directeurs inchangésLa BCE a annoncé se donner plus de temps avant de relever ses taux.
13h48 : La maternité de Marioupol bombardée en dessins

Après le bombardement russe de la maternité de Marioupol, qui a causé la mort de trois personnes dont une fillette, de nombreux internautes ont posté des hommages. Dont ce dessin que nous vous partageons.


 

13h43 : Maternité bombardée en Ukraine : l’UE condamne un « crime de guerre odieux »

Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a qualifié jeudi de « crime de guerre odieux » le bombardement russe d’un établissement abritant une maternité et un hôpital pédiatrique à Marioupol en Ukraine, qui a fait trois morts, dont une fillette, et 17 blessés.

« Marioupol est assiégé (…) Les attaques aériennes contre des quartiers résidentiels et le blocage des convois d’aide (vers la ville) par les forces russes doivent cesser immédiatement », a déclaré Josep Borrell sur Twitter, rappelant la « nécessité » d’organiser des corridors humanitaires.


 

13h41 : Seuls 7.200 réfugiés ukrainiens en France

Sur les plus de 2,1 millions de déplacés en raison de l’invasion russe de l’Ukraine, débutée le 24 février, la France avait reçu jeudi plus de 7.200 personnes, selon les données du ministère de l’Intérieur.

13h38 : Le rythme d’arrivée des réfugiés s’accélère ces dernières 24 heures

Le rythme d’arrivée des réfugiés qui fuient les combats en Ukraine s’est légèrement accéléré ces dernières 24 heures, plus de 160.000 personnes ayant franchi la frontière, portant leur total à plus de 2,3 millions, selon le dernier décompte de l’ONU publié jeudi.

13h28 : La moitié de la population de Kiev a fui depuis le début de l’invasion russe

La moitié de la population de l’agglomération de Kiev a fui depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, a annoncé jeudi le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko.

« D’après nos informations, un habitant de Kiev sur deux a quitté la ville. Aujourd’hui, un peu moins de deux millions d’habitants s’y trouvent », a-t-il affirmé à la télévision ukrainienne.

13h26 : Les Bourses de Francfort et Milan accentuent leurs pertes et reculent de plus de 3 %

Les Bourses d’Europe continentale s’enfonçaient de 3 % ou presque jeudi en milieu de journée, inquiètes des répercussions du conflit russo-ukrainien et dans l’attente de la réaction de la Banque centrale européenne (BCE) face à la guerre en Ukraine.

Vers 13h15, la Bourse de Francfort reculait de 3,02 % et celle de Milan de 3,19 %. Paris chutait aussi de plus de 2,5 %. De son côté, la Bourse de Londres, plus résiliente depuis le début de la crise, cédait 1,23 %.

13h25 : La Russie interdit d’exporter certaines marchandises et équipements étrangers

La Russie a interdit jeudi l’exportation de certaines marchandises et équipements du pays, pour faire face aux sévères sanctions économiques adoptées à son encontre par les Occidentaux pour le conflit en Ukraine.

Selon gouvernement, cette interdiction concerne certaines technologies liées aux télécommunications, à la médecine, des machines agricoles ou encore des équipements électriques. L’exportation de certains types de bois vers des pays « inamicaux » est aussi restreinte.

13h21 : Une sénatrice propose un fonds d’aide aux victimes alimenté par les biens russes confisqués

La sénatrice centriste Nathalie Goulet propose la création d’un « fonds d’aide aux victimes de la guerre en Ukraine », alimenté par les biens et les avoirs confisqués aux dirigeants et oligarques russes sur la base des sanctions européennes.

La sénatrice a déposé une proposition de loi dans ce sens, qui n’a aucune chance d’être examinée à court terme par le Parlement, dont les travaux sont suspendus en raison de l’élection présidentielle. Mais elle a le mérite « de poser l’idée sur la table », a-t-elle expliqué jeudi à l’AFP.

