Etats-Unis : Joe Biden à New York pour rassurer les Américains face à la hausse de la criminalité

SECURITE La cote du président américain en matière de sécurité est en chute libre

M.F avec AFP
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Des policiers de New York se réunissent pour les funérailles de l'officier du NYPD Wilbert Mora tué à Harlem avec son partenaire Jason Rivera
Des policiers de New York se réunissent pour les funérailles de l'officier du NYPD Wilbert Mora tué à Harlem avec son partenaire Jason Rivera — Ed JONES / AFP

Alors que plusieurs villes américaines ont battu l’an dernier des records du nombre d'homicides, Joe Biden se rend ce jeudi à New York, meurtrie par une flambée de violence par arme à feu. Après une fusillade dans le quartier de Harlem,  qui a causé la mort de deux jeunes policiers, le président américain visitera le siège de la police de la ville en compagnie du nouveau maire Eric Adams, avant une rencontre avec des responsables locaux dans le Queens, l’un des cinq arrondissements.

Selon un sondage ABC/Ipsos de décembre, le pourcentage d’Américains approuvant l’action du président en matière de sécurité est tombé à 36 % contre 43 % en octobre – dans un contexte, d’insatisfaction généralisée envers Joe Biden. Le démocrate se voit régulièrement accuser par la droite américaine d’ignorer la hausse de la criminalité et de vouloir tailler dans les moyens des forces de l’ordre.

Un sujet miné pour Joe Biden

Le sujet de la sécurité est politiquement miné pour Joe Biden. D’un côté, il ne doit pas prêter le flanc aux accusations de passivité de l’opposition républicaine, à quelques mois d’élections législatives déjà bien mal engagées pour les démocrates.

Mais Joe Biden ne peut pas se permettre non plus de braquer l’électorat afro-américain, majoritairement favorable aux démocrates, et auquel il a promis, pendant sa campagne, plus de justice. Les activistes qui luttent contre les violences policières n’ont pas oublié qu’en 1994, le sénateur Biden avait soutenu avec ferveur un durcissement pénal jugé responsable, par la suite, de l’incarcération en masse de personnes issues des minorités.

Quelles actions menées par la Maison blanche ?

Dans les faits, la Maison Blanche semble avoir mis en sourdine certaines promesses faites au camp progressiste en matière de politique pénale. Le président a certes nommé, à tous les échelons du système judiciaire, des magistrats issus des minorités. Mais il n’a pas jusqu’ici vraiment cherché à relancer une réforme de la police inspirée par le mouvement « Black Lives Matter », et qui a échoué au Congrès l’an dernier.

Joe Biden a cependant annoncé plusieurs programmes pour tenter de faire face à la hausse de la criminalité dans le pays. La Maison Blanche a déclaré la guerre aux pistolets non répertoriés, assemblés à partir de kits, les « ghost guns » (armes fantômes). Elle a aussi promis de lutter contre le trafic d’armes, libérer des fonds pour recruter des policiers ou encore financer des programmes de prévention au niveau local.