Covid-19 : Plusieurs milliers de manifestants à Bruxelles contre les restrictions sanitaires

CORONAVIRUS Des manifestations contre le certificat sanitaire ont lieu régulièrement depuis plusieurs semaines dans la capitale belge alors que les autorités songent, comme en France, à une généralisation de la vaccination

20 Minutes avec AFP
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Quelque 5.000 personnes participent à une manifestation pour protester contre le pass sanitaire et les mesures visant à freiner la propagation du Covid-19 le 9 janvier 2022 à Bruxelles.
Quelque 5.000 personnes participent à une manifestation pour protester contre le pass sanitaire et les mesures visant à freiner la propagation du Covid-19 le 9 janvier 2022 à Bruxelles. — NICOLAS MAETERLINCK / Belga / AFP

« Non à la dictature vaccinale », « Touche pas à nos enfants »… Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Bruxelles contre le pass sanitaire et les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, aux cris de « liberté », a constaté un journaliste de l’AFP.

Les contestataires — 5.000 selon la police — ont défilé entre la gare de Bruxelles Nord jusqu’au quartier européen, à l’appel du mouvement « Ensemble pour la liberté », rassemblant plusieurs associations.

Vers l’instauration d’un pass vaccinal comme en France

Des manifestations contre le certificat sanitaire – exigé pour accéder aux restaurants et aux événements culturels notamment – ont lieu régulièrement depuis plusieurs semaines dans la capitale belge, occasionnant des heurts avec la police. Dans le collimateur également, la décision des autorités belges d’autoriser la vaccination des 5-11 ans.

Le ministre belge de la Santé Frank Vandenbroucke s’est prononcé dimanche sur la chaîne de télévision RTL pour l’organisation d’un débat au Parlement fédéral « aussi vite que possible » sur l’obligation vaccinale ou l’instauration d’un pass vaccinal,  comme en France.

« Il faut quand même une sorte de généralisation »

« Les esprits évoluent. Il y a un an, je disais : l’obligation n’est pas une bonne idée, il faut convaincre les gens. Maintenant, en sachant qu’il faut vraiment vacciner 100 % de la population, ce qui n’était pas notre idée il y a un an, on croyait que 70 % était suffisant, il faut quand même une sorte de généralisation », a-t-il dit.

Il a toutefois indiqué n’avoir « pas du tout aimé les propos » du président français Emmanuel Macron qui a dit vouloir «emmerder» les non-vaccinés, estimant qu’il fallait « éviter ce type de polarisation ».

Le Premier ministre Alexander De Croo, qui a également pris ses distances avec les déclarations controversées du chef de l’Etat français, avait indiqué samedi dans une interview au Soir qu’il pouvait « se laisser convaincre » du bien-fondé de l’obligation vaccinale.