Le Canada accorde un prêt à l'Ukraine menacée par la Russie

FINANCEMENT Justin Trudeau veut ainsi montrer son soutien à l'économie ukrainienne

D.Bd avec AFP
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Le Premier ministre Justin Trudeau mercredi 8 décembre 2021.
Le Premier ministre Justin Trudeau mercredi 8 décembre 2021. — Adrian Wyld/AP/SIPA

Les pays de l’Otan ne cessent de montrer à Moscou leur soutien à l’Ukraine ces dernières semaines. Le Canada a ainsi accordé un prêt de 120 millions de dollars canadiens (84,3 millions d’euros) à Kiev pour soutenir l’économie du pays sur fond de craintes internationales d’une invasion russe.

« La Russie cherche à déstabiliser l’Ukraine notamment sur le plan économique », a déclaré vendredi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, précisant que « ce prêt permettra de soutenir la résilience économique de l’  Ukraine ». Il a expliqué lors d’une conférence de presse que ce prêt financier avait été demandé par l’Ukraine.

Trudeau réclame à Poutine un « dialogue significatif »

Les deux pays discutent actuellement « des conditions possibles du prêt et du calendrier », d’après un communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères. Le chef du gouvernement canadien a par ailleurs exhorté une fois de plus la Russie à « désamorcer la situation » et à « s’engager dans un dialogue significatif ».

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est félicité sur Twitter de cette aide canadienne et a rappelé qu'« une Ukraine forte [était] la clé de la sécurité européenne ». « Le Canada démontre encore une fois le véritable engagement du partenariat privilégié entre nos deux pays », a-t-il ajouté.

Des tensions accrues avec Moscou

Après des pourparlers vendredi sur la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine, qui menace toujours de dégénérer, les Russes et les Américains ont rendez-vous la semaine prochaine. Les tensions se sont accrues ces derniers mois autour de l’Ukraine.

Kiev et Moscou sont à couteaux tirés depuis l’annexion par la Russie en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée, suivie d’une guerre dans l’Est de l’Ukraine avec des séparatistes prorusses (plus de 13.000 morts) dont le Kremlin est considéré, malgré ses dénégations, comme le parrain militaire.