Conflit Ukraine-Russie : Moscou et Washington en conflit au Conseil de sécurité de l'ONU

RECAP' Ce lundi, le ton est monté au Conseil de sécurité de l’ONU après le déploiement de militaires Russes à la frontière ukrainienne

C.P. avec AFP
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L'ambassadeur russe à l'ONU,Vasily Nebenzya, devant le Conseil de sécurité ce lundi.
L'ambassadeur russe à l'ONU,Vasily Nebenzya, devant le Conseil de sécurité ce lundi. — Richard Drew /AP/SIPA
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19 h 30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur les tensions, laissant craindre une invasion de l'Ukraine par la Russie.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • C'est un Conseil de sécurité de l'ONU sous hautes tensions qui s'est ouvert ce lundi et qui fait notre actualité du jour.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

La Russie et les Etats-Unis ont commencé à se déchirer ce lundi au Conseil de sécurité de l’ONU. Au cœur des débats : les troupes massées par Moscou à la frontière de l’Ukraine. Face au déploiement massif des forces armées russes, les pays occidentaux ont intensifié leurs efforts diplomatiques pour éviter l’éclatement d’un conflit militaire entre les deux pays. La réunion du Conseil de sécurité, qui a commencé à 16 heures ce lundi, s’est tenue à la demande des Etats-Unis, par la voix de Linda Thomas-Greenfield, l’ambassadrice américaine à l’ONU. Sur Twitter,  le président américain Joe Biden a déclaré que cette rencontre était « une étape décisive pour amener le monde à parler d’une seule voix ».

Juste avant que la réunion ne commence formellement, il a cependant prévenu que « si la Russie se détourne de la diplomatie et attaque l’Ukraine, (elle) en portera la responsabilité et subira des conséquences rapides et sévères ». De son côté, Rosemary DiCarlo, secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, a affirmé qu’il n’y avait « aucune alternative à la diplomatie » et qu’il ne « devait n’y avoir aucune intervention militaire » de la part de la Russie.

La phrase du jour

 Les Etats-Unis veulent créer l’hystérie »
 

Face à la tenue de cette réunion du Conseil de sécurité, Vassilie Nebenzia, ambassadeur de la Russie à l’ONU, a affirmé ce lundi que les Etats-Unis voulaient « créer l’hystérie » et « tromper la communauté internationale » avec des « accusations infondées ». En réponse, l’ambassadrice américaine, Linda Thomas-Greenfield, a rétorqué que le déploiement de militaires Russes autour du territoire ukrainien justifiait la mise en place d’un tel débat à l’ONU. Un dispositif armé qui, pour cette dernière, représente une « menace (à la) sécurité internationale ».

Le Chiffre du jour

30.000. C’est le nombre de militaires que Linda Thomas-Greenfield, accuse la Russie de vouloir déployer « d’ici début février » en Biélorussie près de l’Ukraine. Ils seront « à moins de deux heures au nord de Kiev », a précisé l’ambassadrice américaine à l’ONU. Elle affirme qu’aujourd’hui la Russie a déployé en Biélorussie 5.000 militaires, dont des forces spéciales, avec notamment des missiles et des batteries antiaériennes.

La tendance du jour

Plusieurs pays occidentaux ont annoncé ces derniers jours l’envoi de nouveaux contingents en Europe orientale. Le Premier ministre britannique Boris Johnson va proposer cette semaine à l’Otan un déploiement de troupes pour répondre à la montée de « l’hostilité russe » envers l’Ukraine. Une annonce appréciée par le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, qui ont tous deux salué le « leadership » britannique.

De son côté, la ministre canadienne de la Défense Anita Anand, dont le pays fournit une assistance militaire à l’Ukraine, est arrivée ce dimanche pour une visite de deux jours. En parallèle, elle a annoncé le déplacement des troupes militaires canadiennes vers l’ouest de l’Ukraine et le rapatriement temporaire de tous les employés non essentiels de son ambassade de Kiev.

Enfin les ministres français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, son homologue allemande Annalena Baerbock ainsi que le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki sont attendus cette semaine à Kiev.