Conflit Ukraine - Russie : Les Etats-Unis redoutent « une invasion », le mystère de la table entre Macron et Poutine éclairci

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

X.R. avec AFP
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Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lundi.
Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lundi. — /AP/SIPA
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Ce vendredi, on a eu l’explication de la longueur de la table entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, et les Etats-Unis demandent à leurs ressortissants de quitter l’Ukraine.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

On sait pourquoi la table était si longue entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou ! Le Kremlin a révélé qu’il ne fallait pas y voir de « considérations politiques », certains observateurs ayant interprété cette table de 5,50 m comme un signe de froideur du président russe. En réalité,  Emmanuel Macron avait refusé de se plier à un test Covid-19 réclamé par les autorités locales.


« Certains suivent leurs propres règles (…) Mais dans ce cas, un protocole sanitaire est appliqué pour protéger la santé de notre président et celle de son hôte », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Des conditions « ni acceptable ni compatible avec les contraintes d’agenda qui étaient les nôtres » selon l’Elysée, qui a donc « choisi l’autre option proposée par le protocole russe ». Si l’agence Reuters a laissé entendre que l’entourage d’Emmanuel Macron « ne pouvait pas laisser les Russes récupérer l’ADN du président », l’Elysée a formellement démenti cette version.

La phrase du jour

 « Le niveau de notre collaboration est presque à zéro et va bientôt passer la barre du zéro et devenir négatif. »
 

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou sortait d’une rencontre avec son homologue britannique Ben Wallace quand il a lâché cette « bombinette » aux agences de presse russes. Il a également appelé les Occidentaux à cesser de « gaver » d’armes l’Ukraine, dont le Royaume-Uni est un fournisseur important. Ambiance…

Le chiffre du jour

400. C’est le nombre de militaires russes qui ont pris part ce vendredi à un « exercice tactique » dans la région méridionale de Rostov, frontalière de l’Ukraine, selon un communiqué de l’armée russe. Au moins 70 véhicules dont des chars et des drones étaient également impliqués dans ces manœuvres, où les soldats se sont entraînés à des « missions de combat ».

La tendance du jour

« Nous sommes dans une période où une invasion pourrait commencer à tout moment, et pour être clair, cela inclut les Jeux olympiques », selon le secrétaire d’Etat américain Anthoy Blinken. Les Etats-Unis, qui estiment voir « des signes très troublants d’une escalade russe », ont par ailleurs demandé aux citoyens américains de  quitter l’Ukraine.

Pour éviter de créer la panique, Kiev a aussitôt minimisé cet appel, estimant qu’il n’y a « rien de neuf dans cette déclaration ». Mais les relations russo-britanniques sont au plus mal, et le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov estime que les discussions de jeudi au format Normandie entre la Russie, l’Ukraine, la France et l’Allemagne n’ont donné « aucun résultat ». De quoi laisser craindre à Jens Soltenberg, secrétaire général de l’Otan, « un risque réel d’un nouveau conflit armé ». Pour se préparer à une telle éventualité, les dirigeants occidentaux se sont entretenus par téléphone à 16 heures.