Brésil : Avec 146 morts, le bilan de la catastrophe à Petropolis continue de grimper

TRAGEDIE Le 15 février, des pluies diluviennes ont provoqué des inondations et des glissements de terrain dans cette ville touristique de l’Etat de Rio de Janeiro

20 Minutes avec AFP
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Des secouristes continuent les recherches dans les débris à la suite d'un glissement de terrain, à Petropolis au Brésil le 18 février 2022.
Des secouristes continuent les recherches dans les débris à la suite d'un glissement de terrain, à Petropolis au Brésil le 18 février 2022. — Silvia Izquierdo/AP/SIPA

L’Etat de Rio constate un peu plus l’horreur, cinq jours après des pluies diluviennes. Les secours ont découvert de nouveaux corps samedi sous les amas de boue dans la ville de Petropolis, dévastée par des inondations et glissements de terrain qui ont fait au moins 146 morts, dont 26 enfants, selon le dernier bilan des autorités. Ces chiffres ne sont surtout que provisoires, les recherches continuant pour retrouver des disparus.

Les pluies se sont abattues mardi sur cette ville de 300.000 habitants, située à 60 km au nord de Rio de Janeiro, transformant les rues en torrents de boue et provoquant des glissements de terrain. Petropolis a reçu davantage de pluie que la moyenne de tout un mois de février.

Des maisons en ruines

Plus de 500 pompiers, avec des hélicoptères, des pelleteuses et des chiens renifleurs restent mobilisés, même si les chances de retrouver des survivants sont de plus en plus minces. Dans le quartier d’Alto Serra, où près de 80 maisons ont été englouties par une coulée de boue, des secouristes ont transporté dans la matinée deux corps dans des sacs mortuaires.

Ailleurs dans le centre de la ville, des membres d’une famille étaient en pleurs tandis que les secouristes creusaient dans les ruines d’une maison effondrée à la recherche d’une mère de quatre enfants. Les corps du père et de deux enfants ont déjà été retrouvés. Comme dans les opérations de secours lors de tremblements de terre, les secouristes actionnent de temps à autre de puissants sifflets pour appeler au silence et tenter de déceler des signes de vie.

Dans cette zone, les autorités affirment que la montagne de boue et de gravats est instable. Les recherches sont donc menées à l’aide d’outils manuels et de tronçonneuses dans les endroits les plus difficiles d’accès. « Il est impossible de faire monter des engins lourds jusqu’ici, nous devons travailler comme des fourmis », explique Roberto Amaral, coordinateur du groupe spécial de secours des pompiers de Petropolis.

Des « scènes de guerre » selon Bolsonaro

Depuis le lancement des opérations de recherche, vingt-quatre personnes ont été retrouvées vivantes principalement dans les heures ayant suivi la catastrophe. Le président Jair Bolsonaro, qui a survolé vendredi les zones sinistrées, a décrit des « scènes de guerre ».

Surtout, le nombre de disparus reste flou. La police a annoncé vendredi un chiffre de 218 personnes, sans préciser notamment si elle comptabilisait dans ce total les corps non encore identifiés. Pour l’heure, 91 corps des 146 retrouvés ont été identifiés, et 90 victimes ont été enterrées dans le cimetière principal de la ville, dont 44 dans la seule journée de samedi.