Mali : Un militaire français tué lors d'une attaque au mortier du camp militaire de Barkhane

BARKHANE Il s’agit du brigadier Alexandre Martin, appartenant au 54e régiment d’artillerie de Hyères

J.-L.D. avec AFP
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Opération Barkhane: Un soldat français tué au Mali lors d’une attaque — 20 Minutes

Un militaire français est mort au  Mali samedi, tué à Gao lors d’une attaque au mortier du camp militaire de Barkhane, dans l’après-midi du samedi 22 janvier. Il s’agissait du brigadier Alexandre Martin, appartenant au 54e régiment d’artillerie de Hyères, informe  l’Elysée dans un communiqué.

Dans ce texte, le président de la République « salue avec respect la mémoire de ce soldat, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission », tout en rappelant « la détermination de la France » à poursuivre la lutte contre le terrorisme dans la région.

53e militaire français mort au Sahel

Le soldat décédé samedi après-midi est le 53e militaire français tué au combat au Sahel depuis 2013. Neuf autres soldats français ont été « légèrement blessés » dans l’attaque mais « leur état n’inspire aucune inquiétude », a précisé l’état-major des Armées dans un communiqué.

Le camp a été la cible peu avant 17 heures, de « plusieurs tirs indirects » d’obus de mortiers, partis d’une position située à une distance de « cinq à six kilomètres au nord-est », a indiqué le porte-parole de l’état-major, le colonel Pascal Ianni. Le brigadier Martin, grièvement blessé, a « été pris en charge immédiatement par l’antenne chirurgicale sur place mais a succombé à ses blessures », a-t-il ajouté.

Attaque encore non-attribuée

L’armée française a « engagé immédiatement des hélicoptères de recherche et d’attaque pour intercepter et neutraliser les assaillants », a poursuivi le colonel Ianni. Ils ont été neutralisés, a-t-il dit, sans plus de détails. Dans l’immédiat, l’attaque n’a pas pu être attribuée. Elle est survenue dans une zone fréquentée par les djihadistes du GSIM (ou JNIM, nébuleuse jihadiste affiliée à Al-Qaïda).

Le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, a salué la mémoire du brigadier. « Ses pensées accompagnent sa famille et ses frères d’armes, en particulier ceux blessés au cours de cette opération, et tous leurs proches », a-t-il dit.

Barkhane présente depuis 2014

Sa mort survient alors que mardi, quatre soldats français avaient été blessés au Burkina Faso lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule. Il y avait eu en 2021 trois morts au combat et un mort par accident parmi les militaires français déployés au Mali.

La force antidjihadiste Barkhane, présente depuis 2014 au Mali et dont la mission est étendue au Sahel, est au coeur d’enjeux politiques bilatéraux majeurs, avec en toile de fond les accusations de recours par le Mali aux services du groupe de mercenaires russe Wagner, ainsi que la réorganisation de la présence militaire française dans le pays.