Covid-19 : Au rythme actuel, plus de 50 % des Européens touchés par Omicron d’ici deux mois, selon l’OMS

CORONAVIRUS « Il y a une fraction plus élevée de cas asymptomatiques, il y a une fraction plus faible de personnes ayant besoin d’être hospitalisées et les taux de mortalité dans les hôpitaux sont plus faibles », indique Hans Kluge, directeur de l’OMS Europe

20 Minutes avec AFP
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Le variant Omicron, détecté dans de nombreux pays, ne serait sans doute pas plus grave que Delta
Le variant Omicron, détecté dans de nombreux pays, ne serait sans doute pas plus grave que Delta — SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Inquiète du «raz de marée» d'Omicron, la branche européenne de l'  Organisation mondiale de la santé a estimé ce mardi que plus de 50 % des Européens pourraient être touchés par le nouveau variant du coronavirus d’ici deux mois, au regard du rythme actuel des contaminations.

Les mutations présentées par ce variant « lui permettant d’adhérer plus facilement aux cellules humaines, pouvant infecter même les personnes qui ont été préalablement infectées ou vaccinées », indique Hans Kluge, directeur de l’OMS Europe, lors d’une conférence de presse en ligne.

7 millions de nouveaux cas rien que pour la première semaine de 2022

La région, qui compte 53 pays et s’étend jusqu’en Asie centrale, a enregistré plus de 7 millions de nouveaux cas de Covid-19 au cours de la première semaine de 2022. En outre, selon les données de l’OMS, depuis le 10 janvier, 26 pays ont signalé que plus de 1 % de leur population était positive au Covid-19 chaque semaine.

Pour Hans Kluge, l’ampleur « sans précédent » de la transmission a débouché sur une augmentation des hospitalisations, le taux de mortalité restant stable. La vague actuelle « met au défi les systèmes de santé et la prestation de services dans de nombreux pays où Omicron s’est propagé à grande vitesse, et menace de déborder dans de nombreux autres », a-t-il déploré.

« Il y a une fraction plus élevée de cas asymptomatiques, il y a une fraction plus faible de personnes ayant besoin d’être hospitalisées et les taux de mortalité dans les hôpitaux sont plus faibles », a souligné Hans Kluge, qui a noté l’efficacité des vaccins déjà approuvés.

Un virus qu’on ne peut pas encore qualifier d’endémique

Cependant l’OMS a aussi relevé qu’il est impossible actuellement de qualifier le virus d’endémique comme l’est la grippe. « Nous avons toujours un virus qui évolue assez rapidement et qui pose de nouveaux défis. Nous n’en sommes donc certainement pas au point de pouvoir le qualifier d’endémique », affirme la responsable des situations d’urgence à l’OMS Europe, Catherine Smallwood.

« Ce virus nous a surpris plus d’une fois », a conclu le directeur régional. « Le principal objectif à atteindre pour 2022 est de stabiliser la pandémie ». Dans le monde, la pandémie a fait près de 5,5 millions de morts, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles, qui pourrait en réalité être deux à trois fois plus élevé, selon l’OMS.