Conflit Ukraine - Russie : La France déconseille à ses ressortissants de voyager vers Kiev

CRISE PROFONDE Retrouvez toutes les informations sur le conflit entre l’Ukraine et la Russie et toutes les tentatives diplomatiques pour éviter une guerre

X. R. et V.R.B
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Le président de la République française , Emmanuel Macron.
Le président de la République française , Emmanuel Macron. — STEPHANE LEMOUTON-POOL/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, et a lancé des exercices militaires avec la Biélorussie. Le Kremlin souhaite que l’Ukraine s’engage à ne jamais rentrer dans l’Otan.
  • Alors que les discussions diplomatiques semblaient s’améliorer depuis plusieurs jours, la journée de vendredi a marqué un brusque regain de tension, notamment quand la Russie a qualifié son degré de collaboration avec le Royaume-Uni de « degré zéro » et estimé que les discussions au format Normandie étaient stériles.
  • Les Etats-Unis ont alerté sur la possibilité du déclenchement d’une invasion dans les prochains jours, et plusieurs pays ont demandé à leurs ressortissants de quitter l’Ukraine.

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22h30 : Bolsonaro confirme son voyage mardi en Russie

Le président brésilien Jair Bolsonaro a confirmé qu’il maintenait sa visite en Russie où il est attendu mardi, en dépit des tensions extrêmes autour de l’Ukraine où les Etats-Unis disent redouter une invasion russe imminente. Washington a exercé des pressions, selon divers analystes, pour que le Brésilien annule cette visite, centrée officiellement sur la promotion des relations commerciales bilatérales, tandis qu’une guerre menace en Europe. Mais alors que les appels téléphoniques destinés à faire prévaloir la diplomatie se sont multipliés entre les dirigeants occidentaux et la Russie sans faire baisser la tension, Jair Bolsonaro s’en est remis à Dieu. « Nous demandons à Dieu que règne la paix dans le monde pour notre bien à tous », a déclaré Bolsonaro à l’issue d’une interview sur une radio locale, tout en confirmant sa visite en Russie, prévue de mardi à jeudi. « J’ai été invité par le président (russe) Vladimir Poutine », a expliqué le chef de l’Etat d’extrême droite, cité par le site d’information Uol, « le Brésil dépend en grande partie des engrais de Russie ».

21h55 : Le Canada transfère son ambassade ukrainienne de Kiev à Lviv

Le Canada a annoncé fermer temporairement son ambassade à Kiev et déplacer ses opérations dans un bureau temporaire à Lviv (ouest) « en raison de la détérioration de la situation causée par le déploiement des troupes russes à la frontière ». « Nous reprendrons les activités à l’ambassade à Kiev dès que la situation de sécurité en Ukraine nous permettra de garantir des services appropriés et une sécurité adéquate pour notre personnel », a indiqué la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly, citée dans un communiqué. « Les Canadiens doivent continuer d’éviter tout voyage en Ukraine. Nous exhortons ceux qui se trouvent actuellement dans le pays à partir maintenant », a-t-elle ajouté.

20h27 : La France déconseille à ses ressortissants de voyager en Ukraine

Paris déconseille aux Français de voyager en Ukraine, a annoncé son ministère des Affaires étrangères, sans pour autant recommander à ses ressortissants de quitter le sol ukrainien, contrairement à plusieurs autres pays européens. « Dans le contexte des tensions créées par la concentration de troupes russes aux frontières de l’Ukraine (…) il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières du nord et de l’est du pays » et « il est conseillé de différer tous les déplacements en Ukraine », écrit le Quai d’Orsay sur son site, sous la rubrique « conseils aux voyageurs ».

20h02 : Le Kremlin dénonce une hystérie américaine à « l’apogée » après l’appel Biden-Poutine

Le Kremlin a dénoncé l'« hystérie » américaine au sujet de l’Ukraine après un appel entre Poutine et Biden, tout en précisant que les deux hommes avaient décidé de « poursuivre les contacts ». « L’hystérie a atteint son apogée », a déclaré lors d’une conférence de presse Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine. Mais « les présidents ont convenu de poursuivre les contacts à tous les niveaux », a-t-il ajouté. « Ces derniers jours et ces dernières heures, la situation a été menée à l’absurde », a critiqué Ouchakov, affirmant que « les Américains annoncent la date même de l’invasion russe, et en même temps gonflent les muscles militaires de l’Ukraine ». Il a néanmoins noté que la conversation était « restée de nature assez équilibrée et professionnelle ». « Les présidents ont convenu que les vues exprimées par Biden (seraient) examinées à Moscou et (seraient) prises en compte dans notre réaction » aux réponses que l’Otan et Washington doivent apporter aux demandes sécuritaires de la Russie.

