Etats-Unis : Un détenu a reçu une injection létale dans l’Oklahoma, la première exécution de 2022

PEINE En 2001, Donald Grant, alors âgé de 25 ans, avait cambriolé un hôtel afin de voler de quoi payer la caution de sa petite amie emprisonnée, tuant deux employés

20 Minutes avec AFP
— 
Une chambre d'exécution dans l'Oklahoma (illustration).
Une chambre d'exécution dans l'Oklahoma (illustration). — Sue Ogrocki/AP/SIPA

Un Afro-Américain, condamné à la peine capitale pour un double meurtre​, a reçu une injection létale, ce jeudi, en Oklahoma, devenant le premier prisonnier  exécuté en 2022  aux Etats-Unis.

L’Etat du Sud « a procédé à l’exécution de Donald Grant sans aucune complication à 10h16 ce matin », a écrit le procureur général John O’Connor dans un communiqué mis en ligne sur Facebook.

En 2001, Donald Grant, alors âgé de 25 ans, avait cambriolé un hôtel afin de voler de quoi payer la caution de sa petite amie emprisonnée.

Déficiences intellectuelles

Lors de l’attaque, il avait ouvert le feu sur deux employées de l’établissement, tuant l’une sur le coup et achevant l’autre avec un couteau, selon des documents judiciaires. En 2005, un jury l’avait condamné à mort pour ce double meurtre.

Depuis, il a introduit de nombreux recours pour faire annuler sa peine, arguant de déficiences intellectuelles notamment. Dans une pétition mise en ligne sur Internet, ses défenseurs assuraient qu’il souffrait d’un syndrome d’alcoolisme fœtal et de traumatismes au cerveau causés par des violences infligées dans son enfance par un père alcoolique.

Trois injections

Son dernier recours, portant sur la méthode d’exécution retenue par l’Oklahoma (sud du pays), a été rejeté mercredi par la Cour suprême des Etats-Unis. Donald Grant, âgé de 46 ans, a donc reçu une injection de trois substances létales dans le pénitencier de McAlester.

Ce cocktail est soupçonné de causer d’atroces souffrances aux condamnés, ce que la Constitution américaine interdit. Fin octobre, un condamné avait été secoué par des convulsions et avait vomi à de multiples reprises après la première injection. La peine de mort ne cesse de décliner aux Etats-Unis, où onze exécutions ont eu lieu en 2021, au plus bas depuis des décennies.