Covid-19 : Les centres de vaccination dédiés devraient disparaître d’ici avril

VACCINATION La campagne de vaccination a connu « un ralentissement assez marqué » la semaine dernière, avec 309.000 injections

20 Minutes avec AFP
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Un enfant reçoit une dose de vaccin contre le Covid.
Un enfant reçoit une dose de vaccin contre le Covid. — SOPA Images/SIPA

Les centres de vaccination dédiés spécifiquement au Covid-19 n’ont « pas vocation à perdurer » après la fin mars, si la vague épidémique continue de refluer en France, a indiqué mardi le ministère de la Santé. A l’approche de la fin de l’obligation du pass vaccinal, la campagne de vaccination a connu « un ralentissement assez marqué » la semaine dernière avec 309.000 injections, tendance qui devrait « se poursuivre », selon le ministère.

Réduction des centres de vaccination « actifs »

Le nombre de centres de vaccination « actifs », qui effectuent plus de 100 injections anti-Covid hebdomadaires, s’est déjà réduit à 400, contre 700 la semaine précédente, a-t-on précisé de même source lors d’un point presse. « Courant mars, on veut maintenir un socle minimal de centres, avec deux enjeux, la vaccination pédiatrique et la vaccination avec Novavax », a exposé le ministère, qui a demandé aux Agences régionales de santé (ARS) de travailler en ce sens. Et « à partir de la fin mars, où le vaccin de Novavax sera disponible dans les officines de pharmacie, (…) les centres tels qu’on les a connus n’auront pas vocation à perdurer si la dynamique épidémique continue à baisser », a-t-on ajouté.

Encore des non vaccinés en France

L’idée est que « le maillage territorial sera fondé avant tout sur la vaccination en ville », selon le ministère de la Santé. Et « un certain nombre de centres de vaccination pérennes » pourront au besoin compléter le dispositif. « Mais s’il y a une reprise épidémique forte qui nécessite une revaccination, nous sommes prêts à réarmer les centres très vite et très fort », a assuré le ministère, alors que les contaminations donnent ces derniers jours des signes de reprise. Il reste 4,1 millions de personnes de 12 ans et plus à ne pas être vaccinées contre le Covid-19 en France.