Conflit Ukraine-Russie : Les Etats-Unis saisissent le Conseil de sécurité de l'ONU...

LIVE Suivez avec nous l'évolution des tensions laissant craindre une invasion de l'Ukraine par la Russie

M.F, X.R et M.A
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Joe Biden lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche le 19 janvier 2022.
Joe Biden lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche le 19 janvier 2022. — Susan Walsh/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • ​Les tensions n’ont cessé de monter ces derniers mois autour de l’Ukraine, Moscou étant accusé par les Occidentaux d’avoir déplacé des dizaines de milliers de soldats vers les frontières ukrainiennes en vue d’une offensive. La Russie exige, quant à elle, des garanties pour sa sécurité, dont le rejet de l’adhésion de ce pays à l’Otan.
  • Une réunion diplomatique européenne s’est ouverte mercredi à Paris. Des négociateurs russes, ukrainiens, français et allemands se sont réunis au format « Normandie » pour tenter de désamorcer la crise après une série de pourparlers entre Russes et Américains la semaine dernière.
  • De son côté, Washington dit s’attendre à une attaque russe contre l’Ukraine dans les trois prochaines semaines. L’ambassade américaine à Kiev a « exhorté » mercredi les citoyens américains se trouvant en Ukraine à quitter le pays sans tarder.

A VOIR

A LIRE

 

23h30 : Ce live est terminé

Voilà, on se quitte sur les Etats-Unis qui ont demandé une réunion à l'ONU pour lundi. Evidemment, la Russie étant membre du conseil de sécurité, c'est plus symbolique qu'autre chose, mais les discussions s'annoncent tendues. Bonne nuit à tous, on se retrouve demain matin.

23h15 : Biden rassure l’Ukraine d’un soutien sans faille des Etats-Unis

Le président américain s’est entretenu avec son homologue ukrainien. Biden a « réaffirmé que les Etats-Unis étaient prêts avec ses alliés à répondre de manière décisive si la Russie envahit davantage l’Ukraine », selon un communiqué publié par la Maison Blanche dans la foulée.



 

23h00 : Les Etats-Unis saisissent le Conseil de sécurité de l'ONU

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi dans un communiqué avoir demandé une réunion publique lundi du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise autour de l'Ukraine. «Plus de 100.000 soldats russes sont déployés à la frontière ukrainienne et la Russie se livre à d'autres actes de déstabilisation visant l'Ukraine, ce qui constitue une menace claire pour la paix et la sécurité internationales et la Charte des Nations unies», affirme dans ce communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi dans un communiqué avoir demandé une réunion publique lundi du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise autour de l'Ukraine. «Plus de 100.000 soldats russes sont déployés à la frontière ukrainienne et la Russie se livre à d'autres actes de déstabilisation visant l'Ukraine, ce qui constitue une menace claire pour la paix et la sécurité internationales et la Charte des Nations unies», affirme dans ce communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.


Les Etats-Unis ont annoncé jeudi dans un communiqué avoir demandé une réunion publique lundi du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise autour de l'Ukraine. «Plus de 100.000 soldats russes sont déployés à la frontière ukrainienne et la Russie se livre à d'autres actes de déstabilisation visant l'Ukraine, ce qui constitue une menace claire pour la paix et la sécurité internationales et la Charte des Nations unies», affirme dans ce communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.

22h00 : L’Otan et l’Ukraine au menu de la rencontre entre Biden et le Premier ministre norvégien

En attendant son coup de fil avec le président ukrainien, Joe Biden a reçu à Washington le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store. Ils ont notamment discuté de « l’influence déstabilisatrice de la Russie » en Ukraine, indique la Maison Blanche.

20h40 : Washington appelle Pékin à utiliser son « influence » sur Moscou pour éviter une invasion de l’Ukraine

La Chine, qui vient de publiquement apporter son soutien aux « préoccupations raisonnables » de Moscou, doit utiliser son « influence » sur la Russie pour la dissuader d’attaquer l’Ukraine, a déclaré jeudi la numéro 3 de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.

« Nous appelons Pékin à utiliser son influence sur Moscou pour les pousser à la diplomatie, car s’il y a un conflit en Ukraine, ce n’est pas bon pour la Chine non plus », a-t-elle estimé devant la presse. « Il y aurait un impact important sur l’économie mondiale » et « sur le secteur énergétique », a-t-elle ajouté

20h36 : Si la Russie envahit l’Ukraine, le gazoduc Nord Stream 2 ne sera pas activé, assure Washington

Les Etats-Unis ont dit jeudi être persuadés que le gazoduc controversé Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne ne sera pas activé si Moscou envahit l’Ukraine.

« Nous continuons nos conversations très fortes et claires avec nos alliés allemands et je veux être claire avec vous aujourd’hui : si la Russie envahit l’Ukraine, d’une manière ou d’une autre, Nord Stream 2 n’ira pas de l’avant », a déclaré la numéro 3 de la diplomatie américaine Victoria Nuland devant la presse.

