Guerre en Ukraine : Une marée jaune et bleue défile en Europe

SOLIDARITE Des milliers de personnes aux couleurs jaune et bleue de l’Ukraine ont défilé dimanche en Europe pour dénoncer l’invasion de la Russie

20 Minutes avec AFP
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A Lyon, des manifestants protestent contre la guerre en Ukraine, le 27 février 2022.
A Lyon, des manifestants protestent contre la guerre en Ukraine, le 27 février 2022. — KONRAD K./SIPA

« Stoppez la guerre ! Stoppez Poutine ! » : de Berlin à Prague, en passant par Madrid et Vilnius, des centaines de milliers de personnes aux couleurs jaune et bleue de l’Ukraine ont défilé dimanche en Europe pour dénoncer l’invasion russe et dire leur crainte d’une extension du conflit.

Rien que dans la capitale allemande, au moins 100.000 personnes, selon la police, se sont réunies dans le centre, 70.000 à Prague, 40.000 à Madrid, 15.000 à Amsterdam ou encore 10.000 à Copenhague. A Berlin la mobilisation a été cinq fois plus élevée que ce qu’attendaient les organisateurs, témoignant de l’émotion suscitée par la guerre en Ukraine, qui réveille de sombres souvenirs dans cette métropole qui fut l’épicentre de la Guerre Froide jusqu’en 1990. « Berlin à 670 km de la ligne de front », « Stop the killer » ou encore « Pas de 3e Guerre mondiale » pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les protestataires souvent drapés en jaune et bleu. L’Allemagne accueille plus de 300.000 personnes d’origine ou de nationalité ukrainienne sur son sol, ainsi qu’une grande diaspora russe, notamment à Berlin.

La crainte d’une guerre mondiale -

A Prague, la célèbre place Venceslas au cœur de la capitale tchèque, était noire de monde. Un endroit symbolique car c’est là notamment que se déroula la confrontation avec les chars russes en 1968 lors du « Printemps de Prague ». « Honte », criaient les protestataires en brandissant des pancartes « Stoppez le monstre » et comparant le chef de l’Etat russe à Adolf Hitler.

Près de 10.000 personnes ont participé dimanche à une manifestation de soutien à l’Ukraine devant l’ambassade russe à Copenhague. « Ce sont vous tous et toute l’Europe qui êtes menacés par la Russie », a lancé la cheffe du gouvernement Mette Frederiksen, qui était présente.

Une manifestation même en Irak

A Vilnius en Lituanie, des centaines de manifestants ont marché aux cris de « Gloire à l’Ukraine ». « Nos frères ukrainiens ne nous pardonneraient pas notre silence », a déclaré aux journalistes la cheffe de l’opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa, qui vit en exil en Lituanie. Dans les rues d’Athènes, où au moins un millier de personnes se sont rassemblées, Levgeniia Rodionova, une Ukrainienne de 40 ans ne cache pas sa peur. « Si nous n’arrêtons pas Poutine maintenant, il ne pourra plus l’être dans le monde, il faut l’arrêter maintenant à Kiev pour l’empêcher de s’en prendre à d’autres villes en Europe », lance-t-elle.

Des manifestations se sont aussi déroulées à Rome, Paris, Amsterdam, Barcelone, Bilbao, Podgorica ou encore Tel Aviv, mais aussi en Equateur, où un petit groupe de protestataires a brandi des pancartes « Poutine assassin » devant l’ambassade de Russie. Même en Irak, quelques dizaines d’expatriés ukrainiens se sont rassemblés devant un bâtiment de l’ONU à Erbil, dans le Kurdistan. « Stoppez la guerre », dit une pancarte tendue par deux jeunes femmes. Sur une autre on peut lire : « Nous sommes fiers de l’armée ukrainienne ».