Un succès en demi-teinte

Clémence Leveau (avec AFP)

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Cette rencontre aurait pu être un succès total. Le Sommet des Amériques s'est achevé hier à Trinité-et-Tobago sans qu'une déclaration finale n'ait pu être adoptée par les 34 chefs d'Etat et de gouvernement des Amériques présents. Pourtant, le président Barack Obama a beaucoup séduit ses homologues. « C'est le début d'une nouvelle ère », a ainsi indiqué le dirigeant équatorien Rafael Correa, en général très critique envers les Etats-Unis. De même, le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé qu'il venait de désigner un ambassadeur à Washington où il n'avait plus de représentant depuis septembre. Souhaitant instaurer une relation d'égal à égal avec ses homologues d'Amérique du Sud, Barack Obama a mis en oeuvre une rupture avec les années Bush.

Mais l'échec des négociations sur la levée de l'embargo sur Cuba - mis en place en 1962 - a empêché un accord sur une déclaration finale. Lundi dernier, Obama avait donné un premier signe d'ouverture en levant toutes les restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Cubains des Etats-Unis vers leur île d'origine. Lors du Sommet, le président brésilien Lula l'a invité à « ne pas attendre des gestes de Cuba » pour poursuivre le processus engagé. Les membres de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba, coalition gauche radicale), menée par Hugo Chavez, sont allés plus loin en refusant de signer la déclaration finale du Sommet parce qu'elle ne comportait rien sur la levée de l'embargo.

Hier, le plus proche conseiller économique de Barack Obama a averti que la levée de l'embargo sur l'île n'était « pas pour demain ». W