Conflit Ukraine – Russie : Les vidéos des séparatistes pro-russes ordonnant l'évacuation des civils filmées il y a deux jours...

ESCALADE Revivez le conflit à la frontière entre la Russie et l’Ukraine, et toutes les tentatives diplomatiques pour apaiser les tensions sur la journée de vendredi

X.R.
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Léonid Passetchnik, le leader pro-russe de la République populaire de Lougansk, a appelé les civils à évacuer vers la Russie, le 18 février 2022.
Léonid Passetchnik, le leader pro-russe de la République populaire de Lougansk, a appelé les civils à évacuer vers la Russie, le 18 février 2022. — TELEGRAM

L’ESSENTIEL

  • L’Est de l’Ukraine a été bombardé jeudi. Kiev et les séparatistes pro-russes se rejettent la responsabilité de ces hostilités. Une école maternelle a été touchée.
  • Les Etats-Unis ont à nouveau alerté sur une attaque « imminente » de la Russie, alors que 7.000 militaires supplémentaires sont arrivés près de la frontière. A l’inverse, Moscou prétend avoir engagé un retrait de ses troupes.
  • Alors qu’une conférence internationale sur la sécurité s’ouvre à Munich, à laquelle ne participera pas Sergueï Lavrov, l’Allemagne a critiqué des exigences datant « de la Guerre froide ». Une expression aussi employée par la Chine, mais pour dénoncer l’attitude des Etats-Unis et de l’Otan.

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

 

3h00 : Ce live est terminé

Ce coup-ci, pour de bon. On se retrouve dans quelques heures avec les collègues à Paris pour suivre la situation qui se tend d'heure en heure. Bonne fin de nuit à tous.

2h30 : «Augmentation spectaculaire» des violations du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine

Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) «ont observé une augmentation spectaculaire» des actions armées le long de la ligne de front, a indiqué l'OSCE dans un communiqué, ajoutant qu'il se produit actuellement autant d'incidents qu'avant un accord signé en juillet 2020 pour renforcer le cessez-le-feu.

1h15 : Explosion dans la province de Lougansk

Explosion ce soir dans la province séparatiste de Lougansk.Selon l'agence Interfax, il s'agit d'un gazoduc. Des séparatistes pro-russes accusent sans fondement les Ukrainiens, dans ce qui pourrait être davantage d'intox de Moscou.


 

0h15 : La Russie bien derrière les cyberattaques, selon Washington

Le Conseil de sécurité nationale américain dit avoir des informations techniques liant le renseignement militaire russe (GRU) aux cyberattaques en déni de service qui ont visé l'Ukraine cette semaine.


 

23h45 : Des jets et des hélicoptères russes à 16 km de la frontière ukrainienne

L'entreprise Maxar a publié des images satellitaires datant de mardi. On y voit des jets et des hélicoptères russes positionnés sur une base située à 16 km de la frontière ukrainienne.


 

23h30 : Le Kremlin compterait profiter d'une invasion de l'Ukraine pour assassiner des opposants

Selon le renseignement US, la Russie pourrait profiter de son attaque contre l'Ukraine pour assassiner des opposants politiques en exil, dissidents, journalistes, minorités et personnes LGBT, rapporte le site Foreign Policy. Qui précise que Washington a partagé une liste de noms avec ses partenaires.


 

23h15 : La Russie compte cibler Kiev, selon Biden

Selon les informations du renseignement américain, la Russie "va cibler Kiev, une ville de 2,8 millions de personnes innocentes", assure Joe Biden.

23h00 : Joe Biden «convaincu» que Poutine a décidé d'attaquer l'Ukraine dans «les prochains jours»

Le président américain a fait le point lors d'une courte conférence de presse. Il a accusé Moscou de chercher à fabriquer «un faux prétexte» pour envahir l'Ukraine, notamment avec une attaque contre une école maternelle au Donbass, la zone pro-russe de l'Est de l'Ukraine, et via des accusations infondées de génocide imputé aux forces ukrainiennes. Même si la porte de la diplomatie reste ouverte, avec une rencontre prévue entre le secrétaire d'Etat Antony Blinken et son homologue Lavrov le 24 février, Joe Biden s'est dit «convaincu» que Vladimir Poutine a décidé d'attaquer l'Ukraine dans «les prochains jours».



