Mali : Bamako demande à la France de retirer ses soldats de son territoire « sans délai »

DEHORS Emmanuel Macron a refusé de retirer les soldats français « sans délai »

20 Minutes avec AFP
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Manifestation le 15 novembre 2019 à Bamako, pour manifester contre la force Barkhane et l'implication de la France au mali. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Manifestation le 15 novembre 2019 à Bamako, pour manifester contre la force Barkhane et l'implication de la France au mali. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — Bastien LOUVET/SIPA

Les soldats français ne sont plus bienvenus au Mali. La junte au pouvoir à Bamako a demandé ce vendredi à la France de « retirer sans délai » ses forces militaires du pays d’Afrique de l’ouest. Toutefois, le président  Emmanuel Macron leur a adressé en réponse une fin de non-recevoir, au lendemain de l’annonce par ce dernier  d’un retrait échelonné sur les prochains mois.

Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement installé par les militaires, le colonel Abdoulaye Maïga, qualifie l’annonce du désengagement français de « violation flagrante » des accords entre les deux pays. Il dit aussi que les résultats de neuf ans d’engagement français au  Mali « n’ont pas été satisfaisants ».

« Sans délai »

« Au regard de ces manquements répétés (aux) accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes », dit le colonel Maïga.

La demande de retrait immédiat de la part des colonels arrivés au pouvoir par la force en août 2020 est un nouveau défi à l’ancien partenaire français, après des mois d’escalade des tensions.

Refus de Macron

Le président français Emmanuel Macron a rejeté vendredi l’exigence de la junte militaire et a mis en garde contre toute atteinte à leur sécurité.

« Nous avons annoncé la réarticulation du dispositif et il s’appliquera en bon ordre afin d’assurer la sécurité de la mission des Nations unies et de toutes les forces déployées au Mali. Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité », a averti le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à l’issue du 6e sommet entre l’UE et l’Union africaine à Bruxelles.