13h18 : Dîner dans le cadre du Sommet de Versailles

« La guerre en Ukraine et les prochaines étapes la concernant seront discutées entre chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne lors du dîner de ce soir dans le cadre du Sommet de Versailles », a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine ont également convenu « de rester en contact étroit au cours des prochains jours ».

13h13 : « Négociations entre l’Ukraine et la Russie »

Une solution à la guerre en Ukraine doit passer par des « négociations entre l’Ukraine et la Russie », ont déclaré au président russe Vladimir Poutine les dirigeants français et allemand lors d’un entretien téléphonique jeudi.

« Messieurs Macron et Scholz ont insisté sur le fait que toute solution à cette crise devait passer par des négociations entre l’Ukraine et la Russie », a indiqué une source gouvernementale allemande.

13h09 : Le gouvernement « anticipe » jusqu’à « 100.000 réfugiés » fuyant l’Ukraine vers la France

Le gouvernement français anticipe l’arrivée possible dans les prochaines semaines en France de « 50.000, peut-être 100.000 » personnes fuyant le conflit en Ukraine et « se prépare » à organiser leur accueil, a annoncé jeudi le coordinateur de la cellule interministérielle de crise (CIC).

« Nous devons anticiper pour être prêts le cas échéant à accueillir 50.000, peut-être 100.000 réfugiés », a déclaré le préfet Joseph Zimet lors d’une conférence de presse au ministère de l’Intérieur, à l’issue de la première réunion de cette cellule de crise.

13h01 : Sony et Nintendo suspendent leurs expéditions vers la Russie

Les deux géants japonais du jeu vidéo se désengagent à leur tour du pays. Sony, fabricant de la PlayStation, annonce avoir « suspendu toutes les expéditions de jeux et de consoles, le lancement de Gran Turismo 7 et les opérations du PlayStation Store en Russie ». Le groupe a aussi rappelé son annonce d’un don de 2 millions de dollars au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à l’organisation Save the Children pour soutenir les victimes de cette guerre.

Côté Nintendo, les expéditions sont aussi suspendues pour deux raisons : le fait que sa boutique en ligne est indisponible en Russie depuis le 4 mars à cause de la suspension des transactions en roubles par son prestataire de services de paiement, et des « perturbations logistiques ».

12h55 : Les toutous aussi ont droit au statut de réfugié

C'est presque une jolie histoire de l'amour d'un maître pour son chien.


 

12h50 : La France ni non-alignée, ni cobelligérante

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune refuse de dire que la France n’est pas alignée, une position notamment prônée par Jean-Luc Mélenchon.


 

12h44 : Voici une photo des chars russes progressant vers Kiev

Cette photo a été prise par un drone de l'armée ukrainienne. La colonne de chars est à Brovary, au nord-est de Kiev.

Une colonne de chars russes se dirige vers Kiev.
Une colonne de chars russes se dirige vers Kiev. - Armed Forces of Ukraine/Armed Forces of Ukraine//Cover Images/SI

 

12h37 : Les salariés russes et ukrainiens du Conseil de l’Europe essaient de préserver leurs relations

Au sein du Conseil de l’Europe, institution basée à Strasbourg, une centaine d’Ukrainiens travaillent. Idem pour la Russie. Depuis le début de l’invasion russe, cette maison garante des droits humains se trouve donc ébranlée. Soucieuse de préserver l’unité de l’institution, sa secrétaire générale, Marija Pejcinovic Buric, avait « fait un appel très clair » à être « gentils et bienveillants envers tous les collègues, et bien sûr y compris les collègues russes », a-t-elle déclaré à l’AFP, reconnaissant que « des fois, c’est difficile ».

Les salariés ukrainiens ont droit à des « congés exceptionnels », a-t-elle précisé. Signe de ce désir d’unité, environ 200 agents du Conseil, dont des Ukrainiens et des Russes, se sont rassemblés mercredi devant le Conseil pour réclamer la « paix ». « Je n’ai pas eu de conflit ou d’incompréhension avec mes collègues ukrainiens », confie une employée russe, âgée de 45 ans et qui demande également l’anonymat. L’agression russe est « pour nous incompréhensible. C’est dur pour tout le monde ».

