Maroc : Ce que l’on sait sur l’agression d’une ressortissante belge et l'« assassinat » d’une touriste française à Agadir

TERRORISME Un même suspect a été arrêté pour les deux affaires à Agadir

S.A. avec AFP
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(Illustration) Des véhicules militaires et de police au Maroc.
(Illustration) Des véhicules militaires et de police au Maroc. — Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

La France et la Belgique, unies face au  terrorisme. Une ressortissante belge a été agressée à l’arme blanche et  une touriste française a été assassinée, samedi à Agadir, au  Maroc.

Le parquet fédéral de Belgique a annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête pour « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste ». La veille au soir, la justice antiterroriste française avait ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » après le meurtre d’une touriste, non loin de là dans le sud du Maroc.

Un même suspect

Les deux affaires ont été imputées par la police marocaine au même suspect, un homme de 31 ans arrêté le jour même à Agadir. « Face à ces deux faits, les autorités judiciaires marocaines ont décidé d’ouvrir un dossier pour terrorisme », affirme jeudi le parquet fédéral belge, qui dit travailler en étroite collaboration avec les justices française et marocaine.

Les enquêteurs marocains avaient déjà dit soupçonner « un mobile terroriste du crime » concernant le meurtre de la touriste française, une femme de 79 ans tuée sur un marché de Tiznit par arme blanche.

Vigilance accrue

Concernant l’agression de la ressortissante belge, également à l’arme blanche, le parquet fédéral précise qu’elle a eu lieu « samedi en fin de journée à Agadir ». Cette femme de 65 ans, qui réside au Maroc, « est sévèrement blessée » mais « ses jours ne sont pas en danger », indique le parquet, dans un communiqué, citant « les médecins locaux ». Cette femme est originaire de la région de Mons, en Belgique francophone (sud), et les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la police judiciaire fédérale de Charleroi.

A la suite du meurtre de la touriste française, le gouvernement français, via son ambassade au Maroc, a « recommandé de faire preuve de vigilance dans l’ensemble des lieux publics et lors des déplacements au Maroc ».

Une nouvelle expertise psychiatrique

Le royaume a été épargné ces dernières années par les violences liées aux groupes djihadistes. Cependant, le Maroc a été le théâtre fin 2018 d’une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l’organisation Etat islamique (EI) dans les montagnes du Haut-Atlas (sud).

Le suspect des deux attaques perpétrées samedi à quelques dizaines de kilomètres de distance avait séjourné pendant un mois cet automne dans un hôpital psychiatrique, d’après la police marocaine. Il va faire l’objet d’une nouvelle expertise psychiatrique.