Conflit Ukraine-Russie : Entre paroles apaisantes et militarisation à la frontière, Vladimir Poutine entretient le trouble

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

D.R. avec AFP
Vladimir Poutine, le 9 février 2022.
Vladimir Poutine, le 9 février 2022. — Alexei Nikolsky/TASS/Sipa USA/SIPA
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Aujourd’hui, la Russie a proposé de « prolonger et élargir » le dialogue, estimant qu’un règlement diplomatique de la crise était toujours possible, alors que le Pentagone l'accuse d’avoir renforcé son arsenal militaire aux frontières de l’Ukraine.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Ce lundi, la Russie  a annoncé la fin de certains exercices militaires destinés à  impressionner Kiev. Mais quelques heures plus tard, le  Pentagone  a accusé Moscou d’avoir encore renforcé son dispositif militaire aux frontières de l’Ukraine au cours du week-end.

Vladimir Poutine « continue d’envoyer des forces supplémentaires le long de cette frontière et il dispose de bien plus que 100.000 [hommes] », a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby pour qui il ne s’agit pas seulement d’une « question de nombre » mais surtout de « capacités en armement ». Selon lui, la Russie a toutes les capacités pour lancer « à tout moment » une « vaste offensive militaire en Ukraine ».

La phrase du jour

 Le gazoduc Nord Stream 2 est une arme géopolitique »
 

C’est ce qu’a affirmé Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse avec Olaf Scholz, prouvant encore une fois que le gazoduc russo-allemand Nord Stream 2 continue de provoquer de fortes tensions dans la région. Dans le même temps,  Boris Johnson a encouragé les pays européens à réduire leur dépendance au gaz russe.

La tendance du jour

Les prises de position occidentales se durcissent tandis que Moscou entrouvre sa porte à des négociations ce lundi. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a jugé possible un règlement diplomatique de la crise autour de l’Ukraine, proposant même de « prolonger et d’élargir » le dialogue, un discours apaisant dont la fiabilité est remise en question par l’accusation du Pentagone.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, jugeant une invasion russe de l’Ukraine possible « dans les 48 heures », a appelé Vladimir Poutine à reculer du « précipice ». Le chancelier allemand, qui se trouvait à Kiev ce lundi et se rend à Moscou mardi, a menacé la Russie de « lourdes conséquences » en cas d'« agression militaire ».

« Nous attendons de Moscou des signes immédiats de désescalade », a ajouté Olaf Scholz. De son côté, le G7 s’est dit prêt à imposer des sanctions aux « conséquences massives » pour la Russie. Malgré ces fortes déclarations, les Européens continuent d’espérer une solution amicale. Mercredi, le ministre italien des Affaires étrangères se rendra à Moscou dans l’objectif de décourager « toute agression ou escalade ».