12h32 : Emmanuel Macron a encore parlé à Vladimir Poutine

Selon une information communiquée par l’Elysée, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Schloz se sont entretenus par téléphone avec Vladimir Poutine ce matin. Ils ont notamment « exigé de la Russie qu’elle cesse immédiatement le feu » et insisté sur une solution diplomatique.

12h21 : Pour Sergueï Lavrov, la Russie n’a « pas attaqué l’Ukraine »

A l’issue de la rencontre avec son homologue ukrainien en Turquie, le ministre russe des Affaires étrangères a affirmé que la Russie « n’avait pas attaqué l’Ukraine », mais qu’elle a répondu à « des menaces directes contre (sa) sécurité », insistant une nouvelle fois que la démilitarisation de son voisin pro-occidental et de sa neutralité. Sergueï Lavrov a aussi démenti le fait de cibler des civils, expliquant que la maternité de Marioupol abritait un groupe armé de nationalistes ukrainiens et que les patientes et le personnel médical avaient été évacués.

12h16 : On a suivi une ONG solidaire jusqu'en Pologne

Les pompiers humanitaires du Groupe de secours catastrophe français (GSCF), une ONG basée dans le Nord, organisent leur deuxième convoi d’aide humanitaire à destination de la frontière ukraino-polonaise. Notre journaliste Mickël Libert a embarqué avec eux, et vous raconte ce périple.


 

12h05 : Le mea culpa de Robert Ménard

« Quand j’ai été élu maire, deux trois ans après il y a eu la crise en Syrie et j’ai fait des déclarations, le journal municipal a fait des unes, des affiches aussi, que je ne referais plus, pour tout vous dire que j’ai honte d’avoir faits », a déclaré le maire de Béziers, proche de Marine Le Pen, sur Public Sénat. Une affiche publiée alors, montrant des migrants africains et nord-africains devant une église, proclamait « L’Etat nous les impose. Ça y est ils arrivent… Les migrants dans notre centre-ville ! »

« Il n’y a pas deux sortes de victimes, des Européens chrétiens qu’il faudrait défendre et des gens pas européens qui seraient au Moyen-Orient et qu’on aurait eu raison de ne pas accepter chez nous », avait-il ajouté, regrettant un « deux poids deux mesures pas glorieux ». Tout en défendant la candidature de Marine Le Pen, il assure aussi qu’Emmanuel Macron « fait le job » sur le dossier russo-ukrainien et « on se doit d’être derrière lui ».

11h59 : La « raspoutitsa », où comment la météo ukrainienne pourrait changer le cours de la guerre

On parle souvent de l’hiver russe, responsable en partie de la déroute de Napoléon il y a deux siècles, et de l’échec de l’invasion nazie plus récemment. La météo pourrait aussi avoir son rôle à jouer en Ukraine, où les sols dégèlent à l’approche du printemps. Ainsi, on voit depuis plusieurs jours des images de blindés russes embourbés. C’est la « raspoutitsa », « la saison des mauvaises routes ».

Un vrai casse-tête logistique pour l’armée russe, qui perd ainsi des véhicules sur roue et voit ses chars consommer trois fois plus d’essence pour avancer. Pas sûr que cela fasse basculer la guerre, vu la supériorité théorique de l’armée russe. Mais cela peut contribuer à l’enlisement, dans tous les sens du terme, du conflit…


 

11h51 : La Slovaquie s'organise pour repérer les demandeurs d'asile

 

11h47 : Le gouvernement britannique simplifie la procédure d’entrée des Ukrainiens au Royaume-Uni

Le gouvernement britannique a annoncé simplifier à partir de la semaine prochaine la procédure d’entrée au Royaume-Uni pour les Ukrainiens fuyant leur pays en guerre, après de nombreuses critiques sur la complexité des démarches. « À partir de mardi, je peux annoncer que les Ukrainiens titulaires d’un passeport n’auront plus besoin de se rendre dans un centre de demande de visa pour donner leurs données biométriques avant de venir au Royaume-Uni », a déclaré la ministre de l’Intérieur Priti Patel à la chambre des Communes, précisant qu’ils pourront obtenir en ligne la permission de venir.

