Iran : La franco-iranienne Fariba Adelkhah de nouveau incarcérée à Téhéran

POLICE La France « exige la libération immédiate » de la chercheuse franco-iranienne, a annoncé le quai d’Orsay mercredi soir

20 Minutes avec AFP
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La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été incarcérée à Téhéran.
La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été incarcérée à Téhéran. — AFP

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui est retenue en Iran depuis 2019 et qui avait été placée en résidence surveillée en 2020, a été de nouveau incarcérée à  Téhéran, a annoncé mercredi son comité de soutien à Paris. La France « exige la libération immédiate » de la chercheuse, a annoncé le quai d’Orsay mercredi soir.

La décision de Téhéran de réincarcérer la chercheuse va « réduire la confiance » entre l’Iran et la France, a mis en garde mercredi le gouvernement français, en pleine négociation sur le nucléaire iranien.

Elle était aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020

« Nous apprenons avec stupeur et indignation la réincarcération dans la prison d’Evin de Fariba Adelkhah », a annoncé ce comité dans un communiqué, dénonçant des agissements « cyniques » du pouvoir iranien qui utiliserait le cas de la chercheuse « selon des fins extérieures ou intérieures qui demeurent opaques ».

« Alors que la pandémie de Covid continue de battre son plein le gouvernement iranien met délibérément en danger la santé et même la vie de Fariba Adelkhah – la mort en détention du poète et réalisateur Baktash Abtin, samedi dernier, ayant démontré son incapacité ou son mauvais vouloir à garantir la sécurité de ses détenus », juge le comité.

Arrêtée en juin 2019 et condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale, elle était aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020.

L’Iran détient plusieurs ressortissants binationaux et un autre citoyen français, Benjamin Brière. Ils sont parfois accusés d’espionnage. Au cours des dernières années, la République islamique a procédé à plusieurs échanges de détenus avec des pays étrangers.

Des pourparlers relancés

L’Iran et plusieurs pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine, plus Washington de manière indirecte) ont relancé en novembre les pourparlers pour sauver l’accord de 2015 («JCPOA »), censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique.

Ils visent à faire revenir dans le pacte Washington, qui l’a quitté en 2018, et de ramener Téhéran au respect de ses engagements, rompus en réaction au rétablissement des sanctions américaines.

Cette annonce concernant Fariba Adelkhah survient le même jour que celle du British Council, organisme de promotion de la culture britannique à l’étranger, sur le retour au Royaume-Uni de l’une de ses employées, Aras Amiri, après son acquittement en Iran où elle avait été condamnée en 2019 pour espionnage.