Hillary Clinton optimiste malgré tout

Sophie Cois

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En déplacement à Bagdad samedi, Hillary Clinton a voulu avant tout rassurer les Irakiens. Selon la secrétaire d'Etat américaine, les récents attentats sont « des événements tragiques et terribles, mais qui ne reflètent nullement une remise en cause des progrès réalisés en matière de sécurité ». Un optimisme qui contraste avec le bilan des attentats de ces derniers jours : plus de 150 personnes ont été tuées depuis jeudi. En tout, les violences au mois d'avril ont fait plus de 250 morts et près de 700 blessés. Un record depuis le début de l'année qui laisse planer le doute sur la capacité des forces irakiennes à gérer la sécurité du pays. « Nous continuerons de compter sur l'engagement et le soutien des Etats-Unis au gouvernement et au peuple irakiens pour nous permettre de faire face à ces défis », affirmait samedi le chef de la diplomatie, Hoshyar Zebari.

Pourtant, le plan de retrait américain prévoit que la majorité des 140 000 soldats aura quitté l'Irak d'ici au 31 août 2010. Il ne restera qu'une force de 35 000 à 50 000 hommes, avant un retrait total à la fin 2011. Le document stipule également que les forces américaines devront avoir quitté les villes avant le 30 juin prochain. Interrogé devant le Congrès américain la semaine dernière, le général David Petraeus, commandant des troupes dans la région, n'excluait cependant pas de repousser cette date. « L'Irak va mettre un temps considérable à éliminer tous les éléments extrémistes restants [...]. Les forces de sécurité irakiennes sont beaucoup plus efficaces qu'il y a deux ans, mais les attentats vont continuer à l'avenir », a t-il prévenu. W