Conflit Ukraine-Russie : Les exigences russes retoquées par les Etats-Unis, mais la porte du dialogue reste ouverte

RECAP' Ce jeudi, les Etats-Unis ont rejeté des demandes clés de Moscou, qui réclame des garanties de la non-admission dans l’Otan de l’Ukraine

M.A. avec AFP
— 
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov à Stockholm, le 2 décembre 2021.
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov à Stockholm, le 2 décembre 2021. — Jonathan NACKSTRAND / POOL / AFP
  • La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19 h 30, 20 Minutes vous propose son point récap’ sur le conflit laissant craindre une invasion.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis.
  • La Russie a froidement accueilli jeudi le rejet par Washington de ses exigences sécuritaires, un échange qui alimente la crise russo-occidentale sur l’Ukraine, même si les deux camps laissent encore la porte ouverte au dialogue.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19 h 30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué, ce jeudi, que les Etats-Unis n’avaient pas donné de réponse positive à la « principale » revendication russe, à savoir la fin de l’élargissement de l’Otan, en particulier à l’Ukraine. La Russie réclamait également un retour de ses déploiements aux frontières de 1997. Si Moscou a froidement accueilli ce rejet, les deux camps ont gardé ouverte la porte du dialogue.

« Il n’y a pas de réponse positive à la question principale » dans les documents reçus par Moscou de la part de Washington, mais « il y a une réaction qui permet d’espérer le début d’une conversation sérieuse sur des questions secondaires », a indiqué Sergueï Lavrov dans un communiqué.

Parmi les lueurs d’espoir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui salué l’exercice diplomatique « constructif » de la veille à Paris, des négociateurs russes et ukrainiens s’étant retrouvés pour la première fois depuis des mois, sous égide franco-allemande, pour parler du conflit entre Kiev et des séparatistes prorusses.

« La bonne nouvelle est que les conseillers ont accepté de se rencontrer à Berlin dans deux semaines, ce qui signifie qu’au moins pour les deux prochaines semaines, la Russie est susceptible de rester sur une voie diplomatique », a déclaré Dmytro Kouleba.

La phrase du jour

 On ne peut pas dire que nos points de vue aient été pris en compte »
 

« On ne peut pas dire que nos points de vue aient été pris en compte », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réaction à la réponse négative des Etats-Unis. Moscou considère la présence de l’Otan dans son voisinage comme une menace existentielle​ nourrissant le risque d’une escalade en Ukraine. Elle veut donc redessiner l’architecture sécuritaire européenne issue de la fin de la Guerre froide.

La tendance du jour

Des experts français étaient attendus, ce jeudi, en Roumanie en vue du possible déploiement de troupes dans le cadre de l’Otan, a annoncé à Bucarest la ministre française des Armées. « Une mission d’experts du ministère arrive aujourd’hui même pour étudier les paramètres » d’une telle opération, a indiqué Florence Parly lors d’une brève déclaration à la presse, à l’issue d’une rencontre avec son homologue roumain Vasile Dancu.

De son côté, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a renouvelé son appel à aider son pays en armes défensives et soutiens financiers. « Si je suis un grand partisan du « soft power », c’est l’heure d’utiliser le « hard power » », a-t-il affirmé. « Une Ukraine forte est en soi la meilleure mesure de dissuasion », a insisté Dmytro Kouleba, louant au passage l’engagement danois à ses côtés.

La diplomatie du pays scandinave a annoncé jeudi sa décision d’allouer près de 80 millions d’euros d’aide à l’Ukraine. « Chaque pays peut faire quelque chose s’il en a la volonté politique », a insisté le ministre ukrainien, critiquant les pays qui « trouvent des excuses pour ne rien faire ». Kiev a notamment reproché à l’Allemagne ces dernières semaines son manque d’allant, notamment pour lui fournir des armes.