Grippe A (H1N1): premier cas «grave» au Canada

EPIDEMIE Le point sur la situation dans le monde tout au long de la journée sur 20minutes.fr...

20minutes.fr (avec agence)

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Des étudiantes se protègent de la grippe mexicaine lors des championnats du monde de tennis de table au Japon, le 2 mai 2009.
Des étudiantes se protègent de la grippe mexicaine lors des championnats du monde de tennis de table au Japon, le 2 mai 2009. — Kim Kyung Hoon / Reuters

The end? La question semble légitime alors que le président mexicain Felipe Calderon a rassuré ses compatriotes dimanche en expliquant que le pays était sur le point de venir à bout de l'épidémie de grippe A (H1N1): «Nous sommes en condition de surmonter cette situation d'urgence si délicate», a expliqué le chef de l'Etat lors d'un entretien télévisé retransmis tard dans la soirée.

Privés d'église pour la grand-messe dominicale, les Mexicains qui ont prié pour la fin des restrictions ont vu leurs voeux exaucés, comme par miracle. L'activité économique, paralysée depuis plus d'une semaine, devrait reprendre à partir de mercredi au Mexique, foyer de la diffusion et qui évoque un bilan de 22 victimes.

Cet optimisme contaminera-t-il les autres pays touchés, comme la France, où l’on recense toujours deux cas? Toute la journée, 20minutes.fr fait le point.

>>>>> Les évènements de la journée de dimanche, c’est ici...


23h: Premier cas «grave» au Canada
«Aujourd'hui la province d'Alberta rapporte le premier cas grave de grippe H1N1 au Canada», a déclaré la ministre de la Santé Leona Aglukkaq en précisant qu'il s'agissait d'une jeune fille qui se trouve en soins intensifs dans un hôpital d'Edmonton et dont l'hospitalisation avait été annoncée plus tôt dans la journée. Au total, 140 personnes ont été touchées par le virus dans le pays.

22h45: Réouverture des classes jeudi au Mexique
Le président Calderon devrait l'annoncer ce soir. Les lycées et les universités ouvriront jeudi à nouveau leurs portes, tandis que les écoles accueilleront les élèves dès lundi.


18h02: Une quarantaine de cas supplémentaires aux Etats-Unis

Les autorités sanitaires américaines ont dénombré lundi 286 cas confirmés de grippe porcine A/H1N1, soit une quarantaine de plus que la veille, selon un communiqué des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Le virus s'est répandu dans presque tous le pays, 36 Etats sur 50 étant touchés contre une trentaine dimanche. Il y a toujours en revanche un seul cas de décès, celui d'un petit Mexicain de 23 mois au Texas. Les Etats les plus touchés demeurent New York (73), le Texas (41), la Californie (30), le Delaware (20), la Caroline du Sud (15) et la Louisiane (14).

17h:
Les autorités grecques rationnent les antiviraux
Le ministère grec de la Santé a retiré le Tamiflu et le Relenza des pharmacies du pays après une ruée des consommateurs sur ces médicaments. Les deux antiviraux ne seront plus distribués que par les hôpitaux et dispensaires publics. «Le but est d'éviter toute consommation inutile, et de mieux contrôler» la distribution, après un premier mouvement de panique des Grecs, qui avait fait grimper de quelque 40% la demande de ces deux médicaments, a expliqué un porte-parole.

16h55: Des étudiants québécois en quarantaine en Chine
Une vingtaine d'étudiants québécois qui se rendaient en Chine pour y effectuer un stage ont été placés en quarantaine par les autorités. L'un des étudiants, Martin Leroy-Deslauriers, cité par la chaîne Radio-Canada a indiqué qu'ils avaient été interceptés à leur arrivée à l'aéroport de Changchun, capitale de la province de Jilin, où la température de chacun a été prise. Selon lui, même ceux qui ne présentaenit pas de symptômes suspects ont été placés dans une résidence universitaire, puis dans un hôtel particulier, d'où ils ne peuvent sortir pour une période de sept jours.

16h45: Le bilan dépasse les 1.000 cas dans 20 pays
L'OMS estime désormais à 1.003 le nombre de cas confirmés dans 20 pays et ne prévoit pas pour l'instant de hausser le niveau d'alerte, selon sa directrice générale, Margaret Chan. «Nous ne savons pas de combien de temps nous disposons avant de passer à la phase 6, qui indique que nous sommes dans une pandémie. Nous n'en sommes pas encore là», a-t-elle expliqué.

