Guerre en Ukraine : Au deuxième jour de l’invasion russe, les civils ukrainiens en plein cauchemar

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

Marie de Fournas
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Natali Sevriukova, une habitante de Kiev se tient à côté de son immeuble détruit dans l'attaque à la roquette contre la ville de Kiev, en Ukraine, le vendredi 25 février 2022.
Natali Sevriukova, une habitante de Kiev se tient à côté de son immeuble détruit dans l'attaque à la roquette contre la ville de Kiev, en Ukraine, le vendredi 25 février 2022. — Emilio Morenatti/AP/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit devenu une guerre qui fait chaque jour des victimes, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce vendredi, le dilemme des Ukrainiens pourrait se résumer à prendre les armes ou fuir le pays.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre déclenchée par Vladimir Poutine en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, les images d’immeubles en feu ou détruits sous les bombes, d’échanges de tirs dans des quartiers habités, mais aussi de corps sans vie, s’accumulent. Derrière, c’est un peuple entier qui vit une deuxième journée de cauchemar ce vendredi alors que les attaques aériennes ne cessent pas et que troupes russes continuent leur progression. Le ministère ukrainien a demandé aux civils d’entrer en résistance en les informant des positions ennemies ou encore en faisant des cocktails Molotov. Si certains ont effectivement fait le choix de prendre les armes qui étaient distribuées à qui le voulait dans les rues de Kiev, d’autres ont décidé de fuir.

Selon le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, ce sont plus de 50.000 Ukrainiens qui ont fui le pays en moins de 48 heures. La Pologne dit déjà en avoir accueilli près de 30.000. Des dizaines de milliers arriveraient aux frontières de l’UE, en Moldavie, en Hongrie et Roumanie. La ville de Lyon s’est également dite prête à accueillir des réfugiés. L’ONU comptait par ailleurs jeudi près de 100.000 déplacés au sein du territoire ukrainien.

La phrase du jour

Une clique de drogués et de néonazis

C’est ainsi que Vladimir Poutine a qualifié le pouvoir ukrainien dans un message vidéo. Il a également appelé l’armée ukrainienne à se soulever et « prendre le pouvoir » à Kiev dans une ultime tentative de déstabilisation.

Le chiffre du jour

137 morts et 316 blessés parmi les civils ukrainiens, selon un bilan annoncé vendredi matin par le président Volodymyr Zelensky qui a salué l'« héroïsme » de la population, assurant que ses soldats faisaient « leur possible » pour défendre le pays.

La tendance du jour

La Russie et ses dirigeants se sont à nouveau pris un flot de sanctions au deuxième jour de cette entrée en guerre surprise. La Russie a d’abord été blacklistée sur le plan culturel et sportif. Elle ne peut ainsi plus participer à l'Eurovision, ni recevoir de compétitions sportives internationales sur son sol. Le Grand Prix de F1 en septembre a été annulé et la finale de la Ligue des champions à Saint-Pétersbourg le 28 mai a été déplacée au Stade de France.

Du côté des forces occidentales, le Conseil d’Europe a annoncé la suspension de la Russie. Les 27 Etats membres se sont mis d’accord pour sanctionner Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov en gelant leurs avoirs dans l’UE. Boris Johnson et ses alliés d’Europe du Nord ont quant à eux promis plus de sanctions contre « l’entourage proche du président Poutine ».

Cependant, le président ukrainien a jugé trop « lente » la réponse européenne à l’invasion russe et demandé que toutes les mesures de représailles soient « sur la table ». Il a aussi appelé les Européens qui le souhaitaient à venir se battre en Ukraine pour repousser les soldats russes.