11h46 : Trois journaux nordiques vont publier en russe pour contrer le Kremlin

« Notre but est de donner aux Russes accès à une couverture non partisane et fiable », écrivent les rédacteurs en chef des quotidiens de référence Politiken (Danemark), Dagens Nyheter (Suède) et Helsingin Sanomat (Finlande) dans une tribune commune. « La tragédie ukrainienne ne doit pas être communiquée au public russe par des canaux de propagande », plaident-ils, en dénonçant la récente fermeture des derniers médias audiovisuels indépendants en Russie, la radio Echo de Moscou et la chaîne de télévision d’opposition Dojd.

11h44 : Le Premier ministre espagnol accuse la Russie de « crimes de guerre »

« Nous voyons comme ils sont en train de bombarder des hôpitaux. Ils s’attaquent précisément à la société civile de manière indiscriminée, violant clairement les droits humains et très probablement commettant des crimes de guerre, et ces crimes de guerre ne peuvent rester impunis », a déclaré le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, en référence au bombardement de la maternité de Marioupol. Il visitait un centre d’accueil pour réfugiés ukrainiens à Pozuelo de Alarcon, près de Madrid.

11h39 : Vers plus de souveraineté européenne ?

Les dirigeants des 27 pays membres de l'UE sont réunis aujourd'hui et demain à Versailles. Au menu des discussions, la défense, l'énergie et la guerre en Ukraine. Sous le choc depuis le début de l'invasion russe, certains pays ont pris conscience du manque dans leurs armées. On vous en dit plus sur ce sommet juste ici.

 

11h33 : La télévision russe en pleine réalité alternative

En plus de mener la guerre en Ukraine, le Kremlin chasse l’indépendance des médias et les discours qui dévient de la ligne dictée par le pouvoir. L’offensive a sonné le glas de deux piliers de l’intégrité journalistique russe : la radio Ekho Moskvy (l’Echo de Moscou) et la chaîne de télévision Dojd (La pluie) ont fermé leurs portes il y a une semaine après le blocage de leurs sites. Le quotidien Novaïa Gazeta, dont le rédacteur en chef a obtenu le prix Nobel en 2021, a indiqué qu’il retirerait ses archives sur l’Ukraine de son site Internet.

Dans les médias officiels, le terme « invasion » est proscrit, au profit de la formule « opération militaire spéciale ». Le principal journal télévisé du pays, Vremya (le Temps) sur Canal 1, un monument de l’information depuis l’ère soviétique, démarre chaque soir en saluant l'« héroïsme et le courage » des soldats russes. Aucune mention n’est faite du nombre des militaires tués, figé à 498 depuis l’unique bilan officiel annoncé le 2 mars, alors que les Etats-Unis le situent entre 2.000 et 4.000 tués en deux semaines. Le présentateur, qui reprend les éléments de langage du Kremlin, fustige une « agression » ukrainienne contre la Russie. Il rejette les protestations de l’Occident, qu’il qualifie d'« hystérie ».

11h27 : La vente de Chelsea suspendue en raison des sanctions contre Abramovitch

La vente du club de football de Chelsea est suspendue en raison des sanctions prises par le gouvernement britannique contre le propriétaire russe du club de Premier League Roman Abramovitch, en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine. « Les restrictions liées au gel des avoirs s’appliquent également à toutes les entités détenues ou contrôlées par Roman Abramovich. Cela signifie que le club de football de Chelsea est désormais également soumis à un gel des avoirs en vertu des sanctions financières britanniques », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

11h24 : Pour Sergueï Lavrov, la maternité de Marioupol servait uniquement de base à des nationalistes ukrainiens

« Cette maternité a été reprise depuis longtemps par le bataillon Azov et d’autres radicaux, et toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte », a-t-il affirmé. Le bombardement de cette maternité, qui a fait trois morts dont une fillette, suscite un tollé international.

