Guerre en Ukraine : Couloirs humanitaires sans issues et ras le bol d’Emmanuel Macron... Retour sur ce douzième jour de conflit

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

20 Minutes avec AFP
Près de 1,7 million de réfugiés ukrainiens ont été recensés depuis le début de la guerre.
Près de 1,7 million de réfugiés ukrainiens ont été recensés depuis le début de la guerre. — MARCUS YAM/LOS ANGELES TIMES/Shu/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit devenu une guerre qui fait chaque jour des victimes, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce matin, la Russie a annoncé des cessez-le-feu locaux et l’ouverture de plusieurs couloirs humanitaires. La communauté internationale n’est pas convaincue.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre déclenchée par Vladimir Poutine en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Tôt ce matin, Moscou a annoncé l’ouverture de plusieurs couloirs humanitaires et l’instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer des civils des villes ukrainiennes de Kharkiv, Kiev, Marioupol et Soumy, en proie à de violents combats. « Les forces russes, dans un but humanitaire, déclarent un « régime de silence » à partir de 10h (8h en France) le 7 mars et l’ouverture de couloirs humanitaires », a indiqué le ministère russe de la Défense.

Cependant, en milieu de matinée Kiev a formellement refusé ces couloirs humanitaires par la voix de la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. « Ce n’est pas une option acceptable », a-t-elle déploré. Selon elle, les civils appelés par les Russes à être évacués des villes de Kharkiv, Kiev, Marioupol et Soumy « n’iront pas en biélorussie pour ensuite prendre l’avion et aller en Russie ».

La phrase du jour

« Tout ça n’est pas sérieux, c’est du cynisme moral et politique, qui m’est insupportable. C’est un artefact de communication que je réprouve. »

Emmanuel Macron a dénoncé sur LCI « le cynisme moral et politique » de Vladimir Poutine sur ces fameux couloirs humanitaires proposés aux habitants des quatre villes ukrainiennes pour « les amener en Russie ». Ce qui est nécessaire, « ce ne sont pas simplement des couloirs, qui sont tout de suite menacés, ce n’est pas ce discours hypocrite qui consiste à dire : "On va aller protéger les gens pour les amener en Russie". Tout ça n’est pas sérieux, c’est du cynisme moral et politique, qui m’est insupportable. C’est un artefact de communication que je réprouve. »

Le chiffre du jour

1,7 million​. C’est un chiffre qui fait froid dans le dos. Plus de 1,7 million de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe lancée le 24 février dernier, selon les derniers décomptes de l' ONU ce lundi. Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 1.735.068 réfugiés sur son site Internet dédié à 11h. Ce sont 200.000 de plus que lors du précédent pointage dimanche. Les autorités et l’ONU s’attendent à ce que le flot s’intensifie, notamment en cas d’ouverture de corridors humanitaires qui doivent permettre en théorie aux civils encerclés dans des grandes villes de sortir.

La tendance du jour

Justement avec cette symbolique barre des deux millions de réfugiés dépassée et selon l’ONU, près de quatre millions au total à vouloir quitter le pays pour échapper à la guerre, les questions de l’immigration dans tous les états de l’UE font doucement surface. Selon Joseph Borell, le chef de la diplomatie européenne, l’Europe doit s’attendre à recevoir près de 5 millions de réfugiés ukrainiens.


En début d’après-midi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a défendu la politique d’immigration de son gouvernement, vantant sa « générosité » tout en assumant les contrôles qui ont conduit à refuser l’entrée à des réfugiés ukrainiens dépourvus de visa.

En parallèle, le gouvernement polonais a adopté ce lundi un projet de loi destiné à légaliser et faciliter le séjour des réfugiés ukrainiens en Pologne, pays qui a accueilli déjà plus d’un million de personnes fuyant l’invasion russe.