 

21h40 : Les vidéos des leaders pro-russes annonçant des évacuations semblent avoir été filmées il y a deux jours

A quelques heures d'intervalle, les séparatistes pro-russes dans l'Est de l'Ukraine (Donbass) ont ordonné l'évacuation de civils vers la Russie, accusant l'Ukraine de préparer une attaque, des accusations reprises par Vladimir Poutine. Mais alors que le leader de la République populaire de Donetsk, Denis Pouchiline, annonce ces évacuations «à partir d'aujourd'hui, 18 février», les métadonnées du fichier qu'il a partagé sur Telegram révèlent que la vidéo a été créé il y a deux jours, mercredi 16 février. Idem pour la vidéo partagée par Léonid Passetchnik, le leader de la République populaire de Lougansk.


Cela suggère que ces évacuations pourraient avoir été préméditées par Moscou, car c'est mercredi, soit 24 heures après que les vidéos ont été filmés, que la situation s'est particulièrement tendue avec de nombreuses explosions et une école maternelle touchée. Le renseignement américain, de son côté, affirme que la Russie cherche un prétexte pour lancer l'offensive.

20h57 : 21 heures : La Russie, un « paria »

Les sanctions feraient de la Russie un « paria » si elle envahit l’Ukraine d’après un responsable américain.

20h53 : La Russie est « responsable » des cyberattaques

Les Etats-Unis ont accusé vendredi la Russie d’être « responsable » des dernières cyberattaques ayant visé mardi plusieurs sites internet militaires officiels ukrainiens et deux banques publiques, des attaques pour lesquelles le Kremlin avait nié toute responsabilité.

« Nous pensons que l’Etat russe est responsable des vastes cyberattaques contre des banques ukrainiennes cette semaine », a affirmé Anne Neuberger, conseillère de la Maison-Blanche sur les piratages informatiques, au moment où les tensions sont à leur comble dans la crise avec la Russie autour de l’Ukraine.

Merci de nous avoir suivis, ce live est désormais terminé. Bonne soirée !
20h32 : Pas vu depuis la Guerre froide

L’Europe est confrontée avec la présence, selon les Occidentaux, d’environ 150.000 soldats russes près de la frontière ukrainienne, à « la plus grande concentration de troupes militaires » depuis la Guerre froide, a estimé vendredi soir le secrétaire général de l’Otan.

C’est « beaucoup plus que des manœuvres » et « la Russie est assurément en mesure, sans autre forme d’avertissement, d’attaquer » l’Ukraine, a dit Jens Stoltenberg à la chaîne de télévision allemande ZDF.

18h29 : Une « manœuvre cynique »

Le gouvernement américain a qualifié vendredi manœuvre « cynique » l’annonce de l’évacuation vers la Russie de civils de l’est de l’Ukraine, y voyant les préparatifs à une attaque militaire de Moscou.

« Il est cynique et cruel d’utiliser des êtres humains comme pions en vue de détourner l’attention du monde du fait que la Russie renforce ses troupes en vue d’une attaque », a déclaré un porte-parole du Département d’Etat américain à Munich, où se tient la Conférence sur la Sécurité.

17h42 : Les Pays-Bas envoient des armes en Ukraine

Les Pays-Bas enverront à Ukraine des équipements militaires, dont des fusils de précision et des casques, pour l’aider à se défendre en cas d’attaque russe, a annoncé vendredi le ministre néerlandais des Affaires étrangères Wopke Hoekstra.

« L’Ukraine doit être capable de se défendre contre une possible attaque militaire russe sur son propre territoire », a déclaré le ministre dans un communiqué.

Les seules armes mortelles que le gouvernement néerlandais enverra à l’Ukraine sont 100 fusils de précision, accompagnés de 30.000 munitions, a-t-il précisé.

17h16 : Biden va s’exprimer sur la crise ce vendredi à 22 heures

Le président des Etats-Unis Joe Biden va s’exprimer de nouveau sur la crise avec la Russie autour de l’Ukraine ce vendredi à 22 heures, alors que les tensions sont à leur comble, a annoncé la Maison-Blanche.

Il fera le point devant les caméras sur les « efforts » diplomatiques et sur « le déploiement de troupes militaires par la Russie à la frontière avec l’Ukraine », selon la présidence. Son discours interviendra juste après une nouvelle réunion téléphonique de crise avec les dirigeants des pays alliés de Washington, prévue à 20h30.