11h23 : La Russie juge « dangereuses » les livraisons d’armes à l’Ukraine

« Ceux qui gorgent d’armes l’Ukraine doivent bien sûr comprendre qu’ils porteront la responsabilité de leurs actes », a déclaré Sergueï Lavrov devant la presse, dénonçant en particulier les livraisons de missiles sol-air portables. Il assure néanmoins vouloir continuer à dialoguer avec son homologue.

11h20 : « L’Ukraine ne se rendra pas », affirme le ministre ukrainien des Affaires étrangères
11h11 : Richard Ferrand vole au secours d’Alexis Corbière

Sur France Info, le président LREM de l’Assemblée nationale a défendu le député LFI, que certains accusent d’avoir violé le « secret-défense » sur les livraisons d’armes à l’Ukraine. « Ce qui se dit dans les commissions parlementaires peut être dit devant vous », a rappelé Richard Ferrand.


 

10h59 : « Pas de progrès sur un cessez-le-feu » au sommet en Turquie

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères s’est désolé du blocage des négociations sur ce point à Antalya. Dmytro Kuleba a tout de même annoncé qu’avec son homologue Sergueï Lavrov, ils avaient décidé de « poursuivre leurs pourparlers dans ce format ».

10h47 : Des trains polonais sont gratuits pour les Ukrainiens allant en Allemagne

La société polonaise des chemins de fer PKP a décidé de rendre gratuits pour les citoyens ukrainiens tous les trains reliant plusieurs grandes villes à l'Allemagne, a-t-elle annoncé dans un communiqué. A partir de mercredi 9 mars, les voitures 2e classe des neuf trains reliant quotidiennement Varsovie, Przemysl (via Cracovie) et Gdynia à Berlin et Francfort sur Oder sont gratuites pour les citoyens ukrainiens, a-t-elle précisé.

Depuis le début de la guerre en Ukraine et l'afflux de réfugiés, les chemins de fer polonais ont augmenté le nombre de trains au départ de la frontière ukrainienne et rendu le transport gratuit pour les Ukrainiens. Ils estiment que plus de 300.000 Ukrainiens en ont bénéficié à compter du 26 février.

10h14 : Le Royaume-Uni sanctionne de nouveaux oligarques russes, dont Roman Abramovitch

L'homme d'affaires avait déjà annoncé son intention de vendre le club de Chelsea pour se mettre en retrait.

10h10 : Le Kremlin va demander « des informations » à l’armée sur le bombardement de la maternité de Marioupol

« Nous allons obligatoirement nous renseigner auprès de nos militaires, car nous, comme vous, n’avons pas une information claire sur ce qu’il s’est passé, et a priori, les militaires nous donnerons des informations », a indiqué lors d’un briefing à la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

L’attaque contre l’hôpital, qui a fait trois morts, a provoqué l’indignation des autorités ukrainiennes et occidentales. Moscou dément cibler les infrastructures civiles et accuse les forces ukrainiennes de se servir de celles-ci comme de boucliers humains.

10h08 : Ils arrivent quand, ces avions ?

Hier, le président Volodymyr Zelensky s'impatientait, alors que Polonais et Américains se disputaient sur la manière de lui mettre à disposition des avions de chasse Mig-29. Mais pourquoi est-ce si compliqué d'envoyer des chasseurs à l'Ukraine ? Notre journaliste Diane Regny fait le point.


 

10h01 : La Suède va investir dans son armée

Le gouvernement suédois a présenté jeudi un projet prévoyant d’accélérer le réinvestissement dans son armée, avec l’objectif d’atteindre les 2 % du PIB « aussi vite que possible » en conséquence de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Stockholm, qui avait déjà recommencé à augmenter ses crédits militaires après l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014, n’a pas donné de calendrier précis mais entend mener cet effort au plus tard d’ici une dizaine d’années, a annoncé l’exécutif. Le nombre de jeunes devant faire leur service militaire obligatoire, réactivé en 2017, va également augmenter, selon le gouvernement.

