Ultimatum aux Tigres Tamouls acculés

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Le Sri Lanka a donné aux rebelles tamouls jusqu'à la mi-journée pour se rendre, après que 35 000 civils ont fui la dernière zone encore aux mains de la guérilla séparatiste, dans le nord-est de l'île. La fin de la guerre au Sri Lanka - l'une des plus longues en Asie - ne dépend plus que du sort du n° 1 des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), Velupillai Prabhakaran, invisible depuis dix-huit mois.

Le LTTE, acculé dans une poche de 15 km2, est soupçonné de retenir « comme boucliers humains » entre 70 000 et 100 000 habitants. Alors que ses troupes sont accusées d'avoir bombardé des civils, le président sri-lankais, Mahinda Rajapakse, s'est targué de « mener, non pas une opération militaire, mais la plus grande opération mondiale de sauvetage d'otages ».

« C'est maintenant totalement fini pour les Tigres », a-t-il martelé, comme il le fait depuis des mois. Expulsé de ses fiefs, le LTTE a perdu 18 000 hommes en trois ans, selon l'armée. W