Conflit Ukraine-Russie : Les Etats-Unis maintiennent que « la Russie se dirige vers une invasion imminente »

ATTAQUE Pour Washington l’heure est très grave et la désescalade n’est pas du tout amorcée

M.F avec AFP
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Des véhicules blindés se déplacent sur le terrain d'entraînement d'Osipovichi lors des exercices militaires Union Courage-2022 Russie-Biélorussie près d'Osipovichi, en Biélorussie, le jeudi 17 février 2022.
Des véhicules blindés se déplacent sur le terrain d'entraînement d'Osipovichi lors des exercices militaires Union Courage-2022 Russie-Biélorussie près d'Osipovichi, en Biélorussie, le jeudi 17 février 2022. — Alexander Zemlianichenko Jr/AP/SIPA

Le Kremlin a beau répéter depuis plusieurs jours qu’il retire ses troupes​ de la frontière ukrainienne, Washinton n’en croit pas un mot et prédit même le contraire. « Les éléments sur le terrain indiquent que la Russie se dirige vers   une invasion imminente » de l’Ukraine, a affirmé jeudi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

La diplomate a précisé avoir demandé au secrétaire d’Etat Antony Blinken de venir participer à une réunion sur l’Ukraine du Conseil de sécurité de l’ONU prévue de longue date jeudi matin à New York. Il vient « pour faire comprendre au monde que nous faisons tout notre possible pour empêcher une guerre », a précisé à des journalistes l’ambassadrice américaine, elle-même au rang de ministre comme membre du cabinet de Joe Biden. « Notre objectif est de transmettre la gravité de la situation » car « c’est un moment crucial », a-t-elle souligné. Antony Blinken va « signaler notre engagement intense envers la diplomatie, offrir et souligner la voie vers la désescalade », a-t-elle aussi dit.

Le « moment le plus dangereux pour la paix »

Les Américains ont constaté avec inquiétude mercredi que la Russie poursuivait l’escalade tout en affirmant avoir entamé une désescalade, a déclaré un haut responsable du département d’Etat à des journalistes, évoquant une similitude avec la phase qui avait précédé l’incursion de Moscou en Géorgie en 2008.

Il a aussi expliqué la préoccupation américaine par les récents bombardements dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine théâtre d’un conflit entre Kiev et des séparatistes prorusses, ainsi que par des préparatifs imputés par Washington aux Russes pour fabriquer de toutes pièces un prétexte pour une invasion de l’Ukraine. Il s’agit « peut-être du moment le plus dangereux pour la paix et la sécurité depuis la fin de la Guerre froide », a dit ce haut responsable américain.