9h55 : Londres avertit ses militaires partis combattre en Ukraine

Le « très petit nombre » de soldats britanniques partis de leur propre chef combattre en Ukraine s’exposent à d'« énormes problèmes », a averti jeudi le secrétaire d’Etat britannique à la Défense James Heappey. « Il est tout d’abord illégal pour les militaires britanniques de déserter mais déserter pour combattre dans une guerre étrangère est tout simplement inacceptable et risque franchement que le Royaume-Uni soit qualifié à tort par la Russie de belligérant », prévient-il.

9h46 : Moscou cite des projets américains de recherches sur les agents pathogènes d’oiseaux ou de reptiles

Précisant les accusations de recherches sur les armes biologiques, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, cite un « projet américain sur le transfert d’agents pathogènes par des oiseaux sauvages migrateurs entre l’Ukraine et la Russie et d’autres pays voisins ». Il a assuré que les Etats-Unis prévoyaient de « mener des travaux sur les agents pathogènes d’oiseaux, de chauves-souris et de reptiles en Ukraine en 2022 » ainsi que sur la « possibilité de la propagation de la peste porcine africaine et de l’anthrax ».

Les Etats-Unis comme l’Ukraine ont démenti l’existence de laboratoires destinés à produire des armes biologiques dans le pays, mais Moscou prétend avoir récupéré des « documents remis par les employés des laboratoires ukrainiens », évoquant des « transferts de bio-matériaux humains prélevés en Ukraine vers des pays étrangers à la demande des représentants américains ».

9h39 : Le baril de Brent prend encore 5 %

Le pétrole repart à la hausse, avec un bond de 5 % du prix du baril de Brent. Dans le même temps, les Bourses européennes dévissent à l’ouverture : Paris perd 2,05 %, Francfort 2,21 %.

9h32 : L’industrie française craint que la guerre ne freine la transition écologique

La guerre a provoqué une forte inquiétude sur les marchés et l’envol du coût des céréales, du pétrole, mais aussi de certains métaux. « Le cours du nickel explose alors que les constructeurs se sont lancés dans la transition vers l’électrique » et ont besoin de ce métal stratégique pour les batteries des voitures, a souligné mercredi Éric Trappier, PDG du groupe Dassault Aviation et président de l’UIMM, lors du grand oral qu’a fait passer cette organisation patronale de la métallurgie aux candidats à la présidentielle.

Nickel, mais aussi titane très utilisé dans l’aéronautique pour sa robustesse et sa légèreté, acier ou aluminium, la plupart des métaux industriels flambent sur le marché de Londres. « J’avoue avoir découvert il y a deux semaines que le nickel qu’on utilise dans les batteries était surtout russe », admet le patron d’un groupe constructeur de bus, un brin embarrassé. Faute de métaux stratégiques pour fabriquer les batteries des véhicules électriques, « la guerre va retarder la transition énergétique », juge-t-il. Une pénurie est redoutée pour cet été.

9h25 : La rencontre des chefs des diplomaties russe et ukrainienne en Turquie a commencé

C'est la première fois depuis le début de l'invasion que les ministres des Affaires étrangères de Russie et d'Ukraine se rencontrent en personne.

9h22 : Kim Jong-un profite de la diversion

Toute l'attention internationale portée vers la guerre en Ukraine, le leader nord-coréen en profite pour reprendre ses essais de missiles. Par volonté d'être sur le devant de la scène ou justement parce que les Etats-Unis ont mieux à faire ? Notre journaliste Camille Poher s'est penché sur les raisons du dictateur de s'agiter.