17h07 : Le PIB de la Russie en hausse

La Russie, qui n’a imposé presque aucune contrainte à son économie depuis le début de la pandémie, a enregistré une hausse annuelle de 4,7 % de son PIB en 2021, selon la première estimation publiée vendredi par l’agence de statistiques Rosstat.

Ce résultat est dû « à la reprise de l’activité économique », a indiqué Rosstat dans une note explicative, constatant une reprise de la consommation.

16h : Vous avez raté le début du conflit ?

A l’heure de la pause goûter, si vous êtes un peu perdu par la situation en Ukraine, on vous repropose cette vidéo de notre journaliste Marie De Fournas, expliquant comment a commencé le conflit.

 

15h30 : Kamala Harris, en déplacement dans les pays baltes, assure que l’engagement des États-Unis à protéger leurs alliés est « inébranlable »
15h15 : Le dirigeant séparatiste pro-russe de Lougansk appelle à son tour au départ des civils vers la Russie
15h07 : Emmanuel Macron appelle à la « cessation » des actes militaires

Emmanuel Macron a appelé vendredi à Bruxelles à la « cessation des actes militaires » qui « se sont multipliés » dans l’Est de l'Ukraine où « la pression militaire russe ne faiblit pas ».

« La situation est extrêmement préoccupante » et a fait « plusieurs victimes apparemment ces dernières heures ». « Nous n’avons pas la preuve des désengagements militaires russes à ce stade », a déclaré le président français devant la presse à l’issue du sommet UE-Union africaine.

15h03 : Les Américains dénoncent des « provocations » russes et appellent à la « désescalade »

Oui, c’est la 20e fois depuis le début des lives qu’on vous sort ce titre de post. Cette fois-ci, c’est Anthony Blinken, chef de la diplomatie américaine, qui s’est exprimé à l’occasion de la conférence sur la sécurité à Munich. Les événements des « dernières 24/48 heures » font « partie d’un scénario déjà en place, qui consiste à créer de fausses provocations, puis à répondre à ces provocations et enfin à commettre une nouvelle agression contre l’Ukraine », accuse-t-il, en référence aux bombardements en cours dans l’est de l’Ukraine.

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, s’est lui entretenu vendredi au téléphone avec son homologue russe Sergueï Choïgou, à qui il a lancé un appel à la « désescalade, au retour dans leurs bases des forces russes qui cernent l’Ukraine et à une solution diplomatique ».

15h : Les séparatistes craignent une offensive ukrainienne

« Aujourd’hui, un départ massif et centralisé de la population est organisé vers la Fédération de Russie, en premier lieu, les femmes, les enfants et les personnes âgées doivent être évacués », a déclaré Denis Pouchiline, président de la « république » séparatiste pro-russe de Donetsk, dans une adresse vidéo publiée sur son compte Telegram. « Le président ukrainien Volodymyr Zelensky va très prochainement donner l’ordre de passer à l’offensive, et mettre en œuvre un plan d’invasion des républiques populaires de Donetsk et Lougansk », a-t-il dit en références aux deux territoires séparatistes.

14h51 : Vladimir Poutine constate une « aggravation de la situation » dans l’est de l’Ukraine
14h44 : Les Etats-Unis approuvent la vente potentielle de 250 chars d’assaut à la Pologne

La vente, qui doit encore être approuvée par le Congrès américain, concerne 250 chars d’assaut Abrams « et des équipements liés », dont des véhicules, des canons et des munitions, et doit permettre à la Pologne de « faire face aux menaces actuelles et futures » en Europe. On se demande bien de qui il s’agit…

14h20 : La Russie exerce « une menace absolument inacceptable », dénonce la ministre des Affaires étrangères allemande Annalena Baerbock
14h17 : Les séparatistes pro-russes de Donetsk ordonnent l'évacuation de civils vers la Russie
13h59 : Une guerre serait « catastrophique », avertit le chef de l’ONU

Il serait « catastrophique » que la crise entre la Russie et l’Ukraine dégénère en guerre, a déclaré vendredi le chef de l’ONU, Antonio Guterres, lors de son discours d’ouverture de la Conférence sur la sécurité de Munich qui rassemble de nombreux dirigeants internationaux.

« Avec une concentration de troupes russes autour de l’Ukraine, je suis profondément préoccupé par l’augmentation des tensions et des spéculations sur un conflit militaire en Europe », a affirmé Antonio Guterres. Si cela se produisait, « ce serait catastrophique », a-t-il averti, estimant qu'« il n’y a pas d’alternative à la diplomatie ».