16h25: Sept cas contractés au
Royaume-Uni
Le ministère britannique de la Santé a confirmé neuf nouveaux cas dont deux qui concernent des personnes revenues du Mexique, mais aussi sept contractés sur le territoire du Royaume-Uni. Le total des cas confirmés au Royaume-Uni est désormais de 27, dont 23 en Angleterre et quatre en Ecosse. Treize ont été enregistrés à Londres.

15h50: Quatre morts de plus au Mexique
Le bilan mexicain de la grippe A(H1N1) s'élève désormais à 26 morts, soit 4 de plus, et 701 malades, selon le ministre de la Santé, José Angel Cordova. Il a cependant confirmé la «tendance à la diminution» de l'épidémie, sans écarter une «possible résurgence», qui pourrait se manifester dans «les prochains jours ou plus tard».

15h45: Mexico reprend vie progressivement
Les restaurants et cafétérias de Mexico, fermés depuis le 28 avril, seront rouverts à partir de mercredi, les autorités ayant fait état du déclin de l'épidémie. «Les lieux de restauration pourront reprendre leurs activités à partir du 6 mai en restant soumis aux mesures et recommandations fixées par les autorités sanitaires», a déclaré Jose Avila, vice-maire de la capitale mexicaine. Pour les musées et que les centres religieux, il faudra attendre jeudi. En revanche les cinémas, théâtres et discothèques restent fermés jusqu'à nouvel ordre. Ces mesures de restriction représentent un manque à gagner quotidien de 100 millions de dollars pour les secteurs hôtelier et de la restauration de Mexico, mettant en péril 450.000 emplois.

15h:
Une caserne suisse en quarantaine
Les autorités suisses ont annoncé avoir placé en quarantaine les 250 soldats d'une caserne de Fribourg en raison de soupçons de contamination de deux militaires par le virus de la grippe porcine. Une recrue de 21 ans s'était plainte dimanche de symptômes de grippe et avait été mise en quarantaine. Ses symptômes sont depuis moins forts et son état de santé s'est amélioré. Un autre soldat, qui dormait dans la même chambre, a également été placé en quarantaine, après s'être plaint de symptômes identiques.

13h49: Un cas au Portugal: la patiente va bien
Un cas de grippe porcine, le premier cas au Portugal, a été annoncé. La patiente «va bien» selon le ministre de la Santé.

13h34:
Dix nouveaux cas détectés en Espagne
Le nombre de cas avérés de grippe porcine en Espagne, pays d'Europe le plus touché, est monté à 54 lundi à la mi-journée, contre 44 dimanche soir, a annoncé le ministère de la santé. Les dix nouveaux cas ont été détectés en Andalousie et dans la région de Valence. Sur les 54 cas, quatre des malades n'ont pas voyagé récemment au Mexique, foyer initial de l'épidémie. Par ailleurs, 60 personnes étaient soumises à des tests pour déceler la maladie

12h45:
L'OMS prend la défense de la Chine
Accusée par le Mexique, d'en faire trop, notamment après le placement en quarantaine de 70 de ses ressortissants, la Chine a reçu le soutien d'Hans Troedsson, représentant dans le pays de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon lui, les mesures prises par le pays sont conformes à celles prises dans le reste du monde. «Je ne crois pas que la Chine se distingue», a-t-il commenté, ajoutant que la Chine restait marquée par l'épidémie du Sras. Pékin a également suspendu les vols entre le Mexique et Shanghai après la confirmation d'un premier cas de contamination en Asie, touchant un Mexicain arrivé à Hong Kong via Shanghai.

11h30: La Russie en mode parano
La Russie a étendu son interdiction d'importation de viande en raison de la grippe porcine aux produits provenant d'Espagne, du Canada et de certains Etats des Etats-Unis. Ces interdictions concernent «les cochons, la viande de porc et les produits dérivés qui n'ont pas fait l'object d'un traitement thermique à une température minimum de 80° Celsius pendant au moins 30 minutes». Les autorités sanitaires russes inspectent par ailleurs depuis une semaine tous les avions en provenance du continent américain.

