Conflit Ukraine – Russie : La désescalade s’amorce malgré des conflits sur le gazoduc Nord Stream 2

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

D.R. avec AFP
Conflit Ukraine-Russie: C'est quoi Nord Stream 2, le gazoduc au cœur des tensions ? — 20 Minutes
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • Aujourd’hui, la détente s’amorce, alors que les Occidentaux, la Russie et l’Ukraine se félicitent de signaux positifs. Le gazoduc Nord Stream 2 reste toutefois un point de tension majeur.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous.

L’info du jour

Malgré une tendance au réchauffement, il y a toujours de l’eau dans le gaz. En particulier au sujet du gazoduc Nord Stream 2, qui relie la Russie et l’Allemagne et attend toujours sa certification. Le chancelier allemand a assuré à un  groupe de sénateurs américains que le gazoduc « n’irait pas de l’avant » si la Russie envahissait l’Ukraine. Une décision difficile alors que plus de 55 % des  importations allemandes de gaz viennent de Russie, un chiffre en hausse de 15 points depuis 2012.

Côté russe, transporter vers l’Allemagne 55 milliards de mètres cubes de gaz représenterait une manne financière non négligeable. Afin de mieux comprendre les enjeux stratégiques, notre journaliste  Marie de Fournas s’est penchée avec brio sur les implications du gazoduc Nord Stream  à la lumière du conflit ukrainien.


La phrase du jour

 « Macron est le petit télégraphiste de l’Otan et de l’UE »
 

Marine Le Pen s’est fendue ce mercredi d’une pique aussi originale que désuète. « Emmanuel Macron est arrivé à Moscou non pas comme le président français mais comme le petit télégraphiste de l’Otan et de l’Union européenne, ce qui lui a [valu] un accueil dont la froideur n’a échappé à personne », a balancé sur Europe 1 celle qui avait été reçue lors de la précédente campagne présidentielle par  Vladimir Poutine et continue de rembourser à un créancier russe un prêt d’environ 9 millions d’euros.


Le chiffre du jour

35-36 %. Les réserves en gaz de l’Allemagne sont tombées à un niveau « inquiétant », sous le seuil critique de 40 %, a annoncé mercredi le gouvernement. La question de savoir si les réserves de gaz seront suffisantes pour passer l’hiver en Allemagne alimente les titres de la presse depuis plusieurs semaines, à mesure que se durcit le bras de fer sur l’Ukraine entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis. Plus de 55 % des importations allemandes de gaz viennent de Russie, un chiffre en hausse de 15 points depuis 2012, alors que les livraisons à l’Europe sont devenues un outil de pression pour Vladimir Poutine.

Tendance du jour

L’espoir d’éviter une guerre en Ukraine grandissait mercredi après l’intense activité diplomatique de ces derniers jours, qui offre de « vraies chances » de désescalade selon Kiev, le Kremlin comme les Occidentaux relevant de premiers signaux positifs « Aujourd’hui il existe de vraies chances pour un règlement diplomatique », s’est félicité à Kiev le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, pour qui la situation reste « tendue mais sous contrôle ».

Les menaces de sanctions « sans précédent » en cas d’attaque de l’Ukraine par la Russie, ainsi que le dialogue mené ces derniers jours pourraient éloigner le spectre d’une guerre en Europe, veut croire le gouvernement ukrainien. Le chancelier allemand Olaf Scholz a fait lui aussi montre d’optimisme en saluant mercredi les « progrès » nés de la reprise d’intenses échanges diplomatiques entre la Russie et les Occidentaux.

 

« Il y a eu des signaux positifs quant à la décision de l’Ukraine d’agir uniquement sur la base des accords de Minsk, c’est un plus », a estimé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « Mais nous n’avons pas entendu le président [ukrainien Volodymyr] Zelensky dire qu’il était prêt à s’en occuper rapidement », a-t-il regretté.