20h01 : Joe Biden parlera dans les heures qui viennent avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, annonce la Maison Blanche

Le président américain Joe Biden va s’entretenir jeudi dans l’après-midi, à l’horaire de Washington, avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a fait savoir sa porte-parole Jen Psaki.

Elle a précisé que ce coup de fil était destiné à faire le point et non à faire des annonces, à un moment où les tensions restent élevées autour de l’Ukraine, et de la menace d’une invasion par la Russie. Les Etats-Unis ont promis à plusieurs reprises que dans cette crise, il n’y aurait pas de « décision sur l’Ukraine sans l’Ukraine », et maintenu des consultations régulières avec Kiev.

19h41 : Le récap' de la journée

La Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. Tous les soirs, à 19 h 30, 20 Minutes vous propose son point récap’sur le conflit laissant craindre une invasion. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et les événements de cette crise diplomatique qui secoue la Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis. La Russie a froidement accueilli jeudi le rejet par Washington de ses exigences sécuritaires, un échange qui alimente la crise russo-occidentale sur l’Ukraine, même si les deux camps laissent encore la porte ouverte au dialogue.  On fait le point dans cet article​.

18h50 : Jair Bolsonaro annonce un voyage en Russie fin février

Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé jeudi qu’il se rendrait en Russie « fin février », dans un contexte de très vives tensions entre Moscou et les Occidentaux au sujet de l’Ukraine, que ces derniers jugent sous la menace d’une invasion russe.

« Je serai là-bas le mois prochain pour resserrer les liens et améliorer les relations commerciales », a déclaré le chef de l’État devant des partisans réunis devant le palais de l’Alvorada, à Brasilia.

17h45 : Les motivations de Vladimir Poutine enfin éclairées ?

Attention, blague géographique en approche.



 

14h40 : Le président ukrainien salue des pourparlers « constructifs » à Paris

Volodymyr Zelensky se félicite du « caractère constructif » de la discussion ayant réuni des émissaires ukrainiens et russes, sous médiation franco-allemande, hier à Paris. Il souligne aussi « la volonté de poursuivre des négociations substantielles dans deux semaines à Berlin ».

14h08 : L’Ukraine satisfaite par la réponse donnée par les Etats-Unis à la Russie

L'Ukraine n'a «aucune objection» vis-à-vis de la réponse américaine aux exigeances sécuritaires russes, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.

«Nous avons vu la réponse écrite des États-Unis avant qu'elle ne soit remise à la Russie. Aucune objection du côté ukrainien», a déclaré Dmytro Kouleba sur Twitter.

13h17 : La Catalogne supprime le pass sanitaire, jugé inefficace face à Omicron

La région espagnole de Catalogne a décidé de mettre fin à partir de vendredi à l’obligation de présenter un pass sanitaire pour entrer dans les bars, restaurants et salles de sport, le jugeant peu efficace face à la grande contagiosité d’Omicron.

« Une partie importante de la population est à nouveau susceptible d’être infectée par le virus », à cause d’Omicron, « indépendamment de son statut vaccinal ou du fait d’avoir déjà contracté la maladie », a justifié, dans un communiqué, le gouvernement régional qui suit ainsi l’avis de son comité d’experts. « En conséquence, l’efficacité de l’utilisation obligatoire du certificat COVID diminue », a-t-il ajouté. Cette décision a été publiée jeudi au Journal officiel régional.

13h12 : Une vidéo montre Vladimir Poutine snobant Emmanuel Macron ? La séquence est tronquée

Vladimir Poutine snobant Emmanuel Macron ? C’est la séquence trompeuse qui circule sur les réseaux sociaux, en pleine crise diplomatique sur l’Ukraine. Dans cette vidéo d’une vingtaine de secondes, on voit le président russe passer devant Emmanuel et Brigitte Macron, installés dans une tribune, puis s’arrêter pour serrer la main d’Angela Merkel, installée à la droite du président français. Vladimir Poutine salue ensuite Donald et Melania Trump, sous le regard du couple présidentiel français. Notre journaliste Mathilde Cousin fait le point juste ici.

12h09 : Les sanctions occidentales contre la Russie viseraient le gazoduc Nord Stream II

« Nous sommes en train de travailler à un paquet de sanctions fortes » en cas d’agression russe contre l’Ukraine, indique Annalena Baerbock, chef de la diplomatie allemande, devant la chambre des députés. Ce « nous » s’étend aux Occidentaux alliés à l’Ukraine, à savoir l’UE, les Etats-Unis et globalement l’Otan. Parmi les objectifs stratégiques visés par ces sanctions, figure le gazoduc controversé Nord Stream II, qui n’est pas encore autorisé à utiliser toutes ses capacités.

11h33 : Des militaires français bientôt stationnés en Roumanie ?

Des experts français doivent arriver en Roumanie pour étudier la possibilité d’y déployer des troupes dans le cadre de l’Otan, annonce Florence Parly. Environ un millier de soldats américains, 140 militaires italiens et 250 Polonais sont déjà stationnés en Roumanie. La semaine dernière, le président Emmanuel Macron avait dit que la France était prête « à (s') engager sur de nouvelles missions, afin de prendre toutes (ses) responsabilités dans des missions de type eFP (enhanced Forward Presence, ou Présence avancée renforcée), en particulier en Roumanie ».

