la vie quotidienne se grippe à Mexico

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« C'est facile de nous obliger à fermer notre café, mais comment allons-nous vivre ? Ils me disent que c'est pour ma santé, mais j'ai le choix entre mourir de cette maladie ou mourir de faim », se lamente Rene Perez Lozano, à Mexico. La mairie de la capitale mexicaine a ordonné, mardi, la fermeture de tous les restaurants, cafés, bars, cabarets, discothèques et dancings de la ville, pour une semaine au moins, afin de contenir la grippe porcine qui pourrait avoir fait 159 morts dans le pays. Seule la vente à emporter est autorisée. Chaque jour de fermeture coûte au secteur quelque 30 millions de dollars, et 108 millions de dollars (82 millions d'euros) à l'ensemble de l'économie de la capitale, a affirmé à l'AFP le président de la Confédération patronale de la République mexicaine (Coparmex), Juan de Dios Barba.

De même, les autorités ont mis en place mardi un dispositif pour éviter la vente de nourriture dans la rue. Toutefois, de nombreuses cuisines en plein air qui vendent des tacos et autres plats typiques mexicains restaient ouvertes dans les rues de la capitale. A Mexico, où les mesures préventives ont nettement réduit l'activité économique, le maire n'a pas non plus écarté l'éventualité d'imposer le port du masque chirurgical aux usagers du métro, dans lequel voyagent 4,5 millions de personnes chaque jour en période normale. Le gouvernement a aussi annoncé la fermeture de « tous les sites archéologiques » du pays, et cela « jusqu'à nouvel ordre ». Le secteur touristique risque de pâtir de la grippe encore plus dans les jours à venir. La France a en effet proposé aux autres pays européens de suspendre les vols vers le Mexique. Un choix qui doit être discuté aujourd'hui à Luxembourg. W