13h42 : Poutine reçoit Loukachenko pour parler « coopération militaire »

Le président russe Vladimir Poutine a reçu vendredi son allié et homologue bélarusse Alexandre Loukachenko pour discuter de la coopération militaire entre leurs deux pays, en pleine escalade des tensions autour de l’Ukraine voisine.

« Nous allons parler de la situation régionale et évaluer comment se déroule la coopération militaire », a déclaré Vladimir Poutine au début de leur entretien ouvert aux caméras de télévision.

« Demain, nous allons en outre participer ensemble à l’un des événements les plus importants dans le cadre de cette coopération militaire », a-t-il ajouté, sans autre précision.

13h26 : Les EU voient « davantage » de soldats russes près de la frontière

Les Etats-Unis observent toujours davantage de troupes russes se déplaçant vers les régions frontalières avec l’Ukraine, a déclaré vendredi à Varsovie le secrétaire américain à la Défense LLoyd Austin.

« Bien que la Russie ait annoncé qu’elle ramenait ses forces en garnison, nous ne l’avons pas encore vu. En fait, nous voyons davantage de forces entrer dans cette région frontalière », a déclaré Lloyd Austin, à l’issue d’un entretien avec son homologue polonais Mariusz Blaszczak.

« Nous les voyons aussi continuer à se préparer », notamment « en se rapprochant de la frontière, en positionnant des troupes, en augmentant leurs capacités logistiques », a précisé M. Austin.

13h04 : Et puis une visio dès maintenant finalement

Le président américain Joe Biden va tenir une visioconférence ce vendredi sur la crise ukrainienne avec plusieurs leaders européens et canadien et l'Otan. Y participeront Joe Biden, Justin Trudeau (Canada), Ursula von der Leyen (présidente de la Commission UE), Charles Michel (président du Conseil UE), Mario Draghi (Italie), Jens Stoltenberg (chef de l'OTAN), Olaf Scholz (Allemagne), Andrzej Duda (Pologne), Klaus Johannis (Roumanie), Boris Johnson (Royaume-Uni) et Emmanuel Macron (France).

12h53 : G7 en visio jeudi prochain

Les dirigeants des pays du G7 tiendront jeudi une réunion virtuelle consacrée à la crise ukrainienne, a annoncé vendredi un porte-parole du gouvernement allemand.

Cette réunion, organisée ce jour-là entre 14 heures GMT et 15h30 GMT, sera notamment consacrée à la « situation à la frontière russo-ukrainienne », a précisé lors d’un point-presse régulier un porte-parole du gouvernement allemand, qui exerce cette année la présidence du G7.

12 heures : Washington voit toujours « davantage de forces se déplacer » vers la frontière ukrainienne

Les Etats-Unis observent toujours davantage de troupes russes se déplaçant vers les régions frontalières avec l’Ukraine, a déclaré vendredi à Varsovie le secrétaire américain à la Défense LLoyd Austin.

« Bien que la Russie ait annoncé qu’elle ramenait ses forces en garnison, nous ne l’avons pas encore vu. En fait, nous voyons davantage de forces se déplacer dans cette région » frontalière, a déclaré M. Austin, à l’issue d’un entretien avec son homologue polonais Mariusz Blaszczak.

11h33 : Une « agression sans armes »

En pleine crise avec les Occidentaux, les députés russes ont appelé mardi Vladimir Poutine à reconnaître l’indépendance des territoires prorusses du Donbass ukrainien, bassin minier et industriel frontalier de la Russie : les « républiques » autoproclamées de Donetsk et Lougansk.

En huit ans, la guerre entre Kiev et les séparatistes, soutenus par Moscou, a fait plus de 14.000 morts. La violence des combats a néanmoins considérablement diminué depuis les accords de Minsk de 2015, négociés entre la Russie et l’Ukraine sous médiation franco-allemande. En revanche, le règlement politique du conflit est dans l’impasse, chaque camp s’accusant de bloquer la feuille de route vers la paix.

Et une reconnaissance russe des séparatistes signifierait la fin de ce processus, car les accords de Minsk visent justement un retour sous souveraineté ukrainienne de ces zones. 

11h15 : Des bombardements en cours dans l'est de l'Ukraine sur le front est

Des bombardements sont en cours près de Stanytsia Louganska, une ville de l'est de l'Ukraine sous le contrôle des forces gouvernementales, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

Le son de bombardements était audible dans cette localité, déjà touchée la veille par des bombardements qui y ont notamment endommagé une école maternelle sur fond de craintes d'une invasion russe en Ukraine.

