Conflit Ukraine – Russie : Bombardements dans le Donbass, civils évacués et craintes d’une action militaire russe

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

D.R. avec AFP
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Une voiture a explosé sur un parking à l'extérieur d'un bâtiment gouvernemental dans le centre de Donetsk, le 18 février 2022.
Une voiture a explosé sur un parking à l'extérieur d'un bâtiment gouvernemental dans le centre de Donetsk, le 18 février 2022. — Nikolai Trishin/TASS/Sipa USA/SIPA
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Aujourd’hui, les bombardements se sont poursuivis à l’est de l’Ukraine, les forces séparatistes ont appelé à l’évacuation des civils vers la Russie et les signes d’une reprise de l’escalade se multiplient.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

A l’est de l'Ukraine, où le conflit fait rage depuis 2014 entre les séparatistes et les Ukrainiens, la situation se tend.  Les bombardements ont continué à se faire entendre à Stanitsa Louganska, ville sous contrôle ukrainien, et des évacuations de civils ont été annoncées.

Le dirigeant séparatiste de la région de Donetsk, Denis Pouchiline, a annoncé une évacuation vers la Russie, « en premier lieu les femmes, les enfants et les personnes âgées ». Son homologue de la « république » voisine de Lougansk, Léonid Passetchnik, a fait de même avant d’appeler « tous les hommes capables de tenir une arme à défendre leur patrie ». Une décision qualifiée de  «manoeuvre cynique» par les  Etats-Unis, y voyant les préparatifs d’une attaque militaire de Moscou.

La phrase du jour

 « Cette crise n’est pas une crise ukrainienne. C’est une crise russe. »
 

La cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock a fustigé ce vendredi la « menace absolument inacceptable » que représente la Russie pour la sécurité européenne, estimant que la crise n’est pas ukrainienne mais russe.

Le chiffre du jour

190.000. Il s’agit du nombre de soldats russes aux abords de l’Ukraine et sur son territoire, d’après une estimation des Etats-Unis ce vendredi. Cette évaluation, qui comprend les forces séparatistes, illustre l’escalade du conflit alors que  Washington parlait jusqu’ici de 150.000 soldats aux frontières du pays.

La tendance du jour

L’escalade se poursuit en Ukraine et les craintes d’une intervention militaire russe se sont encore accentuées ce vendredi. Les heurts entre séparatistes prorusses et forces ukrainiennes se sont multipliés. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a dénoncé la mise en œuvre d'« un scénario » de « provocations » conçu par les Russes en vue de justifier une attaque de l’Ukraine.

Vladimir Poutine a, lui, accusé Kiev de nourrir le conflit et constaté une « aggravation de la situation dans le Donbass ». Lors d’un entretien avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko, le dirigeant a aussi annoncé pour demain « l’un des événements les plus importants dans le cadre de cette coopération militaire », sans plus de précision.


Les appels au calme, à l’instar de celui d’Emmanuel Macron, qui a appelé à la « cessation des actes militaires », se multiplient. Une réunion virtuelle des pays européens et de l’Otan est prévue pour ce vendredi et le président américain  Joe Biden doit s’exprimer vers 22 heures.