« Un tel engagement s’inscrirait parfaitement dans la continuité de nos engagements actuels », souligne Florence Parly, alors que la France et la Roumanie se rapprochent sur les questions de défense.

11h14 : La réponse américaine à la « principale » revendication russe n’est « pas positive »

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, est aussi déçu. « Il n’y a pas de réponse positive à la question principale » posée par la Russie, à savoir la fin de l’élargissement de l’Otan, à Washington. Mais « il y a une réaction qui permet d’espérer le début d’une conversation sérieuse sur des questions secondaires », indique-t-il dans un communiqué.

10h47 : Le Kremlin annonce qu’il ne va pas « se presser » de répondre aux Etats-Unis, estimant que son « point de vue » n’a pas été pris en compte

« On ne peut pas dire que nos points de vue aient été pris en compte, ou qu’il y ait une volonté de prendre en considération nos préoccupations », regrette le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Les Etats-Unis et l’Otan ont rejeté mercredi des exigences clé de Moscou, à savoir la fin de l’élargissement de l’Alliance et un retour de ses déploiements militaires sur les frontières de 1997, tout en assurant vouloir discuter sérieusement avec la Russie de ses craintes pour sa sécurité.

Néanmoins, la Russie ne va « pas de presser » pour réagir. « Nous n’allons pas faire traîner la réaction, (…) mais ne nous attendons pas à ce que la réaction arrive là, maintenant », avance Dmitri Peskov. Une manière de dire que l’invasion de l’Ukraine, ce n’est pas pour tout de suite ?

10h13 : L’Ukraine satisfaite de la poursuite des discussions diplomatiques

La rencontre prévue dans deux semaines à Berlin est une « bonne nouvelle » pour Dmytro Kouleba, chef de la diplomatie ukrainienne, suggérant « qu’au moins pour les deux prochaines semaines, la Russie est susceptible de rester sur une voie diplomatique ».

9h25 : Quel impact sur les matières premières en cas de conflit ?

Dans le pire des scénarios, « si la Russie envahissait l’Ukraine, le baril de pétrole exploserait le plafond, et il y aurait une pénurie de gaz à prévoir en Europe » relève Philippe Chalmin, professeur à l’université Paris-Dauphine, qui préside CyclOpe, baromètre des marchés mondiaux des matières premières.

8h58 : La police a arrêté le soldat qui a tiré ce matin sur ses camarades

Cinq sont morts et cinq autres ont été blessés.

8h32 : Les séparatistes prorusses veulent des armes modernes

Le principal représentant des séparatistes prorusses de l’Est de l’Ukraine a réclamé que Moscou fournisse des armes pour faire face aux « Bayraktar » de Kiev. Une référence aux drones de fabrication turque livrés l’année dernière aux forces ukrainiennes malgré les vives protestations de la Russie. L’armement des séparatistes souffrirait de pas mal de « points faibles », alors que plusieurs pays occidentaux dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont livré ces derniers jours armements et munitions à Kiev.

8h26 : Pour ceux qui auraient raté le début, voici le récap'

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous ci-dessous. On vous explique qui a dit quoi et pourquoi et on revient sur la réunion en mode « Normandie » qui s’est tenue hier à Paris.



 

8h05 : La Chine se range côté russe

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, bien qu’il ait appelé « toutes les parties au calme, à s’abstenir d’accroître les tensions et monter la crise en épingle », a également défendu jeudi les « préoccupations raisonnables » de la Russie pour sa sécurité, lors d’un échange téléphonique avec son homologue américain Antony Blinken au sujet de l’Ukraine.

7h50 : Washington alerte sur les « risques mondiaux » d’une agression russe contre l’Ukraine

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a déclaré à son homologue chinois qu’une agression de la Russie contre l’Ukraine menacerait la sécurité et l’économie mondiales, a déclaré mercredi le département d’Etat.

7h40 : Drame dans les rangs ukrainiens

Un soldat de la Garde nationale ukrainienne a ouvert le feu avec sa Kalachnikov sur ses camarades. Cinq d’entre eux sont morts et cinq autres sont blessés. Les faits se sont déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi, dans une usine du centre du pays fabriquant des fusées et lanceurs spatiaux, mais également des missiles, véhicules et outils industriels.

Le tireur s’est enfui avec son arme et est actuellement recherché. « Les motifs du crime ne sont pas encore connus », a précisé le ministère de l’Intérieur. Les fusillades dans les unités militaires en ex-URSS sont un phénomène récurrent, souvent dues au bizutage.

Bonjour à tous ! Bienvenue sur ce live qui va vous permettre de suivre au plus près le conflit Ukraine - Russie. Hier, les conseillers diplomatiques de la France, de l'Allemagne, de la Russie et de l'Ukraine se sont entretenus à Paris alors que Washington a laissé entendre un possible « usage de la force militaire » par Moscou d’ici mi-février. Vous en savoir plus, restez avec nous. C'est parti !