Vaccination au Canada : Ottawa n’écarte pas un recours à l’armée pour mettre fin aux manifestations

CONTESTATION Le mouvement a d’abord été initié par des camionneurs s’opposant à l’obligation vaccinale pour traverser la frontière avec les Etats-Unis

20 Minutes avec AFP
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Entre 1.000 et 2.000 camionneurs canadiens du «convoi de la liberté» sont en route vers Ottawa pour dénoncer l'obligation vaccinale nécessaire pour passer la frontière entre le Canada et les Etats-Unis.
Entre 1.000 et 2.000 camionneurs canadiens du «convoi de la liberté» sont en route vers Ottawa pour dénoncer l'obligation vaccinale nécessaire pour passer la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. — David Jackson/AP/SIPA

Le mouvement de contestation contre les mesures sanitaires au Canada regroupe maintenant les manifestants les plus « déterminés », a prévenu ce mercredi la police d’Ottawa, qui n’écarte pas qu’un appel à l’armée soit nécessaire pour y mettre fin. Depuis ce samedi, la capitale canadienne est le théâtre d’un large mouvement de protestation, d’abord initié par des camionneurs s’opposant à l’obligation vaccinale pour traverser la frontière terrestre entre le  Canada et les Etats-Unis.

Mais de nombreux sympathisants, qui s’opposent plus largement aux restrictions sanitaires pour lutter contre le Covid-19 dans leur ensemble, ont convergé ce week-end vers Ottawa pour soutenir les routiers. Au plus fort de la manifestation samedi, des milliers de camions bloquaient les rues de la ville et jusqu’à 15.000 personnes ont foulé le sol de la colline du Parlement. Les quelques centaines toujours sur place refusent de libérer les rues en dépit des demandes répétées des élus et de la population.

Une poignée d’irréductibles

« Malgré nos efforts, plusieurs d’entre eux n’ont aucune intention de dialoguer, encore moins de négocier », a déclaré mercredi le chef de police d’Ottawa Peter Sloly, affirmant que « toutes les options » sont à l’étude pour mettre un terme à la mobilisation. Pour ce faire, le responsable a évoqué une possible aide militaire, une option toutefois qui « viendrait avec des risques énormes », a-t-il précisé. La police, qui a procédé à trois arrestations et mène plusieurs enquêtes criminelles, s’attend à ce que d’autres manifestants rejoignent le mouvement à l’approche du week-end. « La plupart des manifestants sont partis, ceux qui restent forment un groupe d’individus très déterminés et instables qui ne respectent pas la loi », a affirmé la cheffe adjointe par intérim Trish Ferguson.