Italie : Silvio Berlusconi de retour à l'hôpital pour des examens

MOMIE L’homme politique et homme d'affaire italien de 85 ans enchaîne les visites à l’hôpital

20 Minutes avec AFP
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L'ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi.
L'ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi. — TIZIANA FABI / AFP

L’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi était de retour à l’hôpital ce dimanche pour des examens de « routine », a déclaré un porte-parole, au lendemain du retrait du milliardaire de la course à la présidence de l’Italie. Son médecin Alberto Zangrillo, de l’hôpital San Raffaele de  Milan (nord), a confirmé que le politicien de 85 ans avait été admis pour « des examens cliniques périodiques » prévus depuis un moment. Un des alliés politiques de  Silvio Berlusconi, Matteo Salvini, de la Ligue (extrême droite), a dit avoir eu un long entretien téléphonique avec l’ancien Premier ministre, qui était « calme et bien portant ».

Silvio Berlusconi a mené une campagne vigoureuse en coulisses pour l’élection présidentielle, qui commence lundi au parlement, mais s’est retiré samedi soir. Sa candidature a toujours eu peu de chance d’aboutir, notamment à cause des ennuis judiciaires découlant de ses soirées « bunga bunga », des orgies qu’il organisait dans une villa avec des prostituées. Il a dit se retirer dans un esprit de « responsabilité nationale », estimant que l’Italie avait « besoin d’unité » alors qu’elle combat une flambée de Covid-19. Mais les médias italiens affirment que sa famille s’inquiète pour sa santé.

Déjà hospitalisé onze jours en 2020

Silvio Berlusconi, qui fut Premier ministre (avec le parti de centre-droit Forza Italia) trois fois entre 1994 et 2011, a subi une opération à cœur ouvert en 2016 et séjourné plusieurs fois à l’hôpital ces derniers mois. En septembre 2020, après avoir été hospitalisé onze jours pour une pneumonie due au Covid-19, il avait raconté avoir échappé de peu à la mort. Les observateurs doutaient qu’il dispose d’assez de voix pour devenir président parmi le millier de députés, sénateurs et élus régionaux devant désigner le nouveau chef de l’Etat qui succédera à Sergio Mattarella.

Le favori est l’ancien chef de la Banque centrale européenne et actuel Premier ministre Mario Draghi, à la tête d’un gouvernement d’union nationale. Mais l’issue du scrutin, qui se tient à bulletins secrets, est réputée difficile à prédire.