Guerre en Ukraine : Plus de 40.000 manifestants dans toute la France contre l’invasion menée par la Russie

SOLIDARITE A Paris, quelque 16.000 personnes se sont rassemblées

20 Minutes avec AFP
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Manifestation à Paris en soutien à l'Ukraine le 2 février 2022.
Manifestation à Paris en soutien à l'Ukraine le 2 février 2022. — MarioFOURMY/SIPA

« Sauvez l’Ukraine », « Poutine assassin ». Au milieu des drapeaux jaune et bleu, 41.600 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, ont défilé ce samedi en France pour dénoncer l’invasion de l’Ukraine par la Russie et dire « non à la guerre en Europe ».

Au dixième jour de l’offensive ordonnée par le président russe, ils étaient 16.000, selon la préfecture de police, à défiler Paris entre la place de la République et celle de la Bastille, à scander « Poutine, ta guerre on n’en veut pas ». A un peu plus d’un mois de la présidentielle, l’écologiste Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo ont participé au rassemblement, tandis que le chef du parti présidentiel LREM Stanislas Guérini a aussi appelé à se joindre au cortège, pour « montrer notre solidarité totale avec le peuple ukrainien », ajoutant que la France continuerait à accueillir des réfugiés et à « livrer des armes » à l’Ukraine.

« On sera là chaque week-end, à Paris ou ailleurs, jusqu’à ce que M. Poutine parte, retire ses chars », a indiqué Aline Le Bail-Kremer, membre de Stand With Ukraine, une des organisations à l’initiative du rassemblement dans la capitale. « C’est très important d’être ici », a estimé un manifestant, Bernard Arnaud, 47 ans, costume bleu et chemise jaune aux couleurs ukrainiennes. « M. Poutine est tellement imprévisible. Je reviendrai autant que possible », a-t-il ajouté au milieu des pancartes « Stop War », « Poutine assassin » ou « Sauvez l’Ukraine ».

« Malgré les souffrances, on va gagner, on en est sûrs », a confié Nataliya, une Franco-Ukrainienne, qui n’a pas souhaité donner son nom pour protéger son fils resté dans son pays. « On est fiers de leur courage, leur détermination ».

Forte mobilisation à Rennes

Au niveau national, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 119 rassemblements. A Lyon, quelques centaines de personnes se sont rassemblées place Bellecour pour exprimer leur soutien au président Volodymyr Zelensky et à sa population, soumise dans plusieurs villes aux bombardements de l’armée de Moscou. « C’est une attaque de la démocratie, de la liberté. On voit qu’il n’y a pas de cessez-le-feu, les négociations n’avancent pas donc je suis assez pessimiste », a confié Sébastien Mourrain, 45 ans.

« Fermez le ciel ukrainien », « évitez une catastrophe nucléaire », ont exigé les manifestants – 2.000 selon la préfecture – à Rennes. Parmi les 500 manifestants, selon la préfecture, réunis sur le Vieux-Port à Marseille, Natalia, une Ukrainienne de 56 ans qui préfère ne pas donner son nom de famille, a lancé un appel aux dons pour aider la population. « On a besoin de gants, de bonnets et de médicaments pour nos soldats, en priorité », a-t-elle souligné en exhortant les pays de l’Otan à « fermer le ciel de l’Ukraine ».

« Stop au massacre, sauvons l’Ukraine ! » : environ 850 personnes étaient rassemblées samedi après-midi dans le centre-ville de Lille, selon la préfecture, pour « soutenir les Ukrainiens » et appeler au retrait des troupes russes. « Nato, shelter our sky ! » (Otan, protège notre ciel), « Putin, Hands off my home » (Poutine, enlève tes mains de ma maison)", réclamaient de nombreux manifestants sur des pancartes, au milieu de dizaines de drapeaux ukrainiens, les joues parfois maquillées de jaune et de bleu.

Des manifestations dans toute l’Europe

D’autres rassemblements de soutien à l’Ukraine sont prévus ce week-end dans toute l’Europe. De Londres à Rome ou Zürich, des milliers de manifestants sont de nouveau descendus ce samedi dans les rues de grandes villes européennes, pour dire « stop » à la guerre et protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie. A Zürich, la ville la plus peuplée de Suisse, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté sous le slogan « La paix maintenant », à l’appel notamment de syndicats et partis de gauche. Ils étaient, selon les organisateurs, plus de 40.000 personnes. La police n’a pas donné de chiffres.

A Rome, c’est un vaste « cortège de la paix » qui a réuni des milliers de personnes à l’appel de plusieurs syndicats et de nombreuses ONG. A Londres, une foule de plusieurs centaines de personnes s’est rassemblée à Trafalgar Square, en brandissant des pancartes avec des inscriptions comme « Poutine tue » et « Embargo total contre la Russie » et criant « Arrêtez Poutine, arrêtez la guerre ! ». A Zagreb, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées, brandissant des pancartes où l’on pouvait lire « Stop à la guerre, Sauvez l’Europe », et « Gloire à l’Ukraine ».