Le chef en exil du Hamas prêt à soutenir une solution à deux Etats

PROCHE-ORIENT Khaled Mechaal refuse toujours, en revanche, la reconnaissance de l'Etat juif...

Avec agence

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Mais le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, avait exprimé vendredi à Doha des doutes sur une annonce d'ici dimanche par l'Egypte d'un accord de trêve, faisant part à l'AFP d'une "complication" dans les négociations.
Mais le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, avait exprimé vendredi à Doha des doutes sur une annonce d'ici dimanche par l'Egypte d'un accord de trêve, faisant part à l'AFP d'une "complication" dans les négociations. — Mahmud Turkia AFP

Un pas en avant? Le chef en exil du Hamas estime que le mouvement palestinien pourrait soutenir une solution à deux Etats avec Israël, selon un entretien accordé au «New York Times».

«Je promets à l'administration américaine et à la communauté internationale que nous ferons partie de la solution, point», a affirmé Khaled Mechaal au journal, dans un entretien réalisé pendant deux jours depuis sa résidence de Damas et publié ce mardi.

Avec les frontières de 1967

«Nous sommes pour un Etat avec les frontières de 1967, sur la base d'une trêve à long terme», a-t-il estimé, précisant: «Ceci comprend Jérusalem Est, le démantèlement des colonies et le droit au retour pour les réfugiés palestiniens.»

Interrogé pour savoir ce qu'il entendait par «long terme», il a indiqué que cela correspondait à une période de dix ans.

«Il n'y a qu'un seul ennemi dans la région et c'est Israël»

Le mouvement islamiste Hamas, considéré par Washington comme une organisation terroriste, a affirmé qu'il ne reconnaissait pas et ne reconnaîtrait pas Israël. Khaled Mechaal a réitéré cette position tout au long de l'entretien, indiquant: «Il n'y a qu'un seul ennemi dans la région et c'est Israël».

L'entretien a été publié le jour où le président israélien Shimon Peres rencontrait à Washington le président américain Barack Obama, dont l'administration assure qu'elle n'entamera pas un dialogue avec le Hamas tant que le mouvement n'aura pas renoncé à la violence. A propos du président Obama, Khaled Mechaal a jugé «sa façon de parler différente et positive».