L'AIEA appelle à une reprise rapide des discussions sur le nucléaires nord-coréen

MONDE Le chef de l'Agence internationale pour l'énergie atomique prône un dialogue apaisé...

J.M. avec agence

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Mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement ne masque un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper un territoire américain comme l'Alaska.
Mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement ne masque un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper un territoire américain comme l'Alaska. — Afp Infographie AFP/Infographie

L'AIEA veut reprendre les discussions avec la Corée du Nord. Le chef de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei, a appelé ce lundi à une reprise rapide des pourparlers à Six pour la dénucléarisation du pays, afin de permettre un retour de ses inspecteurs sur place.

«Nous allons peut-être traverser une période de confrontation (...), mais j'espère qu'elle sera courte», a-t-il déclaré devant la presse à Pékin. «Mon point de vue personnel est qu'il n'y a pas d'autre solution que le dialogue», a-t-il conclu en marge d'une conférence internationale sur l'énergie nucléaire.

Les inspecteurs boutés hors du pays

Pékin est l'hôte depuis 2003 des discussions à Six, qui réunissent également la Corée du Nord, la Corée du Sud, les Etats-Unis, le Japon et la Russie et tentent d'obtenir de Pyongyang qu'il abandonne ses ambitions nucléaires.

Les inspecteurs de l'agence atomique de l'ONU, déployés en Corée du Nord pour vérifier le processus de dénucléarisation, ont quitté le pays jeudi dernier à la demande des autorités nord-coréennes. Pyongyang a décidé de son retrait des négociations et de la reprise de son programme d'armement atomique après la condamnation par l'ONU de son tir de fusée du 5 avril.

Ne pas montrer ses muscles

Le Conseil de sécurité avait par la suite condamné, dans une déclaration non contraignante, le tir de fusée balistique effectué par Pyongyang et renforcé le régime de sanctions mis en place à son encontre en 2006, en décidant de désigner avant fin avril des entreprises nord-coréennes qui seront sanctionnées.

«Ce n'est pas en montrant ses muscles et en allant forcément au Conseil de sécurité qu'on résoudra ces questions, mais seulement en essayant de s'attaquer à la racine des problèmes et en s'engageant dans un dialogue direct», a jugé ce lundi le directeur général de l'AIEA, évoquant beaucoup de «mauvaise gestion» dans le processus international pour convaincre Pyongyang.