10h30: Deux nouveaux cas confirmés en France
Il s'agit d'une femme de 24 ans et un homme de 23 ans hospitalisés à l'hôpital Bichat à Paris qui avaient effectué un voyage au Mexique. Ces deux nouveaux cas font passer le total des cas avérés en France à quatre, dont une autre femme de 24 ans qui est déjà sortie de l'hôpital. La troisième personne hospitalisée est un homme de 49 ans qui se trouve aussi à l'hôpital Bichat, selon le ministère. Au total, il y a actuellement huit cas probables de grippe A(H1N1) en France.

9h30: L'OMS confirme son bilan
L'Organisation mondiale de la santé chiffre à 985 le nombre cas de grippe porcine confirmés dans 20 pays, comprenant 590 cas au Mexique dont 25 mortels, ainsi que 226 cas aux Etats-Unis dont un mort. Le précédent bilan datant de dimanche soir faisait état de 898 cas dans 18 pays, dont 506 au Mexique parmi lesquels 19 mortels et 226 cas aux Etats-Unis dont un mort. L'OMS précise que «l'augmentation du nombre de cas au Mexique est liée aux tests en cours des échantillons prélevés précédemment». Les données de l'OMS sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l'organisation après leurs annonces.

8h45: Guéant sur ses gardes

Parce qu'il n'y a pas que Dieudonné dans la vie, le secrétaire général de l'Elysée a disserté, sur RTL, sur l'épidémie: «Il faut rester extrêmement vigilant. Nous sommes face à un virus nouveau, il faut bien en prendre la mesure, on ne peut prendre aucun risque. En matière de santé, on n'en fait jamais trop». Guéant l'a joué méthode Coué: «Il faut se réjouir que pour l'instant, il n'y ait pas de pandémie en France et qu'il n'y ait pas non plus de décès».

8h00: «Zone dédiée» à Roissy et cas «probables», la France est aux aguets

Huit cas «probables» de grippe A (H1N1), tous importés du Mexique, sauf un de retour de Californie, et toujours deux confirmés, étaient comptabilisés dimanche soir en France: 5 en Ile-de-France, 1 en Aquitaine, 1 en Auvergne et 1 en PACA. Aucun ne présente de «forme grave» et «pour l'instant les informations ne sont pas inquiétantes», selon le professeur Olivier Lortholary, chef de service de médecine infectieuse à l'hôpital Necker, l'un des hôpitaux parisiens de référence en virologie. Reste que la France continue de se préparer à l'éventualité d'une pandémie, en érigeant des «barrières». A partir de mardi, les avions en provenance du Mexique arriveront à l'aéroport de Roissy «dans une zone dédiée», afin d'éviter les contacts avec les autres voyageurs et réduire les risques de propagation, a annoncé dimanche la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Il n'est pas prévu de généralisation de mesure de quarantaine à ce stade, a-t-elle précisé. Ce week-end, des bagagistes d'Orly ont refusé de décharger des avions arrivant du Mexique et d'Espagne, par peur d'être infectés.

7h45: Tendance «encourageante» aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, deuxième pays le plus touché avec 226 cas confirmés à ce jour (contre 160 samedi), la plupart bénins, dans trente Etats, le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Richard Besser, a estimé «encourageant de constater que ce virus n'avait pas l'air jusqu'à présent plus sévère qu'une souche de grippe saisonnière». Il a rappelé que celle-ci «qui nous frappe chaque année, tue 36 000 personnes» aux Etats-Unis.

7h30: L'OMS a toujours peur

Toujours alerte dans son uniforme de gendarme sanitaire mondial, l'OMS prévient qu'il ne faut pas s'enflammer sur la régression du virus. Si le taux de mortalité du virus A (H1N1) semble se stabiliser dans le monde, une seconde vague du virus pourrait frapper en apportant sa «vengeance», explique Margaret Chan, la directrice générale, dans un entretien accordé au «Financial Times»: «Si cela se produisait, cela serait la pire des épidémies que le monde aurait à affronter au 21e siècle». Ambiance. «Nous espérons que le virus disparaîtra, car, si ce n'est pas le cas, nous allons tout droit vers une épidemie d'envergure. Je ne prédis pas l'apparition d'une pandémie, mais si je passe à côté et que nous ne sommes pas préparés, alors j'aurais failli à ma tâche. Je préfère qu'il y ait un excès de préparation que l'inverse», a ajouté Chan.