Attaque du Capitole : Les registres de visiteurs de la Maison Blanche de Trump peuvent être transmis, tranche Biden

ETATS-UNIS Le président américain a refusé à son prédecesseur de faire jouer le «privilège de l'exécutif»

P.B. avec AFP
— 
Donald Trump à la Maison Blanche (image d'archive).
Donald Trump à la Maison Blanche (image d'archive). — Maison Blanche / Andrea Hank

L’assaut du Capitole était-il un acte de violence spontané ou les événements ont-ils été coordonnés ? C’est la question centrale à laquelle tente de répondre la commission d’enquête parlementaire avant les midterms de novembre. C’est dans ce cadre que Joe Biden a demandé que les registres de visiteurs à la Maison Blanche, y compris le jour de l’attaque du 6 janvier 2021, soient transmis aux élus.

Joe Biden a ainsi rejeté les arguments de l’ancien président Donald Trump. Ce dernier estimait que ces registres étaient soumis au « privilège de l’exécutif », une disposition légale qui donne au président des Etats-Unis le droit de garder certains documents secrets pour le bien du pays.

Ce n’est pas l’avis de l’actuel président américain : Joe Biden « a conclu qu’appliquer le ''privilège de l’exécutif'' n’était pas dans l’intérêt des Etats-Unis », écrit l’avocate Dana Remus, conseil de la Maison Blanche, au directeur des Archives nationales, dans un courrier communiqué par la Maison Blanche.

Course contre la montre

Elle rappelle dans cette lettre que l’administration Biden « publie de son propre chef les registres de visiteurs chaque mois, avec des exceptions limitées » et rappelle qu’il en allait de même pendant la présidence de Barack Obama.

La commission d’enquête parlementaire sur les événements du 6 janvier 2021 espère que ces listes lui permettront d’éclairer le rôle joué par Donald Trump et son entourage officiel, au moment où une foule de partisans de l’ancien président prenait d’assaut le siège du Congrès américain.

Donald Trump et ses proches sont engagés dans une guerre d’usure procédurale avec cette commission spéciale de la Chambre des représentants, composée majoritairement de démocrates. Le temps presse pour ces parlementaires : ils veulent à tout prix publier leurs conclusions avant les élections législatives de mi-mandat, à l’automne prochain, lors desquelles les républicains pourraient reprendre le contrôle de la Chambre et enterrer leurs travaux.