19h19 : Pas de « changement fondamental » après l’appel Biden-Poutine

L’appel très attendu entre le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine, pour désamorcer la tension autour du dossier ukrainien, n’a pas entraîné de « changement fondamental », a déclaré un responsable américain. L’échange était « professionnel et riche et a duré un peu plus d’une heure. Il n’y a pas eu de changement fondamental dans la dynamique qu’on observe depuis maintenant plusieurs semaines », a affirmé devant des journalistes ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

18h59 : Joe Biden a averti Vladimir Poutine des « répercussions sévères et rapides » d’une attaque contre l’Ukraine

Le président américain Joe Biden a averti son homologue russe Vladimir Poutine des « répercussions sévères et rapides » que subirait Moscou en cas d’attaque de l’Ukraine, lors d’un appel téléphonique d’un peu plus d’une heure entre les deux dirigeants, a annoncé la Maison Blanche. Les Etats-Unis et leurs alliés « répondront de manière résolue et imposeront des répercussions sévères et rapides à la Russie » si cette dernière envahit l’Ukraine, a indiqué l’exécutif américain

18h16 : Fin de l’appel entre Joe Biden et Vladimir Poutine, qui a duré un peu plus d’une heure

Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine se sont entretenus au téléphone pendant un peu plus d’une heure sur l’Ukraine, a annoncé la Maison Blanche. « L’appel sécurisé entre le président Biden et le président russe Poutine s’est terminé à 12h06 », a déclaré un responsable à l’issue de cet échange très attendu.

17h35 : KLM suspend les vols vers l’Ukraine jusqu’à nouvel ordre

La compagnie aérienne a annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre des vols vers l’Ukraine, juste après que le gouvernement néerlandais conseille à ses ressortissants de quitter le pays en raison de la détérioration de la situation sécuritaire. « Le prochain vol vers la capitale Kiev était prévu ce soir, mais ne sera pas assuré », a déclaré KLM dans un communiqué, ajoutant que cette décision faisait « suite à l’ajustement des conseils de voyage (…) et à une analyse de sécurité approfondie ». « Il n’y a plus de vols dans l’espace aérien ukrainien jusqu’à nouvel ordre », a déclaré KLM. A l’instar de nombreux pays européens, dont l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, les Pays-Bas ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Ukraine, déconseillant les voyages dans ce pays.

17h31 : Emmanuel Macron redit à Vladimir Poutine sa « détermination à réagir s’il décidait une opération militaire en Ukraine »

Le président de la République a redit à son homologue russe lors d’un entretien téléphonique la « détermination à réagir » des Occidentaux en cas d’opération militaire russe en Ukraine, a indiqué l’Elysée. Emmanuel Macron va poursuivre ses efforts diplomatiques pour éviter une escalade en appelant le président américain Joe Biden ainsi que le chancelier allemand Olaf Scholz et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a précisé la présidence française. « Notre sentiment est que Vladimir Poutine reste sur les mêmes bases (étant) assez offensif, en estimant que ce n’est pas lui qui a pris l’initiative de l’escalade », mais les Occidentaux qui se sont rapprochés de la frontière russe, estiment les conseillers du président français. « Son objectif est d’obtenir un gain, qui soit la neutralisation de l’Ukraine. Il sait que c’est inacceptable (pour les Occidentaux) et que ses exercices militaires comportent un risque d’escalade supplémentaire, ajoutent-ils. Il reste dans un état d’esprit d’exigence, de provocation, en prenant soin néanmoins de garder toutes ses options ouvertes ».

17h27 : Emmanuel Macron va parler à Biden, Scholz et Zelensky ce samedi (Elysée)
17h17 : Début de l’appel entre Joe Biden et Vladimir Poutine (Maison Blanche)
16h54 : La marine russe dit avoir chassé un sous-marin américain de ses eaux dans l’océan Pacifique

Un destroyer de la flotte russe du Pacifique a chassé de ses eaux territoriales un sous-marin nucléaire américain de classe Virgina, au large des îles Kouriles, a affirmé le ministère russe de la Défense. Le bâtiment russe « Maréchal Chapochnikov » avait diffusé un message sous-marin ordonnant au navire américain « de faire surface ». Face à son refus, des « moyens » non-identifiés ont été utilisés forçant le submersible à « quitter les eaux territoriales de la Russie à pleine vitesse », selon un communiqué du ministère qui précise que l’incident a eu lieu samedi à 7h40 GMT.

