Burkina Faso : Quatre soldats français blessés par un engin explosif

BARKHANE Le véhicule des militaires a explosé en passant sur un engin explosif improvisé. Ils ont été évacués vers le Mali. Un soldat est grièvement blessé

20 Minutes avec AFP
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La force antidjihadiste Barkhane est présente au Sahel depuis 2014.
La force antidjihadiste Barkhane est présente au Sahel depuis 2014. — Jerome Delay/AP

Ils ont échappé au pire. Quatre soldats français ont été blessés au  Burkina Faso, dont un grièvement, lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule, dans le nord du pays, a annoncé mardi soir l’état-major français.

« Le véhicule tout-terrain a explosé sur un IED à la sortie de l’aéroport de Ouahigouya », a indiqué une source à l’état-major, précisant qu’il s’agissait d’une « unité de Barkhane en mission de reconnaissance ». « Ils ont été immédiatement évacués vers Gao », au Mali. « Ceux qui le mériteront seront évacués vers la France ».

Tensions avec la junte au pouvoir à Bamako

La zone est plutôt fréquentée par les djihadistes du GSIM (ou JNIM, nébuleuse djihadiste affiliée à Al-Qaida). Mais « c’est une zone de transit, nous n’avons pas de certitudes » sur l’origine de l’engin, a précisé la même source. Le Sahel est aussi la proie des djihadistes de l’EIGS, liés au groupe Etat islamique.

La force antidjihadiste Barkhane, présente depuis 2014 au Mali et dont la mission est étendue au Sahel​, est au cœur d’enjeux politiques bilatéraux majeurs, avec en toile de fond les accusations de recours par le Mali aux services du groupe de mercenaires russe Wagner, ainsi que la réorganisation de la présence militaire française dans le pays. La semaine dernière, la junte au pouvoir à Bamako depuis le putsch d’août 2020 a fermé ses frontières aux Etats de l’organisation des Etats ouest-africains (Cédéao), après que cette dernière eut fait de même pour sanctionner le projet des militaires de se maintenir au pouvoir pendant plusieurs années sans élections.

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est lui aussi pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées aux groupes armés djihadistes. L’armée a du mal à contenir les violences qui ont fait plus de 2.000 morts en six ans, et contraint plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers. Au moins une dizaine de civils ont ainsi été tués samedi lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué dimanche des sources sécuritaire et locale.