Attaque du Capitole : La commission parlementaire demande à Ivanka Trump de témoigner

ENQUETE C'est la première fois qu'un membre de la famille Trump est invité directement à coopérer à l'enquête sur les événements du 6 janvier 2021

B.D. avec AFP
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Donald Trump le 6 janvier 2021, quelques heures avant l'attaque du Capitole,  à Washington.
Donald Trump le 6 janvier 2021, quelques heures avant l'attaque du Capitole, à Washington. — MANDEL NGAN / AFP

Ivanka Trump, la fille de l’ancien président américain, a été invitée ce jeudi à témoigner devant la commission parlementaire qui cherche à faire la lumière sur le rôle de Donald Trump dans  l’attaque sur le Capitole. C’est la première fois qu’un membre de la famille Trump est invité directement à coopérer à l’enquête sur les  événements du 6 janvier 2021.

Dans une lettre adressée à celle qui fut une proche conseillère du milliardaire républicain lorsqu’il était à la Maison-Blanche, l’élu Bennie Thompson, à la tête de la commission, lui propose « un rendez-vous le 3 ou 4 février ». « La commission souhaite discuter de toute conversation dont vous auriez été témoin ou à laquelle vous auriez participé concernant le projet du président d’entraver ou d’empêcher le décompte des votes des grands électeurs », détaille Bennie Thompson dans la lettre.

D’autres proches de Donald Trump ont refusé de coopérer

Ce groupe composé principalement d’élus démocrates cherche à établir la responsabilité de Donald Trump et de son entourage dans l’assaut du siège du Congrès par plusieurs centaines de ses partisans, au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival Joe Biden à la présidentielle. D’autres proches de Donald Trump, comme son ancien chef de cabinet Mark Meadows, ont déjà été visés par des assignations à comparaître. Mais fidèles aux injonctions de l’ancien président, qui qualifie la commission de « partisane », ils ont refusé de coopérer.

La commission avance malgré tout à marche forcée. Elle a dit avoir déjà entendu près de 400 témoins. Il y a de fait urgence : elle souhaite à tout prix publier ses conclusions avant les élections de mi-mandat, en novembre 2022. Si les démocrates perdent le contrôle de la Chambre lors du scrutin, elle risque en effet d’être dissoute par les républicains.