16h53 : Les accusations contre la Russie sur l’Ukraine sont des « spéculations provocatrices » selon Poutine
16h01 : Macron a dit à Poutine qu’un « dialogue sincère » n’est « pas compatible avec une escalade »
15h52 : Le personnel diplomatique américain sera stationné à Lviv

L'ambassade maintiendra une petite présence consulaire à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine à environ 70 km de la frontière polonaise, pour gérer les problèmes urgents, précise le département d'Etat, alors que les Etats-Unis ont pris la décision d'évacuer le personnel non-essentiel en prévision d'une éventuelle attaque russe.

15h33 : Les Etats-Unis annoncent retirer la quasi-totalité de leurs soldats en Ukraine

Les Etats-Unis retirent 160 soldats américains qui entraînaient les forces ukrainiennes pour les « repositionner ailleurs en Europe », a annoncé le porte-parole du Pentagone John Kirby.

15h29 : L'appel Poutine-Macron a duré 1h40

L'échange entre les deux dirigeants a précédé celui qui le président russe devait ensuite avoir avec Joe Biden. L'Elysée devait donner dans l'après-midi des informations sur la teneur de la discussion entre les chefs d'Etat français et russe, qui s'étaient déjà entretenus durant plus de cinq heures lundi au Kremlin.

14h09 : Le président ukrainien juge que les avertissements sur une invasion russe « provoquent la panique »

Les Ukrainiens semblent s’agacer de la communication américaine.

14h06 : Pour Blinken, la voie diplomatique reste « ouverte » mais exige une « désescalade » de Moscou

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a affirmé que la voie diplomatique restait « ouverte » pour éviter un conflit en Ukraine mais nécessiterait une « désescalade » de la part de Moscou, lors d’un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov samedi, selon le département d’Etat. Une invasion de l’Ukraine, que la Russie est accusée de préparer, « entraînerait une réponse transatlantique résolue, massive et unie », a ajouté le porte-parole du département d’Etat, Ned Price.

13h39 : La Russie qualifie de « provocations » les accusations américaines

Sergueï Lavrov « a souligné que la campagne de propagande lancée par les États-Unis et ses alliés sur "une agression russe" contre l’Ukraine a pour objectif la provocation, en encourageant les autorités de Kiev » à se lancer dans une « résolution militaire du problème du Donbass » lors de son échange téléphonique avec Anthony Blinken, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

13h31 : Les Pays-Bas conseillent à leur tour de quitter l’Ukraine et évacuent leur personnel

« La situation sécuritaire était déjà préoccupante, et s’est encore détériorée ces derniers jours », a déclaré dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Wopke Hoekstra. « En concertation avec les divers alliés, je prends maintenant cette mesure et j’appelle tous les Néerlandais à quitter l’Ukraine », a-t-il ajouté. La plupart du personnel de l’ambassade quittera également l’Ukraine, a indiqué le ministère.

12h24 : L'ambassade américaine en Ukraine ordonne le retrait de son personnel non essentiel
12h20 : L'Allemagne recommande à ses ressortissants de quitter l'Ukraine

Côté français, il n'y pas encore de communication officielle.

11h37 : La flotte ukrainienne bien seule en mer

A la base, la flotte ukrainienne était quasi entièrement stationnée à Sébastopol, en Crimée. Forcément, depuis l’annexion, c’est donc un peu chaud pour les navires jaune et bleu de trouver un port d’attache. Il ne reste selon les experts qu’un seul navire de guerre et une dizaine de patrouilleurs aux Ukrainiens. Sur l’un d’eux, en pleine mer d’Azov, le capitaine Olexandre Sourkov regarde de travers les pauvres mitrailleuses de son navire. « Nos armes sont conçues pour protéger la frontière, pas pour faire la guerre », déplore-t-il. Autant dire que le patrouilleur, rattaché au port de Marioupol, risque de ne pas faire le poids longtemps face à la marine russe.

