Al-Qaida décrite comme un gouvernement de la terreur

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L’organigramme d’Al-Qaida reconstitué par la commission d’enquête rappelle celui d’un gouvernement ou d’une multinationale avec son comité des achats (pour les armes, les explosifs), celui des finances, nerf de la guerre sainte (30 millions de dollars de budget annuel), sa commission politique qui édicte les fatwas et toute une logistique utilisée pour l’entraînement ou la propagande. Il y avait même une sorte de « think tank » interne, basé en Afghanistan, où les recrues étaient encouragées à développer leur créativité pour imaginer toutes sortes d’actes terroristes : depuis l’acquisition d’armes nucléaires jusqu’aux attaques chimiques ou biologiques contre Israël qui, selon le rapport de la commission d’enquête, restent le « rêve » ultime de l’organisation. Telle était, en tout cas, la structure de l’organisation avant le 11 septembre et la guerre d’Afghanistan qui s’ensuivit. Aujourd’hui, nul ne sait exactement ce qu’il reste de ce réseau présent dans douze pays, si ce n’est une structure beaucoup plus décentralisée, bien financée et tout aussi dangereuse.