 

9h15 : Sebastian Vettel dévoile un casque aux couleurs de l’Ukraine

Le champion du monde allemand, pilote d’Aston Martin, porte un casque décoré aux couleurs de l’Ukraine et avec des symboles de paix lors de la seconde session d’essais de pré-saison à Bahreïn. A l’initiative de l’association des pilotes de Grands Prix, la GPDA, dix-huit des titulaires sur la grille (à l’exception du Britannique Lewis Hamilton et du Danois Kevin Magnussen) ont posé derrière un drapeau ukrainien et une bannière portant les mots « No war » sur la grille de départ du circuit de Sakhir, à Bahreïn, mercredi. Tous portaient également un tshirt barré des mots « No war ».


 

9h02 : Un résumé rapide de la journée d’hier ?

Retrouvez les infos essentielles sur le conflit ukrainien dans notre recap quotidien.

 

8h59 : Des frappes « inhumaines et lâches »

Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal a dénoncé le bombardement de l’hôpital pour enfants par les forces russes à Marioupol.

8h56 : Moscou accuse le Pentagone d’avoir financé en Ukraine des recherches sur des armes biologiques

« L’objectif de ces recherches biologiques financées par le Pentagone en Ukraine était de créer un mécanisme de propagation furtive de pathogènes meurtriers », a accusé dans son briefing matinal sur le conflit en Ukraine le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

8h49 : Pour ne pas perdre le fil

Si vous n'avez pas suivi notre live de la journée du mercredi 9 mars, il est juste ici.

8h47 : Trois personnes dont une fillette ont été tuées à l’hôpital pédiatrique de Marioupol

La veille, le bilan du bombardement faisait état de 17 blessés adultes.

8h18 : Anne Hidalgo et Yannick Jadot demandent un embargo immédiat sur le pétrole et le gaz russe

La candidate PS et le candidat écologiste étaient respectivement invités sur France Inter et Europe 1. Anne Hidalgo a demandé que cet embargo soit accompagné de mesures de blocage des prix.

6h30 : Images avant/après de la destruction de Marioupol

Après 10 jours de bombardements russes, la ville portuaire a des quartiers entiers en ruines. La mairie avance le chiffre de 1.207 civils tués, mais ce bilan est invérifiable dans l'immédiat.


 

5h45 : Toutes les entreprises qui ont lâché la Russie

Cela commence à faire beaucoup, et la Russie est en train de revenir 50 ans en arrière et se retrouve plus que jamais isolée.


 

4h40 : Nintendo rejoint Sony et Microsoft et suspend ses expéditions vers la Russie

Les trois géants du jeu vidéo ont annoncé qu'ils mettaient en pause les expéditions de consoles vers la Russie.

4h25 : La Chambre américaine alloue 14 milliards de dollars à l'Ukraine

Les élus de la Chambre des représentants ont adopté mercredi soir un nouveau budget fédéral américain qui comprend une enveloppe pharamineuse de près de 14 milliards de dollars pour la crise ukrainienne. Le texte, qui comprend un volet économique et humanitaire, mais aussi des armes et des munitions pour Kiev, doit désormais être voté au Sénat avant d'être promulgué par Joe Biden.

4h00 : 35.000 civils évacués via les couloirs humanitaires

Volodymyr Zelensky espère pouvoir continuer les évacuations ce jeudi via 6 couloirs humanitaires. Mercredi, 35.000 civils ont pu être évacués via trois corridors.


 

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue dans ce nouveau live de la rédaction de « 20 Minutes », mobilisée 24h/24. Alors que l’invasion russe entre dans sa troisième semaine, des pourparlers vont pour la première fois se tenir au plus haut niveau, avec une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov et son homologue Dmytro Kuleba en Turquie autour de 10h00 (8h00, heure de Paris). Sur le terrain, Volodymyr Zelensky a dénoncé un « crime de guerre » après le bombardement d’un hôpital pédiatrique par Moscou à Marioupol, mais 35.000 civils ont toutefois pu être évacués par trois couloirs humanitaires dans d’autres villes. En théorie, six autres corridors doivent être ouverts ce jeudi, alors que l’armée russe continue d’encercler Kiev.