Guerre en Ukraine : Un neuvième jour de conflit entre nucléaire, accusation de viols et espoir de négociations

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

20 Minutes avec AFP
La ville de Kharvik.
La ville de Kharvik. — Lyaxander/TASS/Sipa USA/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit devenu une guerre qui fait chaque jour des victimes, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, la plus grande centrale nucléaire ukrainienne a été visée par des tirs russes.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre déclenchée par Vladimir Poutine en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Ukrainiens et Européens se sont réveillés dans l’effroi ce vendredi matin. En lisant les infos, ils ont appris que dans la nuit, des chars russes ont tiré sur la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie provoquant un incendie.

Située dans le sud de l’Ukraine, sur le fleuve Dniepr, la centrale de Zaporojie est la plus puissante d’Europe. Elle se compose de six réacteurs dont les premiers sont entrés en service en 1985 et le dernier dix ans plus tard. Ce vendredi matin après l’attaque, le rayonnement de fond autour du site était de 0,1 microsievert par heure, selon l’exploitant de la centrale. C’est moins que celui d’un vol d’avion ou d’une radiographie. Et très très loin des taux à 300 sieverts par heure observés pendant la catastrophe de Tchernobyl. Cet après-midi, le régulateur ukrainien assurait que sur les six réacteurs, seul un était opérationnel, quatre autres étant en phase de refroidissement et le dernier débranché. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a condamné une attaque « irresponsable » et appelé à arrêter les combats.

La phrase du jour

Quand les bombes pleuvent sur vos villes, que des soldats violent des femmes dans des villes occupées, c’est difficile évidemment de parler de l’efficacité du droit international

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a accusé des soldats russes de « violer des femmes dans les villes ukrainiennes occupées », demandant la création d’un tribunal pénal spécial pour juger le « crime d’agression » commis par Vladimir Poutine.

Le chiffre du jour

15. Les députés russes ont adopté un texte prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à quinze ans de prison pour toute personne publiant des « informations mensongères » qui entraîneraient des « conséquences sérieuses » pour les forces armées. Un amendement adopté prévoit aussi des sanctions pour les « appels à imposer des sanctions à la Russie ».

La tendance du jour

Mykhaïlo Podoliak, conseiller du chef de l’administration présidentielle et l’un des négociateurs qui s’est rendu à la frontière entre la Biélorussie ​et la Pologne, s’est montrée favorable à de nouvelles négociations avec la Russie lors d’une conférence de presse à Lviv. « La troisième étape peut avoir lieu demain ou après-demain, nous sommes en contact permanent », a-t-il indiqué, précisant que les Ukrainiens n’attendaient que l’accord des Russes pour retourner à la table des négociations.