Iran : La militante Narges Mohammadi condamnée à huit ans de prison, annonce son mari

TRIBUNAL Elle avait déjà été condamnée en mai 2021 pour « propagande contre le système » politique iranien, diffamation et « rébellion » contre l’autorité pénitentiaire

20 Minutes avec agences
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Illustration de la justice.
Illustration de la justice. — Pixabay

La militante iranienne des droits de l’Homme Narges Mohammadi, arrêtée le 16 novembre, a été condamnée par un  tribunal iranien à huit ans de  prison et 70 coups de fouet, a annoncé ce dimanche son mari. Taghi Rahmani, qui est installé en France, a écrit sur Twitter que la condamnation avait été prononcée à l’issue d’une audience de seulement cinq minutes.


Libérée en octobre 2020, condamnée en mai 2021

On ignore les détails des accusations et du verdict. Narges Mohammadi, porte-parole du Centre des défenseurs des droits de l’Homme fondé par la prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi, a été arrêtée à plusieurs reprises ces dernières années. Libérée en octobre 2020 après cinq ans de prison, elle a de nouveau été condamnée en mai 2021 à 80 coups de fouet et 30 mois de détention, pour « propagande contre le système » politique iranien, diffamation et « rébellion » contre l’autorité pénitentiaire.

Il lui est reproché d’avoir publié un communiqué contre la peine de mort et d’avoir organisé un sit-in de protestation pendant sa détention à la prison d’Evine à Téhéran. Mi-janvier, une chercheuse franco-iranienne, Fariba Adelkhah, retenue depuis 2019 en Iran, a été réincarcérée à Téhéran pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. Et quelques jours plus tôt, le poète et dissident iranien Baktash Abtin est décédé en prison après y avoir contracté le Covid-19, d’après les révélations de plusieurs organisations de défense des droits humains. Celles-ci accusent Téhéran d’être responsable de ce décès.