10h16 : La Russie annonce une réduction de son personnel diplomatique en Ukraine

« Craignant de possibles provocations du régime de Kiev ou de pays tiers, nous avons en effet décidé d’une certaine optimisation du personnel des représentations russes en Ukraine », a dit la porte-parole de la diplomatie russe dans un communiqué, en réponse à une question de médias sur la réduction de sa présence chez son voisin pro-occidental.

9h52 : Le but de l’exercice militaire russe est de « défendre la côte maritime de la péninsule de Crimée »

Bon, étant donné que la Crimée est au cœur des tensions, et que l’Ukraine et tous les Occidentaux continuent de la considérer comme partie intégrante du territoire ukrainien depuis l’annexion russe en 2014, ça sent un peu la provoc' ultime non ?

9h45 : « Il est extrêmement important de garder le calme » face à la menace russe, selon Kiev

 

9h38 : La Russie commence des nouvelles manœuvres navales et dénonce l'« hystérie » américaine

« Plus de 30 navires de la flotte de la mer Noire ont pris la mer depuis Sébastopol et Novorossiïsk selon le plan d’exercice », a indiqué samedi matin le ministère russe de la Défense. Lancer ce genre d’exercice quand les Etats-Unis tirent la sonnette d’alarme comme jamais, une bonne idée ? « L’hystérie de la Maison Blanche est plus révélatrice que jamais. Les anglo-saxons ont besoin d’une guerre. À tout prix. Les provocations, la désinformation et les menaces sont la méthode favorite pour résoudre ses propres problèmes », répond la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova sur Telegram.

9h31 : Les chefs d’état-major russe et américain se sont aussi parlé

Le général Mark Milley et le général Valéri Guerassimov « ont discuté de plusieurs sujets de préoccupation en matière de sécurité », a précisé le porte-parole de l’état-major américain, le colonel Dave Butler. D’un commun accord, ils ont décidé de ne pas publier les détails de leur conversation.

9h20 : Les téléphones vont chauffer

Au menu des coups de téléphones à suivre : Emmanuel Macron doit s'entretenir avec Vladimir Poutine vers midi, Joe Biden aura aussi le président russe en ligne dans la matinée de la côte Est américaine, et Anthony Blinken causera avec Sergueï Lavrov dans la journée. Autant vous dire que ça ressemble aux dernières tentatives pour éviter la guerre.

9h13 : Wall Street a fermé en forte baisse

Plombée par la crainte du déclenchement d'une guerre dans le week-end, la Bourse de New York a fini sa semaine avec beaucoup de fébrilité (et nous donc). Le Dow Jones a cédé 1,43%, l'indice Nasdaq, à forte composition technologique, a perdu 2,78%, et l'indice élargi S&P 500, 1,90%.

9h09 : L’UE et la Belgique appellent aussi à quitter l’Ukraine

Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni hier, c’est au tour de la Belgique d’appeler ses ressortissants à quitter le pays au plus vite. « Tous les voyages vers l’ensemble du territoire Ukrainien sont fortement déconseillés », ajoute une recommandation du ministère des Affaires étrangères. « Si la situation s’aggrave, une évacuation de l’Ukraine ne peut être garantie. Il est donc conseillé de quitter le pays tant que c’est encore possible », prévient le gouvernement.

De son côté, l’Union européenne a recommandé aux personnels non essentiels de sa représentation à Kiev de quitter l’Ukraine pour télétravailler depuis l’étranger, a indiqué vendredi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. « Nous ne procédons pas à une évacuation. Pour l’instant, le personnel non essentiel a la possibilité de télétravailler depuis l’extérieur du pays », a expliqué Peter Stano.

9h03 : Les Etats-Unis vont envoyer 3.000 soldats en Pologne

On attaque le récap' de cette intense nuit par ce chiffre. 3.000 soldats américains, placés en alerte dès fin janvier, vont quitter leur base en Caroline du Nord pour rejoindre la Pologne « dans les prochains jours ». Ils rejoindront quelque 2.000 soldats de la 82e division et de son commandement dont le déploiement avait été annoncé le 2 février, dont 1.700 en Pologne et 300 en Allemagne, où est basé le commandement des forces américaines en Europe, qui comptent 80.000 soldats.

Bonjour à toutes et à tous !Bienvenue sur ce live Ukraine - Russie, ouvert exceptionnellement ce samedi vu le regain de tensions depuis deux jours. D'après les déclarations américaines d'hier soir, ça pourrait péter à tout moment, donc on sera là pour vous prévenir.