Guerre en Ukraine : Plus de 1.800 manifestants arrêtés en Russie

CONFLIT Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a demandé la libération de ceux qui sont encore détenus

20 Minutes avec AFP
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Plus de 1.800 manifestants contre la guerre en Ukraine ont été arrêtés en Russie.
Plus de 1.800 manifestants contre la guerre en Ukraine ont été arrêtés en Russie. — ANTON ANTON KARLINER/SIPA

Plus de 1.800 manifestants contre la guerre en Ukraine ont été arrêtés en Russie, a déploré le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme vendredi, qui a demandé la libération de ceux qui sont encore détenus.

« Nous sommes troublés par les multiples arrestations arbitraires de manifestants en Russie qui protestaient hier », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève. « Nous comprenons que plus de 1.800 manifestants auraient été arrêtés. Il n’est pas clair si certains ont maintenant été libérés », a-t-elle ajouté.

La porte-parole a souligné qu'« arrêter des personnes qui exercent leurs droits à la liberté d’expression ou de réunion pacifique constitue une privation arbitraire de liberté ». « Nous appelons les autorités à assurer la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement pour avoir exercé ces droits », a-t-elle précisé.

« Une guerre de l’information est également en cours »

Le président russe Vladimir Poutine a déclenché jeudi à l’aube l’invasion de l’Ukraine, avec frappes aériennes et pénétration de forces terrestres y compris en direction de la capitale Kiev. D’emblée, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Michelle Bachelet a affirmé que l’invasion russe en Ukraine « violait clairement le droit international et met en danger d’innombrables vies civiles ». « Elle doit être immédiatement interrompue », a-t-elle écrit, dans une déclaration.


Le Haut-Commissariat dispose de personnels en Ukraine, qui pour l’instant continuent de surveiller la situation des droits humains. « Une guerre de l’information est également en cours et il est particulièrement crucial à ce stade que nous continuions à surveiller de près et à tenter de vérifier les informations faisant état de violations des droits de l’Homme, notamment concernant les pertes civiles, les dommages causés aux biens civils, y compris les infrastructures essentielles, et les dommages causés par les armes à feu », a insisté Michelle Bachelet.