Conflit Ukraine-Russie : Washington a placé 8.500 militaires en état d’alerte

GEOPOLITIQUE Aucune décision n'a pour l'instant été prise sur un déploiement, précise le Pentagone

20 Minutes avec AFP
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Des militaires américains sur la base de Fort Bragg, en Caroline du Nord.
Des militaires américains sur la base de Fort Bragg, en Caroline du Nord. — Andrew Craft / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le changement de ton et de stratégie de Washington semble se confirmer. Les Etats-Unis ont placé jusqu’à 8.500 militaires en état d’alerte qui pourraient être déployés au sein des troupes de l’Otan en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, a annoncé lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

« Le nombre de troupes que le ministre (de la Défense) a placé en état d’alerte élevée va jusqu’à 8.500 hommes », a-t-il déclaré, soulignant qu'« aucune décision n’a été prise sur un déploiement de forces en dehors des Etats-Unis pour l’instant ». Mais « il est très clair », a-t-il ajouté, « que les Russes n’ont actuellement pas l’intention d’amorcer une désescalade ».

Selon le New York Times, l’état-major américain a présenté plusieurs options à Joe Biden ce week-end, qui pourrait décider d’envoyer entre 1.000 et 5.000 troupes en Europe de l’Est et dans les pays baltes pour dissuader Moscou de s’aventurer en Ukraine.

« Aucune divergence » avec les Européens

Lundi, les Etats-Unis ont également assuré n’avoir « aucune divergence » avec les Européens au sujet des sanctions sans précédent à imposer à la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine, ni au sujet de l’urgence de la menace. « Il n’y a pas d’ambiguïté », « il n’y a aucune divergence », a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse. « Nous le savons et, surtout, la Fédération de Russie le sait », a-t-il insisté, alors que le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé plus tôt à éviter les réactions « alarmistes ».

Le président français Emmanuel Macron va, lui, proposer « un chemin de désescalade » à Vladimir Poutine, a annoncé lundi l’Elysée. « Le président s’entretiendra bientôt avec Vladimir Poutine pour au fond lui proposer un chemin de désescalade », a déclaré la présidence française, en précisant que l’échange aurait lieu « dans les prochains jours ». « Il pense qu’il y a de l’espace pour la diplomatie, pour la désescalade », a-t-elle ajouté.

Dans ce contexte, l’ambassadeur Pierre Vimont, représentant spécial d’Emmanuel Macron pour la Russie, se rendra mardi à Moscou, a précisé l’Elysée. La France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine tiendront ensuite une réunion mercredi à Paris sur l’Ukraine au niveau des conseillers diplomatiques.