Conflit Ukraine – Russie :  Zelensky invite Biden à se rendre à Kiev «dans les prochains jours»...

LIVE Retrouvez les informations de dimanche sur le conflit larvé en Ukraine

X.R.
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L'armée ukrainienne se tient prête.
L'armée ukrainienne se tient prête. — EPN/Newscom/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, et a lancé des exercices militaires avec la Biélorussie. Le Kremlin souhaite que l’Ukraine s’engage à ne jamais rentrer dans l’Otan.
  • Depuis vendredi soir, les Etats-Unis ne cessent d’alerter sur la possibilité de voir la Russie lancer des hostilités avant la fin des Jeux olympiques. Des déclarations qui ont déclenché une série d’appels entre dirigeants samedi, russes et ukrainiens accusant les Américains de provoquer la panique et d’alimenter les tensions.
  • Plusieurs pays européens ont recommandé à leurs citoyens de quitter l’Ukraine par précaution, alors que les Russes continuent leurs manœuvres militaires près de la frontière.

A VOIR

 

A LIRE AUSSI

 

Ce Live est maintenant terminé. Merci de l’avoir suivi avec nous. La rédaction de 20 Minutes continue de se mobiliser pour vous informer sur la crise ukrainienne avec un nouveau Live à venir ce lundi. Bon début de semaine
22h50 : Le Canada retire des militaires d’Ukraine

Le Canada a décidé de « relocaliser temporairement » ailleurs en Europe une partie de son personnel militaire stationné en Ukraine, en raison de la situation dans la région, a annoncé dimanche le ministère canadien de la défense.

Ottawa n’a pas donné de précisions sur le nombre des militaires concernés ou sur le lieu de leur repositionnement. Quelque 200 militaires canadiens sont déployés depuis 2015 en Ukraine dans le cadre de la mission UNIFIER, visant à contribuer à la formation des forces ukrainiennes.

 

21h13 : Zelensky a invité Biden à Kiev « dans les prochains jours »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a invité dimanche le président américain Joe Biden à Kiev pour montrer le soutien de Washington face au risque d’une invasion russe. « Je suis convaincu que votre visite à Kiev dans les prochains jours (…) serait un signal fort et contribuerait à stabiliser la situation », a déclaré la présidence ukrainienne, citant une déclaration de Volodymyr Zelensky à Joe Biden lors d’une conversation téléphonique entre les deux hommes plus tôt dans la journée.

18h55 : Biden et Zelensky ont convenu de poursuivre « diplomatie » et « dissuasion » face à Moscou

Le président américain Joe Biden et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky ont convenu de poursuivre la « diplomatie » et la « dissuasion » face à la Russie, lors d’une conversation téléphonique d’environ 50 minutes dimanche, a rapporté la Maison Blanche.

Lors de cet échange, Joe Biden a de nouveau promis une réponse « rapide et résolue » des Etats-Unis, en coordination avec ses alliés, en cas d’attaque russe.

17h16 : Washington redit qu’une invasion russe de l’Ukraine est possible « à tout moment »

L’entretien téléphonique entre les Poutine et Biden « n’a certainement pas montré que les choses évoluaient dans le bon sens », a déclaré le porte-parole du Pentagone John Kirby sur la chaîne Fox. Il « n’y a aucun signe que Poutine ait l’intention d’apaiser les tensions », selon lui. « Nous pensons qu’une action militaire majeure pourrait avoir lieu à tout moment », a-t-il poursuivi.

15h35 : Les sanctions occidentales seront « immédiates » prévient Olaf Scholz

On parlait justement du chancelier allemand un peu plus tôt. Il s’est exprimé à son tour : « En cas d’une agression miliaire contre l’Ukraine, qui mettrait en danger sa souveraineté et son intégrité territoriale, cela conduirait à des sanctions dures, que nous avons préparées avec soin et que nous pouvons mettre en œuvre immédiatement avec nos alliés en Europe et au sein de l’Otan ». Olaf Scholz doit se rendre demain à Kiev et mardi à Moscou.

15h33 : Le président ukrainien va parler à Joe Biden « dans les heures qui viennent »

« Volodymyr Zelensky discutera dans les heures qui viennent de la situation sécuritaire et des efforts diplomatiques en vue d’une désescalade avec le président américain Joe Biden », a annoncé son porte-parole sur Facebook.

15h01 : « Soit on décide de nous aider, soit on nous laisse tomber »

Pour comprendre les soudaines deux déclarations allemandes, il faut les replacer dans leur contexte : dans une interview sur une radio publique ce dimanche, l’ambassadeur ukrainien a reproché à l’Allemagne sa trop grande « discrétion ». « Il est temps que l’Allemagne retire ses lunettes russes dans la conduite de sa politique à l’égard de l’Ukraine car elles brouillent sa vision », a-t-il accusé.

« Soit on décide de nous aider, soit on nous laisse tomber », a-t-il lancé, affirmant qu’il en allait de la survie de l’Ukraine. Depuis le début de la crise, le nouveau chancelier Olaf Scholz est régulièrement critiqué pour sa discrétion diplomatique, alimentant les comparaisons avec Emmanuel Macron.

