Indonésie : Prison ferme pour les hommes responsables de la mort de cinq éléphants en 2020

ANIMAUX Les pachydermes ont été électrocutés par une clôture puis dépouillés de leurs défenses

20 Minutes avec agences
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Onze personnes ont été condamnées à de la prison ferme ce jeudi en Indonésie pour la mort de cinq éléphants de Sumatra en 2020. Les prévenus avaient installé une clôture à haute tension qui avait tué les pachydermes, et avaient ensuite vendu leurs défenses.

Les autorités avaient retrouvé après les faits les restes des éléphants dans une plantation de palmiers à huile près d’un village. Le Centre pour la conservation des ressources naturelles avait conclu que les bêtes avaient été tuées deux mois plus tôt par une clôture électrique installée volontairement dans la plantation, notant aussi qu’une partie des dépouilles avait disparu.

Une espèce dangereusement menacée

Le tribunal du district concerné, sur l’île de Sumatra, a condamné neuf hommes à des peines allant de 19 mois à plus de trois ans de prison pour braconnage.  « Ces éléphants sont protégés », a indiqué la porte-parole du tribunal, expliquant que les prévenus tombaient en conséquence sous le coup de la loi sur la conservation de l’écosystème et des ressources naturelles.

La déforestation a réduit drastiquement l’habitat des éléphants de Sumatra et a provoqué une hausse des conflits avec les humains cherchant à protéger leurs exploitations agricoles. Les pachydermes sont aussi tués pour leurs défenses. De nombreux incidents ayant provoqué la mort d’éléphants de Sumatra ont été ainsi rapportés ces dernières années.

En novembre dernier, un éléphanteau est ainsi mort après avoir perdu la moitié de sa trompe dans un piège tendu par des braconniers. L’agence pour la conservation d’Aceh estime que moins de 500 éléphants de Sumatra subsistent encore à l’état sauvage dans la province. Les agences internationales de conservation estiment à 2.400 les individus en Indonésie.