Denis Mukwege, gynécologue et prix Nobel de la paix 2018, dénonce le viol comme méthode de guerre

CRIMES DE GUERRE Aujourd’hui, Brut, partenaire de « 20 Minutes », relaie le cri d’alarme du prix Nobel de la paix 2018

20 Minutes avec Brut
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Denis Mukwege tient un discours après avoir reçu le prix Sakharov 2014
Denis Mukwege tient un discours après avoir reçu le prix Sakharov 2014 — Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons CC BY-SA 3.0

Lors d’une audition à l'Assemblée nationale, le 12 janvier 2022, Denis Mukwege, gynécologue et prix Nobel de la paix 2018, a évoqué les nombreuses victimes de viol qu’il a reçues dans son hôpital de République démocratique du Congo… et celles qui ont subi de bien pires exactions.

« Des femmes ont été traînées, nues, en pleine ville, avant d’être violées, empalées puis enterrées vivantes !, témoigne-t-il. C’est arrivé en RDC, c’est documenté, mais aussi plus près de chez vous, au Kosovo, et également au Myanmar, au Tigré, même en Colombie. »

Un « viol de guerre » toujours pas prohibé

Devant un parterre de députés saisis par l’émotion, Denis Mukwege s’est insurgé contre le fait qu’aucune convention internationale ne défende les droits de ces femmes « qui paient un prix bien trop élevé » lors de conflits armés par le monde. Revivez l’essentiel de son intervention dans cette vidéo de notre partenaire Brut.