 

10h53 : Jean-Yves Le Drian a des doutes

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, s’est demandé vendredi si les départs de troupes russes annoncés près de l’Ukraine correspondaient à un vrai retrait ou à de simples « rotations ». « Entre les inflexions annoncées et les inflexions réalisées, il y a un pas », a-t-il déclaré sur la chaîne LCI.


« Moi je préfère, au-delà des mots, les faits et je souhaite que nous puissions constater qu’il ne s’agit pas de rotations mais de retrait », a-t-il ajouté.

10h50 : La Russie a amassé 149.000 troupes à la frontière ukrainienne

La Russie a massé 149.000 soldats à la frontière ukrainienne, a annoncé vendredi devant les députés le ministre ukrainien de la Défense.

« Nous observons les unités militaires russes dont les forces terrestres s’élèvent à 129.000. Si on y ajoute la composante navale et aérienne, elles atteignent 149.000 », a déclaré Oleksiï Reznikov.

10h49 : Stanitsa Louganska prise pour cible

Pour rappel, hier, une école maternelle a été touchée à Stanitsa Louganska, petite localité sous contrôle gouvernemental dans l'Est, au moment où 20 enfants et 18 adultes se trouvaient à l'intérieur.

Selon l'armée ukrainienne, 32 obus sont tombés sur Stanitsa Louganska, la privant en partie d'électricité.

10h47 : Des violations de cessez-le-feu

Les autorités ukrainiennes ont fait état de 20 violations du cessez-le-feu par les séparatistes pendant la nuit, tandis que les rebelles prorusses ont rapporté 27 tirs de l'armée ukrainienne. Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont rapporté une hausse significative des tirs, avec 189 violations du cessez-le-feu enregistrées dans la région de Donetsk jeudi, contre 24 le jour précédent. Dans la région de Lougansk, autre bastion des séparatistes prorusses dans l'Est, 402 violations ont été rapportées contre 129 mercredi.

10h35 : Nouveaux bombardements, nouvelles accusations

L'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses se sont mutuellement accusés vendredi de nouveaux bombardement dans l'Est du pays, en proie depuis la veille à une flambée de violences sur fond de craintes d'une attaque russe.

Les deux camps s'accusent mutuellement d'être à l'origine de cette nouvelle flambée de violences dans un conflit qui a fait plus de 14.000 morts depuis son déclenchement en 2014.

10h15 : La Russie annonce des manœuvres et des tirs samedi

La Russie a annoncé qu’elle allait mener samedi sous la supervision de Vladimir Poutine des manœuvres de ses « forces stratégiques », notamment avec des tirs de missiles balistiques et de croisière, en pleine crise avec les Occidentaux.

« Le 19 février, sous la direction du commandant suprême des forces armées russes Vladimir Poutine, un exercice planifié des forces de dissuasion stratégique sera organisé », a indiqué vendredi le ministère de la Défense dans un communiqué.

Selon Moscou, des « tirs de missiles balistiques et de missiles de croisière auront lieu » dans le cadre de ces exercices. Ils impliqueront également des soldats du district militaire Sud de la Russie, les forces aérospatiales, les forces stratégiques et les flottes russes du Nord et de la mer Noire.

9h39 : La table qui valait 100.000 euros

L’image de la table ovale gigantesque qui a tenu à bonne distance Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lors d’une réunion tendue sur l’Ukraine a fait le tour du monde. C’est la fierté d’une petite entreprise familiale du Nord de l’Italie qui en revendique la paternité.

Le meuble laqué blanc et orné de feuilles d’or, de six mètres de long, a fait fantasmer d’innombrables internautes sur les réseaux sociaux, le détournant en table de ping-pong, piste de danse sur glace ou encore en fresque de Léonard de Vinci, La Cène.

Cette table, « une pièce unique », a été taillée sur mesure et livrée au Kremlin en 1995. Son prix ? « Ah, c’était en lires à l’époque, une table de ce genre vaudrait aujourd’hui environ 100.000 euros » et le total de la commande « plus de 20 millions d’euros ».