14h44 : La Russie porte « la responsabilité » du risque de « guerre » en Europe pour le président allemand
14h29 : La situation est « critique » selon Berlin

« Notre préoccupation a grandi (…) nous pensons que la situation est critique, très dangereuse », estime une source gouvernementale, sous couvert d’anonymat, devant la presse à Berlin, alors que les craintes d’une invasion russe imminente en Ukraine ne cessent de croître.

14h18 : L'Allemagne envisage d'augmenter son aide économique à l'Ukraine

Depuis l'annexion de la Crimée en 2014 par Moscou, l'Allemagne est le pays qui a apporté l'aide financière bilatérale la plus importante à l'Ukraine, avec 2 milliards d'euros, auxquels s'ajoute une ligne de crédit de 500 millions d'euros, dont les deux-tiers environ ont été utilisés. Kiev a transmis à Berlin une nouvelle liste de demandes, qui comprend des systèmes de missiles anti-aériens, des systèmes anti-drones, des systèmes de localisation électronique, des équipements de vision nocturne et des munitions selon les médias allemands. Il n'est pas exclu que certains de ces équipements, considérés comme non-létaux, puissent être acceptés.

14h12 : La Russie est « inquiète » de la « relocalisation » de personnel de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) en Ukraine
12h58 : L'Ukraine promet de laisser ouvert son espace aérien malgré la menace russe
12h31 : La Russie ne craint pas les sanctions occidentales (et sera autosuffisante en fromage)

Moscou « n’en a rien à foutre » des risques de sanctions occidentales en cas d’invasion de l’Ukraine, a déclaré sans ambages l’ambassadeur russe en Suède. « On nous a déjà imposé tellement de sanctions, et dans un sens elles ont eu des effets positifs sur notre économie et notre agriculture », souligne l’expérimenté Viktor Tatarintsev.

« Nous sommes davantage autosuffisants et avons été capables d’augmenter nos exportations. (Par exemple) nous n’avons pas de fromages italiens ou suisses, mais nous avons appris à fabriquer des fromages russes aussi bons en utilisant des recettes italiennes ou suisses », a-t-il expliqué.

12h02 : Macron a soutenu Zelensky au téléphone

Outre Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a aussi eu le président ukrainien au téléphone hier. Le chef de l’Etat a « réaffirmé son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale » de l’Ukraine et « salué le sang-froid du Président Zelensky », indique l’Elysée. « Les deux présidents souhaitent poursuivre le dialogue en format Normandie pour une mise en œuvre des Accords de Minsk et une solution durable dans le Donbass », conclut le communiqué.

11h29 : « Un parfum de Munich »

Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a jugé qu’il y avait un « parfum de Munich dans l’air » à propos de l’Ukraine, en référence à l’accord de 1938 avec l’Allemagne nazie qui n’a pu empêcher la Seconde Guerre mondiale. La Russie peut « lancer une offensive à tout moment », avec environ 130.000 de ses soldats positionnés le long de la frontière ukrainienne, a estimé le ministre, qui s’est rendu vendredi à Moscou pour plaider pour une désescalade, dans un entretien au Sunday Times.

La comparaison est aussi revenue chez certains internautes, notamment à l’occasion des sommets en format Normandie, les représentants français et allemands étant qualifiés de « Chamberlain et Daladier » jusque dans nos espaces commentaires.

11h18 : La visite de Bolsonaro à Moscou, un « très mauvais timing » ?

Pour les analystes, le voyage du Brésilien ne pouvait guère tomber à un pire moment, et répond à des préoccupations de politique intérieure. « Le timing est très mauvais », relève Guilherme Casaroes, analyste politique à la Fondation Getulio Vargas (FGV). « Les Etats-Unis ont exercé beaucoup de pressions pour que cette visite soit annulée », souligne Felipe Loureiro, professeur de relations internationales à l’Université de Sao Paulo (USP). Plusieurs ministres avaient aussi plaidé contre ce déplacement.

Mais une annulation « aurait envoyé le signal que le Brésil est une marionnette des Etats-Unis », ajoute-t-il. Et le président russe Vladimir Poutine, soucieux de montrer qu’il n’est pas isolé, « aurait été furieux ». Jair Bolsonaro a déclaré aller à Moscou pour « améliorer les relations commerciales », tout en étant « au courant des problèmes qu’ont quelques pays avec la Russie ».

10h43 : Washington dément la mise en fuite de son sous-marin

La Russie avait annoncé hier avoir chassé un sous-marin américain qui traînait dans ses eaux du Pacifique. « Il n’y a aucune vérité dans les affirmations russes concernant nos opérations dans leurs eaux territoriales », a démenti l’armée américaine.

« Nous volons, naviguons et opérons en toute sécurité dans les eaux internationales », a précisé le capitaine Kyle Raines, porte-parole du Commandement américain pour la région Indo-Pacifique, refusant de commenter l’emplacement précis des sous-marins américains dans la région.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce live dominical consacré à la crise en Ukraine. Coups de fils, mouvement de troupes, déclarations intempestives, on vous tiendra au courant de tout !