Grippe A: Florence Cassez supplie Nicolas Sarkozy de la rapatrier

MEXIQUE La Française fait valoir des risques accrus de contagion en milieu carcéral...

Avec agence

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Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon ont décidé lundi de confier à un groupe de juristes de leurs deux pays le soin de trouver une issue à l'épineux dossier Florence Cassez, cette Française condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie.
Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon ont décidé lundi de confier à un groupe de juristes de leurs deux pays le soin de trouver une issue à l'épineux dossier Florence Cassez, cette Française condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie. — Alfredo Estrella AFP/Archives
Après son avocat, c’est au tour de Florence Cassez elle-même de solliciter son rapatriement en France en raison de la grippe A qui sévit avant tout au Mexique.

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La Française, condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour participation à des enlèvements qu'elle nie, a «supplié» samedi le président Nicolas Sarkozy de la «rapatrier» en raison des risques accrus de contagion par la grippe porcine en milieu carcéral, dans un courrier parvenu à l'AFP.

Ses parents bientôt reçus à l'Elysée

L'appel semble avoir été entendu. Nicolas Sarkozy recevra «dans les prochains jours» les parents de la jeune femme, a indiqué ce dimanche Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, au «Forum» de radio J.

«Je ne pense pas que la grippe soit un phénomène aggravant en l'espèce», a toutefois souligné Claude Guéant, tout en assurant que la France «continue à travailler d'arrache pied» au sein d'une commission franco-mexicaine mise en place «pour trouver les voies et moyens pour faire en sorte que Florence Cassez puisse exécuter sa peine en France»

«On nous dit qu’il n’y a plus de masques»

«Depuis le développement de l'épidémie de la grippe porcine on ne nous donne pas de masque, on nous dit qu'il n'y en a plus», écrit la jeune femme de 34 ans depuis sa prison de Mexico dans une lettre au Président, rappelant qu'elle est incarcérée «depuis 1.240 jours».

«Tout comme les autres détenues, j'ai été soumise à un test de santé. Diagnostic: une laryngite. Mon état de faiblesse est connu ici et me rend plus vulnérable au virus», ajoute-t-elle.

«Le médecin de la prison, pour tenter de nous rassurer, nous a dit que la grippe n'existait pas et que c'était une invention des politiques», affirme-t-elle encore.

Une seule visite par semaine

«Ici on se protège comme on peut, c'est-à-dire mal, du risque de contagion, mais on y est évidemment exposé par le personnel de la prison qui ont, eux, des contacts avec l'extérieur. Monsieur le président, je vous en supplie, rapatriez-moi», conclut-elle.

Les visites avaient été suspendues depuis une semaine, après le lancement de l'alerte à la grippe porcine au Mexique, a indiqué Florence Cassez à l'AFP en marge de son courrier au président français. Ces visites ont été autorisées à nouveau samedi, mais à raison d'une seule par semaine, a-t-elle précisé.