9h09 : Et notre récap' pour ceux qui aurait préféré regarder les JO

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :


 

9h08 : La stratégie américaine de la transparence (et du « zéro secret »)

En révélant au grand public un volume inhabituel d’informations de leurs services de renseignement, les Etats-Unis espèrent compliquer la tâche de Moscou qu’ils accusent de vouloir justifier une invasion de l’Ukraine, une stratégie ambitieuse mais risquée pour Washington.

Depuis un mois, l’administration américaine a, en effet, multiplié les révélations sur les mouvements des troupes russes aux frontières de l’Ukraine et les projets supposés du président russe Vladimir Poutine, parfois publiquement mais aussi au cours de rencontres avec des journalistes de hauts responsables du renseignement qui parlent rarement à la presse.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a ainsi décrit jeudi avec force détails devant le Conseil de sécurité de l’ONU le scénario catastrophe d’une attaque imminente contre l’Ukraine : un prétexte « fabriqué de toutes pièces », qui permettrait à Moscou de « proclamer qu’il doit riposter », puis une attaque avec « des missiles et des bombes ».

9h07 : Blinken face à Lavrov

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov la semaine prochaine si la Russie n’envahit pas l’Ukraine. Anthony Blinken avait proposé de rencontrer Sergueï Lavrov « en Europe la semaine prochaine. Les Russes ont répondu avec des propositions de dates pour la fin de la semaine prochaine, ce que nous avons accepté, à condition qu’il n’y ait pas d’invasion russe de l’Ukraine », a dit le porte-parole du département d’Etat Ned Price.

« S’ils envahissent dans les prochains jours, cela montrera clairement qu’ils n’ont jamais été sérieux au sujet de la diplomatie », a-t-il ajouté.

9h05 : C'est tendu à Munich

Dirigeants internationaux et diplomates de haut rang ont rendez-vous à Munich, dans le sud de l'Allemagne, de vendredi à dimanche, pour trois jours de discussions sur des questions de défense et de sécurité. Sont notamment attendus la vice-présidente américaine Kamala Harris, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, le chef des Nations unies Antonio Guterres, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chef de l'OTAN Jens Stoltenberg et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

La Russie, dont le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov est régulièrement venu à cette conférence annuelle, n'a pas prévu de participer cette année.

Pour en savoir plus c'est par ici : 


 

9 heures : Des « exigences datant de la guerre froide »

La Russie met en danger la sécurité de l’Europe avec des « exigences datant de la Guerre froide », a déploré vendredi la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, avant la conférence annuelle de Munich sur la sécurité qui sera dominée par la crise ukrainienne.

« Avec un déploiement sans précédent de troupes à la frontière avec l’Ukraine et des exigences datant de la Guerre froide, la Russie remet en cause les principes fondamentaux de l’ordre de paix européen », a déclaré Mme Baerbock dans un communiqué. Moscou doit faire preuve de « sérieux efforts de désescalade », a-t-elle exhorté.

8h59 : Dix bombardiers Su-24 retirés de Crimée

Un porte-parole de la flotte russe, cité par l'agence Interfax, Alexeï Roulev, a lui annoncé que dix bombardiers Su-24 basés en Crimée avaient quitté cette péninsule annexée en 2014 pour d'autres aérodromes en Russie dans le cadre d'une exercice. La Russie a, selon les Etats-Unis, déployé plus de 150.000 soldats dans le voisinage de l'Ukraine, faisant craindre une invasion de ce pays.

Moscou dément tout projet en ce sens et a annoncé depuis mardi une série de retrait de ses troupes, images de trains chargés d'équipements à l'appui, mais sans convaincre les Occidentaux.

8h56 : La Russie annonce de nouveaux retraits de ses forces de la frontière ukrainienne

La Russie a annoncé retirer des chars déployés près de la frontière ukrainienne, qui retournent dans leurs garnisons, et déplacer des bombardiers de Crimée annexée, sur fond de craintes occidentales d’une attaque de l’Ukraine.

« Un autre train militaire transportant du personnel et des équipements appartenant aux unités de l’armée de chars du district militaire de l’Ouest est retourné à ses bases permanentes » dans la région de Nijni Novgorod, à plus de mille kilomètres de l’Ukraine, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Ces forces retournent dans leurs garnisons « après avoir terminé un exercice d’entraînement planifié ».

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce live consacré à la guerre qui menace de se déclencher entre la Russie et l’Ukraine. Mouvements de troupes, petites déclas et grandes tentatives diplomatiques, vous saurez tout en direct, alors restez à l’affût.