Rencontre Zapatero-Sarkozy: la polémique laisse place à la diplomatie

POLITIQUE Les deux dirigeants se rencontreront mardi à l'occasion d'un sommet bilatéral...

MD (Avec agence)

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Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2009 à Bruxelles.
Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2009 à Bruxelles. — REUTERS/Yves Herman

Chaque geste va être observé à la loupe. Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, effectue lundi une visite d'Etat à Madrid. Une visite surveillée de près par les médias quelques jours après la polémique sur des propos désobligeants pour José Luis Zapatero prêtés au chef d'Etat français.

Il n'y a «aucun problème»

L'Elysée a insisté sur une «relation sans nuages» entre Paris et Madrid, avec «une convergence de vues très forte sur le plan diplomatique» et «l'excellence du dialogue politique». Il n'y a «aucun problème» avec Nicolas Sarkozy, «j’ai une très bonne relation avec (lui) et je sais que tous les commentaires qu’il a pu faire sur moi étaient positifs», a déclaré vendredi José Luis Zapatero au «Monde».

La visite du président français débutera par un entretien avec le souverain espagnol, Juan Carlos, auquel assisteront leurs épouses. Au déjeuner, tous quatre seront rejoints par le prince Felipe des Asturies et la princesse Letizia, avant un dîner d'Etat. Nicolas Sarkozy aura également un entretien avec Mariano Rajoy, président du Parti populaire (opposition de droite), et prononcera une allocution devant la communauté française d'Espagne (89.000 inscrits auprès des consulats français en Espagne).

Terrorisme, crise financière et trafic de drogue au menu

La journée de mardi sera consacrée au XXIè sommet bilatéral. Après un discours du président Sarkozy devant les Cortes (Parlement espagnol) le matin, les deux dirigeants auront un entretien bilatéral puis une conférence de presse conjointe. Plusieurs sujets domineront le sommet, qui se déroule, rappelle l'Elysée, sur fond de crise très pénalisante pour l'Espagne qui a passé la barre des 4 millions de chômeurs.

Paris et Madrid discuteront «en priorité» de leur «coopération» économique et financière. A l'ordre du jour aussi: le renforcement de la lutte contre le terrorisme, le terrorisme islamiste, le trafic de drogue, et contre l'ETA. Deux déclarations seront signées, sur la sécurité intérieure, sur la présidence espagnole de l'UE (1er semestre 2010) et l'aide que veut lui apporter la France. Plusieurs «accords techniques» seront également signés au niveau des ministres en matière de sécurité civile, d'autoroutes de la mer, de recherche et de défense.